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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 16:12

 

 

 

 

ne m’en veux de ces chutes bouts déchets restes d’une nuit lumières scotchés couturés remembrés en arrangements improvisés ces étoiles toutes tiennes comme ribambelles accrochées aux mâts de cocagne bien savonnés pour y glisser de tout son long et si la langue fourche alors chacun fait luca et c’est bal musette accordéon petites formes pour arrière salle mais c’est plus mode les privat et verchuren du poème encore que galliano et sa french touch avec portal ça en bouche une clarinette au premier up-pouète venu d’un département d’up-poetry

 

je n’écris plus où tu m’écris

mes arrêts relancent ta voix sans

cesse

c’est ta voix ma porte

je frappe mais

silence

je n’écris plus où je répète

à moins que dans ta voix

j’ouvre mes silences

tu finis en écho rêvée

commence notre 

écoute

 

ton rouge défi est-ce ta 

robe 

s’envole

en coquelicots levés

me claque me part

si mouillée alors je vais 

viens 

défaite je cours ton 

rouge nous défait ou refait

ma gorge caquète un oiseau ou une feuille

trop vite l’envol au fond

d’un mot tu drapes

ta page m’éblouit

je ne verrai rien

d’autre ton rouge ma 

gorge

sans chant reste sans 

voix

 

mouillés sommes 

nous

mais ta robe

et mon défi

au moins deux pour un 

jour

oui je suis ton débutant

tu es ma naissance

oui dans ton oui ton nom dans  

c’est bien 

tôt dans nos matins 

en robe 

de coquelicot et nos 

nuits en ramage d’oiseau

je te lèvre mon 

secret

 

ne t’oublie dans tout le corps qui change par le poème tu vois ces rougeurs et les doigts qui montent et te parlent au long de l’aine les murmures de mots coulent dans ma bouche sans entendre tu vois 

 

dire est plus que dire plus que du dit à moins que dédire délire rire pire

des lancées qui font des appels des consonnes qui font des voyelles et des phrases des phrasés des mots des gestes et presque rien un poème un bonjour tout l’amour ou alors patatras c’est tout foutu on recommence et jamais pareil le bonjour c’est bonsoir pas la nuit 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le seau descend monte

la neige vole

le seuil et l’hôte

se renversent

 

le seau

vole

et

verse

 

monte

le seuil

sauf

 

comment ça va la 

vie elle va il vit la 

voit pas elle vit pas 

là la voilà sans tralala

 

reprise

de poète

à vie

de vie

à poète

de l’une à l’un

de l’autre à 

ta reprise

et ressouvenir 

en avant

 

si se fait jour 

ce sera toi 

toute nuit 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

relationnelle ellipse des déterminations à ce point dire 

l’indifférence des passions 

pour décocher irrésistibles nos amorces et préciser la différence en relation 

de n’importe quel terme dès que rapport de rapport ou relation 

de relation narration emportée dans sa voix et voix emportée 

 

 

 

son parcours

 

 

 

 

 

 

le seuil le deuil

une lettre et tout

la voix a un grain 

de beauté un autre

 

l’orée la pluie d’or danaé le jour c’est claire la nuit

s’envole tout matin en buée

bué de buée parole du sage la mort en vie

 

les contes les bibles les phèdres les emmas

c’est moi litanie de mes morts véritables on joue pas aux citations tu comparais

 

reprise sur blanc naissance féconde à neuf des paroles 

essais d’être envolées migrations de cigogne traversent 

nos peintures lavis et histoires écrire-peindre d’un souffle 

la renaissance la relation reliés et relatés l’enfant le père 

la neige la mer fra angelico c’est nos fresques pas frasques

 

de poète à poète

ensilencements imbriqués

je-tu synecdoque

 

te trouver me perd ici du fort s’entend une sirène les signes de 

ton ciel

la fleur c’est toi bouton d’or le drap qui campe mon coquelicot au milieu enchantement en boucle de sein tu sèmes aux vents et monte le corps scintillant

de tes vers

 

tête à rien tu as

rouge

ta gorge sur mes lèvres le tour

rouge

écrire l’encre glisse la feuille froissée de pétale

rouge

vers se lève regarde je suis

rouge

 

 

 

 

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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