Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
ne m’en veux de ces chutes bouts déchets restes d’une nuit lumières scotchés couturés remembrés en arrangements improvisés ces étoiles toutes tiennes comme ribambelles accrochées aux mâts de cocagne bien savonnés pour y glisser de tout son long et si la langue fourche alors chacun fait luca et c’est bal musette accordéon petites formes pour arrière salle mais c’est plus mode les privat et verchuren du poème encore que galliano et sa french touch avec portal ça en bouche une clarinette au premier up-pouète venu d’un département d’up-poetry
je n’écris plus où tu m’écris
mes arrêts relancent ta voix sans
cesse
c’est ta voix ma porte
je frappe mais
silence
je n’écris plus où je répète
à moins que dans ta voix
j’ouvre mes silences
tu finis en écho rêvée
commence notre
écoute
ton rouge défi est-ce ta
robe
s’envole
en coquelicots levés
me claque me part
si mouillée alors je vais
viens
défaite je cours ton
rouge nous défait ou refait
ma gorge caquète un oiseau ou une feuille
trop vite l’envol au fond
d’un mot tu drapes
ta page m’éblouit
je ne verrai rien
d’autre ton rouge ma
gorge
sans chant reste sans
voix
mouillés sommes
nous
mais ta robe
et mon défi
au moins deux pour un
jour
oui je suis ton débutant
tu es ma naissance
oui dans ton oui ton nom dans
c’est bien
tôt dans nos matins
en robe
de coquelicot et nos
nuits en ramage d’oiseau
je te lèvre mon
secret
ne t’oublie dans tout le corps qui change par le poème tu vois ces rougeurs et les doigts qui montent et te parlent au long de l’aine les murmures de mots coulent dans ma bouche sans entendre tu vois
dire est plus que dire plus que du dit à moins que dédire délire rire pire
des lancées qui font des appels des consonnes qui font des voyelles et des phrases des phrasés des mots des gestes et presque rien un poème un bonjour tout l’amour ou alors patatras c’est tout foutu on recommence et jamais pareil le bonjour c’est bonsoir pas la nuit
le seau descend monte
la neige vole
le seuil et l’hôte
se renversent
le seau
vole
et
verse
monte
le seuil
sauf
comment ça va la
vie elle va il vit la
voit pas elle vit pas
là la voilà sans tralala
reprise
de poète
à vie
de vie
à poète
de l’une à l’un
de l’autre à
ta reprise
et ressouvenir
en avant
si se fait jour
ce sera toi
toute nuit
relationnelle ellipse des déterminations à ce point dire
l’indifférence des passions
pour décocher irrésistibles nos amorces et préciser la différence en relation
de n’importe quel terme dès que rapport de rapport ou relation
de relation narration emportée dans sa voix et voix emportée
son parcours
le seuil le deuil
une lettre et tout
la voix a un grain
de beauté un autre
l’orée la pluie d’or danaé le jour c’est claire la nuit
s’envole tout matin en buée
bué de buée parole du sage la mort en vie
les contes les bibles les phèdres les emmas
c’est moi litanie de mes morts véritables on joue pas aux citations tu comparais
reprise sur blanc naissance féconde à neuf des paroles
essais d’être envolées migrations de cigogne traversent
nos peintures lavis et histoires écrire-peindre d’un souffle
la renaissance la relation reliés et relatés l’enfant le père
la neige la mer fra angelico c’est nos fresques pas frasques
de poète à poète
ensilencements imbriqués
je-tu – synecdoque
te trouver me perd ici du fort s’entend une sirène les signes de
ton ciel
la fleur c’est toi bouton d’or le drap qui campe mon coquelicot au milieu enchantement en boucle de sein tu sèmes aux vents et monte le corps scintillant
de tes vers
tête à rien tu as
rouge
ta gorge sur mes lèvres le tour
rouge
écrire l’encre glisse la feuille froissée de pétale
rouge
vers se lève regarde je suis
rouge