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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 22:37

 

 

 

Aujourd'hui, lisons Olivier Thirion, le créateur de la revue nancéenne Les Refusésqui a bien voulu nous faire parvenir un de ses poèmes. Nous l'en remercions vivement.

 

 

La conscience se déploie comme une vague qui monte du large pour se replier sur la forme première reste le regard qui a capté le moment laissant en arrière un peu de cette matière sèche blanche craie du souvenir pli d’un secret assouvissement que l’on nomme mot strate absence et relique de lettres comme la sève bouillante de l’arbre en feu rumeur buée se déposant sur la vitre froide du regret tas de poussière noire au fond de deux yeux bleus jetant à la racine du verbe l’expression acide d’une source meurtrie tu tentes d’en tirer un sens universel pour t’excuser de tant de mort au fond de ce puis rouge ta salive écume entre tes doigts noués tu es l’aveugle qui penche vers la mer et tu avales la suie du rythme des mots qui rebondissent entre les falaises d’un improbable couchant tu t’entailles contre un mur qui suinte de silence et tes os sont en feu

Et la pointe de la lance qui s’épanouit à l’aplomb de ton plexus est un réconfort

 

 

 

 

Olivier Thirion

 

 


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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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