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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 21:56

 

 

 

 

    mort 

  merde 

 la mort 

ma mort 


/ / / / / / 


rien = rien = rien 


/ / / / / / 


        merde 

        corps 

        la mort 


la mort / de merde 

le corps / de merde 

   la mort 


     mort 


l’organe / à mort 

  organe / et mort 


la mort à merde 

et mort à mort 

la f ‘ êrtre, à faitre 

la mort 


//////////////////////// 


à philtre, à merde 

à mort 

le corps, à bouche 

la merde 


la fairtre / le corps 

 

        corps 

le sang le vers 

        à mort 

le mort 

       le merde 

       le fairtre 

       le merde 

       les morts 

       des dents 

       la mort 


des dents 

des morts 


les fairtres 


à merde 

la merde 

le corps 

le cro, le crops 

         le merde 


rien = rien = rien = 

 

 

 

 

nino hercules

 

 

 

 


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:24

 

 

 

 

Je vois dans ta voix les lignes de ta main.

 

Je vois un monde à travers les mailles d"un filet de pêcheur. Tu me parles avec un coquillage au bout d'une ficelle.Je brandis contre la nuit un lucide couteau.

Le ciel est clair mais vide vide vide.

 

Lumière Lumière tu as tué la lumière. L'encre des mots l'a retenue. Ta voix dit tout. 

Lumière tu m'as trompé. Le rouge était caché sous la grisaille. Toutes les couleurs m'ont abusé.

Je ne veux que ta voix de sable, mon chevet.

Lumière, Lumière, laisse la nuit épaisse à sa noirceur première. Ne fais pas honte à ma colère.Laisse ce feu léger à ces brindilles.

Lumière, Lumière, tu me suivais partout. De l'hiver à l'automne, tu inondais les chemins fourbes où l'amour aveugle criait son malheur.

Je marche les yeux clos sur une grève où vient mourir ma guerre. Sans toi, je ne suis jamais que moi-même.

 

Les anges ont fui la grande lumière. Ils préfèrent la rage dans mon regard. Las de voler dans l'éternelle nuit, ils viennent dormir sur mes genoux. Tout les effraie et les affame. Tant le froid céleste que le foyer des chaumières. Ce sont mes enfants et je leur fredonne une romance gitane.

 

Nous avons bu le thé noir à profusion. Le cuivre a sifflé son chant vert. Ta voix passée dans le tamis brûlant de l'hiver, je l'entends encore dans la rumeur d'une gare. Je ne sais plus si je pars ou si j'arrive.

Ta voix s'en est allée dans l'été. Ta voix dans le bleu implacable, ta voix…

Un arbre défeuillé sans bruit, un chemin mort d'ennui, un ravin desséché, un mât gémissant sur l'océan, tout se noue dans ta voix jamais découragée, tout devient bruit en moi. Je suis un puits.

Dit-elle oui à ce qui reste ? Dit-elle non à la peur ? En a-t-elle les ailes ? Parle-t-elle à jamais enrouée de m'avoir trop parlé ?

 

Il y avait des oies sauvages, des chants terriblement beaux.

Ta voix vibrait dans une toile de Van Gogh. Elle embrassait les champs de blé et criait avec les corbeaux.

Ta voix m'est une aube caresse ou morsure. Elle a fourré son sel noir dans mon pain blanc. Mais je ne veux pas croire qu'elle déchante. Je sais qu'elle s'accroche aux mousses, aux lichens, à la garrigue où les ronces sont reines, à un arbre jaune en hiver.

 

Ta voix jamais ne sonne l'hallali. Elle bénit le travail du temps cafard qui traine sa poutre. Quelquefois elle se brise en éclats, grésil puis neige elle fond, si humble s'en va en terre et le ver et l'herbe l'ont bu.

Le vent se lève-t-il, c'est ta voix que je devine.Des grillons gris crient dans la nuit. Jaillit un jour haï où l'on marchande la vie.

 

Je reste sur la dune immobile, protégé par des chardons. Je peux tout avoir sauf le bonheur. La terre n'est donc plus du voyage avec nous. Je rêvais d'un peuple immense comme une mer. J'ai trouvé un désert avec des murs.

 

Quelle est cette clameur ? Sont-ce des souffles d'ange ? Quelle est cette euphorie ? C'est notre amour qui vole. C'est ta voix, c'est ma vie… 

 

Quand tu prononces le nom de l'été, chaque fois c'est pareil, je voudrais qu'il dure, je voudrais avoir la ferveur du guerrier, retenir le murmure de la pierre et le cri du ruisseau. 

L'été me fait pleurer lorsque je pense à lui. Comme si c'était à moi de le porter ! Je l'ai tant attendu comme un dû. Ici j'étais triste jadis. Je lisais des poètes et cachais un bateau de papier replié dans ma main.

 

Me voilà maintenant sur la crête de l'oubli. L'ombre envahit les flancs de la montagne. Elle s'allonge sous mon pas et me dédouble. Je finis par la rattraper. je ne fais plus qu'un avec moi-même… Il y a des bêtes dessinées sur les parois de mon crâne. J'ai tant marché que je suis épuisé.

 

Je m'assois sur les escalier d'une maison en ruine où je t'attends. J'attends que tu multiplies mes souvenirs par cents et moi par mille pour faire un peuple puis un temple pour ce peuple puis un temple pour les bêtes. Tu n'as jamais vécu que dans des ruines. Je n'ai jamais eu d'autres temples que ton corps. Depuis longtemps sous un ciel atomique je n'ai croisé que des aèdes sans voix, des prophètes tardifs vautrés au bord de l'effroyable chemin qui ne mène nulle part.

 

C'est l'été. Il faut brûler les vieilles idoles qui hantent les faux poètes. Non, on ne voit plus que de loin ce qu'on voit. L'ancien monde avait sa beauté cachée. Aujourd'hui, tout se montre et tout revient au même. Tout nous glisse dessus comme le crachat de Dieu. A la fin je suis las de l'électricité. Quelqu'un peut-il éteindre la lumière un instant, allumer une bougie à ton chevet  afin que je puisse te contempler nue dans la nuit, que je touche terre, que je sente l'odeur de ta peau et que je m'enfouisse dans ton antre de chair ?

Ulysse revenu de tout à l'heure, je ne pars jamais. En pensée je creuse encore autour de toi, je creuse et je trouve la mer. Je n'ai pu porter la guerre autrement qu'en songe. J'étais mon premier ennemi. Je me suis accusé d'être un homme. Je me suis accusé d'être seul.

 

A sa façon, l'ombre est déjà de l'eau. L'eau est déjà la fleur, la fleur déjà le fruit. Il y déjà plus profond qu'hier, sous la terre une idée de la volupté.

Les fleurs d'ici ont la couleur de l'air. Je t'imagine absolument fleur. A peine me suis-je fait de toi une idée que tu te dérobes au jour. Je me couche sur la terre crevassée. Je meurs de soif et pense à la mort. Je boirais les ruisseaux, les rivières, la mer même si elle venait jusqu'à toi. 

Tu viendrais ici où personne n'est jamais venu.Tu viendrais comme si tu n'étais jamais partie, comme si cette ruine était notre château. Tu m'appellerais Milan et je dirais avec toi je veux voir ici le cycle complet des saisons.

 

L'été fut, l'été fuit… Le soleil mord la terre. Quelqu'un crie et réclame la pluie. Seules les bêtes restent     lucides. Rien n'arrête l'hémorragie du temps. Les feux fixes n'y peuvent rien ni les neiges immaculées. L'espace défoncé et le temps torturé voilà l'oeuvre d'un homme livré à lui-même. La mort partout bat le rappel à grand renfort d'idées. La peur déploie son drapeau blanc démocratique. Ai-je le droit d'être malade ou d'être fou? Ai-je le droit de m'évader dans le soir et ne rentrer qu'à l'aube les traits tirés, très fatigué d'avoir marché sur l'onde à Amsterdam ou à Venise? Ai-je le droit de vivre dans un roman écrit sur un cahier fleuri à l'encre violette, de monter sur une colline avec les fantômes copains de Cesare Pavese et de dormir dans un champ bleu et rose au-dessus de la mer ? 

J'entends dans ta voix ma chance. Elle me berce cette nuit, cette nuit que l'été ravit. Tu peux tromper le monde entier. Ta voix ne me trompe pas.

 

 

 

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 16:12

 

 

 

 

ne m’en veux de ces chutes bouts déchets restes d’une nuit lumières scotchés couturés remembrés en arrangements improvisés ces étoiles toutes tiennes comme ribambelles accrochées aux mâts de cocagne bien savonnés pour y glisser de tout son long et si la langue fourche alors chacun fait luca et c’est bal musette accordéon petites formes pour arrière salle mais c’est plus mode les privat et verchuren du poème encore que galliano et sa french touch avec portal ça en bouche une clarinette au premier up-pouète venu d’un département d’up-poetry

 

je n’écris plus où tu m’écris

mes arrêts relancent ta voix sans

cesse

c’est ta voix ma porte

je frappe mais

silence

je n’écris plus où je répète

à moins que dans ta voix

j’ouvre mes silences

tu finis en écho rêvée

commence notre 

écoute

 

ton rouge défi est-ce ta 

robe 

s’envole

en coquelicots levés

me claque me part

si mouillée alors je vais 

viens 

défaite je cours ton 

rouge nous défait ou refait

ma gorge caquète un oiseau ou une feuille

trop vite l’envol au fond

d’un mot tu drapes

ta page m’éblouit

je ne verrai rien

d’autre ton rouge ma 

gorge

sans chant reste sans 

voix

 

mouillés sommes 

nous

mais ta robe

et mon défi

au moins deux pour un 

jour

oui je suis ton débutant

tu es ma naissance

oui dans ton oui ton nom dans  

c’est bien 

tôt dans nos matins 

en robe 

de coquelicot et nos 

nuits en ramage d’oiseau

je te lèvre mon 

secret

 

ne t’oublie dans tout le corps qui change par le poème tu vois ces rougeurs et les doigts qui montent et te parlent au long de l’aine les murmures de mots coulent dans ma bouche sans entendre tu vois 

 

dire est plus que dire plus que du dit à moins que dédire délire rire pire

des lancées qui font des appels des consonnes qui font des voyelles et des phrases des phrasés des mots des gestes et presque rien un poème un bonjour tout l’amour ou alors patatras c’est tout foutu on recommence et jamais pareil le bonjour c’est bonsoir pas la nuit 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le seau descend monte

la neige vole

le seuil et l’hôte

se renversent

 

le seau

vole

et

verse

 

monte

le seuil

sauf

 

comment ça va la 

vie elle va il vit la 

voit pas elle vit pas 

là la voilà sans tralala

 

reprise

de poète

à vie

de vie

à poète

de l’une à l’un

de l’autre à 

ta reprise

et ressouvenir 

en avant

 

si se fait jour 

ce sera toi 

toute nuit 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

relationnelle ellipse des déterminations à ce point dire 

l’indifférence des passions 

pour décocher irrésistibles nos amorces et préciser la différence en relation 

de n’importe quel terme dès que rapport de rapport ou relation 

de relation narration emportée dans sa voix et voix emportée 

 

 

 

son parcours

 

 

 

 

 

 

le seuil le deuil

une lettre et tout

la voix a un grain 

de beauté un autre

 

l’orée la pluie d’or danaé le jour c’est claire la nuit

s’envole tout matin en buée

bué de buée parole du sage la mort en vie

 

les contes les bibles les phèdres les emmas

c’est moi litanie de mes morts véritables on joue pas aux citations tu comparais

 

reprise sur blanc naissance féconde à neuf des paroles 

essais d’être envolées migrations de cigogne traversent 

nos peintures lavis et histoires écrire-peindre d’un souffle 

la renaissance la relation reliés et relatés l’enfant le père 

la neige la mer fra angelico c’est nos fresques pas frasques

 

de poète à poète

ensilencements imbriqués

je-tu synecdoque

 

te trouver me perd ici du fort s’entend une sirène les signes de 

ton ciel

la fleur c’est toi bouton d’or le drap qui campe mon coquelicot au milieu enchantement en boucle de sein tu sèmes aux vents et monte le corps scintillant

de tes vers

 

tête à rien tu as

rouge

ta gorge sur mes lèvres le tour

rouge

écrire l’encre glisse la feuille froissée de pétale

rouge

vers se lève regarde je suis

rouge

 

 

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 22:54

       

 

 

 

  sans cesser jamais à

                  jamais poursuivre la

marche dans / depuis les

                                                      à jamais

         jours / mois / années caillasses sans cesser

jamais

                  la zone libre la

                           zone

                                    à jamais

         à arpenter

                                    à jamais

         sans cesse caillasses îlot

de chair / terre / pierre

         à arpenter zone libre à

                                    jamais arpenter

                  le corps

         dans la voix du corps

                           îlot de tripes caillasses

 

 

 

 

 


         comme je suis un empilement de nerfs

irrigation sanguine vaisseaux

                                             empilements caillasses

                  comme je suis le cairn

         de la parole s’échappe pores

                  la peau creuse nerfs je suis

                                                      l’empilement

                           de tous les empilements

                                    cairn et puits

mon corps s’élève et se creuse caillasses

                  zone libre sanguine & nerveuse &

zone libre cairn corps

                                    s’échappe langue dans mes

empilements caillasses corps

                           je m’ajoute à la soustraction de

                                                      la malangue

                                                      s’échappe

                                                      s’élève

         tirer les nerfs jusque

                                    les

                  nerfs

 

 

 

 

 


il ne faudrait pas

                pourtant grand chose pourtant

       à cet empilement pour que pourtant

                     se taisent

       caillasses surgisse la ruine pourtant

                                                        pourtant

              grand chose frémissement le déséquilibre

                     que tout s’écroule au bout de

il ne faudrait pas

                            la langue frémissement pierre que tout

                     s’écroule pourtant

              librespace pourtant

à tout bout de champ sur chaque

       parcelle le trottoir empilement déséquilibre

                            empilement

il ne faudrait pas

                     à tout prix

       la pierre sur la pierre sur la pierre

                                                 pourtant

 

 

 

 


                  coins d’existences pisseux

                           que l’on se creuse la langue caillasse

                                    recoins

dans la gorge recoins d’exister

                                    sans cesse graviers syllabes

         la zone libre indéterminée empilement

         indéterminé

                                    d’espaces en devenir d’espaces

déambulation du quotidien dans

                                             le quotidien d’articuler

                  les mouvements aux sons espaces

                           jours merdeux d’hésitations caillasses

                           jours encore et même

le corps ilôt de voix et de et de et

         de que l’on se creuse

à coups de dents au fond de et de et de

                                    l’inconfortable possibilité d’écrire

                  jours merdeux

                          inconfortables à en crever

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 14:56

 

 

 

tu t’éveilles au son de ce qui ne viendra pas. tu t’éveilles encore au milieu de tant et tant et tant de. tu t’éveilles encore matin dans ce matin concédé à l’attente d’un ressassement. tu t’éveilles. à nouveau. tu t’éveilles c’est un jour quelconque à nouveau, non ouvré, indéfinissable à nouveau, quelconque. c’est un jour quelconque, tu t’éveilles, tu attends.

c’est un jour quelconque, compliqué, identique, compliqué, compliqué, compliqué, tu t’éveilles identique dans ce jour sans cesse. compliqué, brisé, ressassé, tu t’éveilles dans ce jour identique aux autres jours identiques, compliqués.

c’est un jour quelconque, tu t’éveilles à une heure quelconque, d’un rêve quelconque, tu t’éveilles et c’est le matin, l’attente du ressassement à venir, à nouveau. c’est le matin, le ressassement, tu t’éveilles c’est le matin, perdu dans tant et tant et tant de, c’est le matin, tu t’éveilles. ta langue se traîne dans ta bouche c’est le matin. ta douleur se traîne dans ton corps, ton sang dans tes veines, tes pensées dans ton cerveau défraîchi, c’est le matin, tu t’éveilles. sous ta fenêtre les moteurs et les cris et les allées et venues et les rideaux métalliques et les cafés. perdu à nouveau dans tant et tant et tant de. c’est le matin. comme chaque matin tu t’éveilles : c’est le matin, tu t’éveilles, dans un ressassement qui te poursuit depuis tant d’heures de minutes de secondes d’années de siècles.

c’est le matin, tu t’éveilles, tu passes la nuit et passes le jour et traverses la vacuité de cette lumière qui filtre peu : c’est le matin à travers les persiennes. tu traverses ta vacuité en sifflotant, par habitude, par acceptation, par tranquille désespoir. c’est le matin, tu t’éveilles, tu traverses la vacuité d’une vacuité. tu sifflotes dans ta tête lourde, tu penses difficilement.

c’est le matin et tu t’éveilles et te dis que tu as trop bu, encore trop bu, encore trop bu, encore trop bu, qu’il est tard malgré tout, que ton corps est douloureux, encore douloureux, que la journée est libre, que c’est là le contraste entre hier et aujourd’hui puis demain, qui constitue le point redoutable du salariat entre hier et aujourd’hui puis demain encore. tu t’éveilles, entre hier et aujourd’hui puis demain, tu t’éveilles, c’est le matin, tu te dis que ce contraste avec la journée laborieuse de demain te rends déjà le moment présent insupportable, insupportable,

insupportable.

c’est le matin, tu t’éveilles, dans un matin insupportable et non-ouvré et toujours moins douloureux que le lendemain qui suit sans cesse. auourd’hui toujours moins douloureux. aujourd’hui toujours moins douloureux. toujours moins douloureux que le lendemain. toujours moins.

toujours moins.

toujours moins.

toujours moins.

c’est le matin tu te réveilles engourdi la bouche et le cœur pâteux, c’est le matin, engourdi, ton sommeil cloué dans les draps, tes muscles ramollis pris dans l’étau de la torpeur. c’est le matin, tu t’éveilles encore, cloué dans ton quotidien, cloué dans ton sommeil, cloué dans ta vie, cloué dans ton salariat week-endisé. c’est le matin, tu t’éveilles, ton corps une masse informe sous les draps 80% coton 10% acrylique 10% coma. ton corps une masse informe et lourde et transpirante et aigre, acide. c’est le matin ton corps une masse informe et aigre est le poids de tous les matins éveillés.

tous les matins.

tous les matins acides et puants et comateux attentes du salariat routine et tramways. ton corps reflet du moment, d’une époque, d’un passé, d’un futur, d’une génération. ton corps reflet. ton corps reflet de toi-même, ton corps ta propre ombre. ton corps est là, puant, transpirant, reflet, ta propre ombre, ton propre reflet, tu t’éveilles dans l’odeur de ce matin identique à tous les matins toutes les nuits tous les possibles. puant, et puant encore, tu t’éveilles hagard, lent, lourd, dans une époque hagarde, lente, lourde, identique. tu t’éveilles et t’éveilles et t’éveilleras encore identique dans ces jours identiques.

tu t’éveilles, c’est le matin, les draps 80% coton 10% acrylique 10% coma en vrac. tu t’éveilles, étires une jambe, puis l’autre. étire un bras, puis l’autre. étires une pensée, puis l’autre. tu es la difficulté dans ce matin.

tu t’éveilles, c’est le matin, se lever est le premier but insignifiant de la journée, parmi des milliers d’autres buts insignifiants de la journée. tu t’éveilles, t’étires, bâilles peut-être, te lèves, draps et corps en vrac. c’est le matin. draps et corps et pensées en vrac.

comme tu heurtes le sol de tes pieds,

comme tu arpentes la pièce,

comme tu arpentes,

comme tu titubes,

comme ton estomac te pèse,

comme tu te diriges vers la salle de bains souvenir de cuite,

comme tu t’approches de la porcelaine,

comme tout ton corps se tord et se tend pour rendre, souvenir de la nuit, nuit dans le matin, nuit dans le matin, nuit dans le matin.

tu poursuis enfin ta déambulation d’espace en espace, de pièce en pièce, de souvenir en souvenir. tu poursuis ta déambulation et descends l’escalier, tu poursuis ta déambulation marche après marche, tu poursuis ta déambulation douleur articulatoire après douleur articulatoire, nausée après nausée. tu poursuis ta déambulation jusque dans salon puis cuisine puis évier pour boire eau

+ eau

+ eau

+ eau

+ eau.

tu poursuis et ouvres la porte du réfrigérateur. tu poursuis et t’aperçois que la faible ampoule éclaire un vide. tu poursuis, refermes la porte, tu poursuis, et décides que ton prochain but insignifiant parmi tant de buts insignifiants sera la recherche de nourriture à travers la ville et l’absence de ville.

 


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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 18:00

 

 

Eau terre sang

Mes yeux regardent à l’intérieur

Traversent les dimensions

Infiltrent paroi amniotique

Jusqu’aux alvéoles et replis multiples

Invente excroissance

Antennes prothèses translucides

Ombilicale raciné

Cheveux volubiles cherchent lumière jusqu’au plafond

 

Synapses externes en mouvement tressées Salées

Glisse l’eau ruisselante

Langage parti

Mots échappés

Désolidarisés

 

Mes organes en vrac

Borborygme de nœud.

Sac d’os dans membrane psychique

Comme un poisson transparent

Poumon en surimpression

 

 

 

Antique Désir amer

Sous les feuilles et coquille vides

Alter trou

Minuscule geste animal

Cri déformé

Phonème triste

Vide fécondé

Giclent les mondes

Flaque des possibles

Source de mon corps

Se mélanger à la cage

 

Chair grise flottante perdue

Extrait organique conscient

Encore là mais Presque plus

 

Rêve de chien de femme et d’escalier

 

Surgit fantomatique

Silhouette effigie inconnue

Pantomime flasque

Projections homoncules

Zig Zag mime burlesque

Tente de me faire sourire

Touchant

Merci

 

 

Fini de pleurer

Résigné

Mourir

Point

 

 


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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:30

 

[...]

 

 

« Tout corps persévère dans l'état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite dans lequel il se trouve, à moins que quelques forces n'agissent sur lui, et ne le contraignent à changer d'état »

 

La trajectoire normalement linéaire devient circulaire, question de géométrie.

En somme, petit poisson dans bocal sur étagère-bois-reconstitué, cherche le trou de ver.

À l’heure précise, jem’arrête.

Sortir de la voiture et…

 

Scruter le ciel.

 

 

Posture du mort sur tumulus,

Sensations tridimensionnelles du relief modelé du corps et Petits cailloux dans le dos.

 

Se recentrer.

 

De l’herbe dans les oreilles,

Et stéréophoniques sons de nuit Multipistes :

ronron tellurique + effervescence vie nocturne petits insectes + intermittents crisStrigiformes

ça hulotte et effraie en même temps.

 

Lumière fossile, étoiles pop corn fusent.

Mate le film à l’envers

Vieux son de vinyle

Tempo pulsars

Ballet de Cadavres stellaires, nébuleuse et naines multicolores.

Satellites-espions-en-orbite.

Étoiles filantes sous opiacés, point en mouvement, graphisme lent.

 

Me sens observé.

 

Rythme cardiaque perturbé ; on le serait à moins. 

Envois signaux lampe de poche

ta titita, tati ti,  tata titatatati tita ta ta titati tita titatati ti titati tita tititi,  titatata tita tata tita titi tititi !

Tu ne m’attraperas jamais ! En morse.

 

Le temps de fermer les yeux

l’étrange se manifeste

 

Dents luminescentes dans la nuit.

Gestuel superflue.

Voix posée, tressautement adolescent fin de mue

 

 

 [...]

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 09:49

& babil me jette babil me

&
construit absorbe parle

& me g l i s s e absorbe babil

& me poursuit corps dans

&
chaque pierre dans vie dans

& vie dans la vie babil jette

& troue passe continue
cherche


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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 19:28

encore et encore la rugosité gorge ___
_____________________________



encore et encore la rugosité langue __
___________________
zone libre


se convaincre d’un geste l’œil
dans l’œil regard dans la
convexité de l’image terre et
caillasse et gravier et pierre
e
t enjambées parcourir la courbe
malangue creuse courbe plie
ride toute convexité perte
de la _________ ligne droite _________ se
convaincre l’œil d’un geste



. convaincre l’œil d’un geste
dans l’œil-geste caillasse
.


dépasser la caillasse de l’image puis
de la parolangue ___________________
.


.

 


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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 18:57

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : Tapages
  • Tapages
  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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