Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
Une contribution amicale de Yannick Glaas à retrouver ici
Septembre de mai
On ne fait un bon-vivant que chenille, lochée à une feuille de muguet
peu avant : on décime, les autres fleurs, aux vents, tristes
sans attaches
tant qu'à faire qui ne vaille
la peine, à temps :
marrons-nous, jaunissons-nous, pourprons-nous quand je mange :
les dernières paupières d'un bien trop joli automne.
On, a des tremblements, retenus par des fils ténus
auparavant ! le vent a, accompagné de sa décimale recuite
qu'on partage, dit :
rien ne s'aime autant qu'on !
vive ! en faire calme ripaille !
Mais enfin de septembre.
on aura cloué les bons crocs sur la surface cuivrée d'un jonc
un paravent pour brise qui feule, un minimal
celui qui nous départage, un cocon
bistres pitres pour
ce temps-canaille, affreux et joyeux.
naitre à l'automne
Un buffle s'étame avec;
nous toise !
sa boue et
de grands yeux mous mais cornes à ravages
relève chaque épi que le vent couche
à la rizière.
naitre à l'automne sans muguet
crever chrysalides, amusées