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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 06:31

 

 

 

 

Pourtant tu dépends du miroir, tu y adhères presque, tu peux enfin voir ce qui se tramait sous le voile, entre le voile gazeux et le miroir. Rien de particulier, rien qui soit digne d’être remarqué, rien non plus de palpable, ni matière parasite ou intermédiaire, ni rugosité opaque. Rien.

 

 

Ce qui se produit entre le voile et le miroir, cela ne concerne peut-être que toi, on dirait que personne d’autre ni même toi lorsque tu l’examines de trop près, que personne ne peut y accéder, y toucher, ne peut se réfléchir là où le miroir tend, dispose, étale sa surface polie. On croirait en y songeant vraiment, que tu as été victime d’un mirage, que tu as été berné peut-être par un brouillard qui tenaillait l’esprit, voilant physiquement ton regard. Un brouillard que, en somme, tu parvenais à voir.

 

 

Et pourtant. Tu recules sûrement, quelques pas en arrière, tu penses à t’éloigner davantage et puis tu jettes à nouveau les yeux là où le miroir, ce jour-ci, ne répond pas.

 

 

La surface lisse se tient coite, brouillée comme à dessein, naturellement.

 

 

La surface lisse se garde de répliquer sa routinière chanson de soi, elle est posée là, de l’autre côté du voile et le voile, entre le miroir et toi, te conduisant chaque fois à un retour sur toi-même, à un voyage intérieur qui te ressemble à peine ; à une entrée dans ton paysage

 

 


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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 14:29

ici. il y a. il y a un travail. ici. ici il y a. il y a travail. il y a travail qui travaille. ici. travail n’existe pas. il n’y a pas de travail ici. il n’y a aucun travail. ici. travail ne se trouve pas. travail n’existe pas ne se trouve pas. tu ne cherches pas de travail. tu ne travailles pas tu cherches sans chercher. ici. tu cherches. mais non : le travail te cherche. le travail te cherche et te trouve sans chercher. tout travail te trouve sans chercher. ici travail te trouve travail est tout. travail est tout trouvé. travail n’est rien du tout puisqu’il est tout. travail est une totalité vide. travail ne rend pas libre. travail te rend libre comme un salarié. travail est un salariat. travail est liberticide. travail est ici. travail n’est pas une richesse. n’a jamais été une richesse. ne sera jamais. travail est une valeur. une mauvaise valeur. valeur travail est une pauvreté. travail est une pauvreté. une pauvreté du corps. travail est une aberration. travail est une obligation. une obligation du travail pour asservir. tête et corps asservir par travail une obligation. ici.

tu dois travailler.

c’est écrit.

ici.

une obligation toujours est travail. travail est salariat du corps et de la pensée. travail est salariat. travail est une fatigue. une fatigue sans cesse qui travaille travail. travail est une fatigue du corps qui court jusque dans l’esprit. l’esprit de fatigue. travail te bouffe et te remâche ne te rend pas libre ne te rendra jamais libre. te remâche. te crache. tout travail ne te rendra jamais libre. toute absence de liberté est travail. travail est une perte de temps pour gagner un peu de temps. travail est une perte calculée. travail c’est temps = argent. travail c’est troquer la vie contre. travail c’est la vie passée au taux de change de jamais la vie sans travail jamais. travail est un cercle vicieux, une vie aseptisée. travail est un cercle fermé. travail est un petit comité de tous les travailleurs du monde. travail est une totalité. travail est une totalité par le vide. travail est un total. travail est une addition. travail est la négation de la vie par l’équation vie + x pertes = travail + x gains de rien du tout. travail est la division par 0. travail est ta division. ta mort chaque jour est travail du muscle puis de la pensée enrayée puis du vide chaque jour. travail est une soustraction au rien. travail te travaille pour rien. travail te travaille pour travailler. pour le 0 tu travailles. le 0 te travaille.

il n’y a pas.

il n’y a rien.

il n’y a rien à faire.

tu cours après travail mais c’est travail qui te court après travail ton asservissement consenti. et consenti. et consenti. et consentis. ton asservissement de corps par travail consenti pour corps. consenti. consenti. travail consenti assouvit ton désir inconscient de :

mort

+ chaînes

+ corde

+ courbatures

pour trois sous de l’heure perdue. travail te donne. travail te donne des heures perdues. trois sous de l’heure perdue. travail te donne trois sous pour crever dans l’heure perdue. travail te donne trois sous pour perdre trois sous pour finalement travailler et tenter de gagner trois sous. travail est le tourbillon infernal du jamais. jamais le temps. jamais envie. jamais en vie. jamais travail un tourbillon infernal il faut travailler pour travailler pour être travaillé il faut. un travail pour travailler la négation de soi par le positif de toujours gagner plus. toujours travail est une insuffisance respiratoire par le gain de la perte une insuffisance.

camarade.

il y a une insuffisance. au commencement de la vie. une insuffisance qu’on nous apprend à compenser. par travail. travail qui. travail ne rend pas libre. ne rendra jamais libre. est un étouffement de l’individu par l’individu par l’individualisme. travail est un individualisme d’équipe un étouffement collectif généralisé accepté. travail est un terrorisme d’état. travail est un étouffement du cœur par la faim. travail est un étouffement de la pensée par l’habitude. une asphyxie généralisée est travail productif. travail est le fruit d’une douleur sans oxygène. travail est une vie vécue en apnée. dès la naissance. dès la mort. travail est le désenchantement de tout un peuple sans lendemains qui chantent.

camarade.

camarade, travail est le cycle sans cesse des lendemains qui déchantent sans cesse. sans cesse. sans cesse travail te travaille camarade. travail te forme camarade. travail te déforme camarade. sans cesse camarade ne perds pas espoir, camarade ne perds jamais espoir, sans cesse. camarade travail est là pour te faire vivre pour te permettre de travailler pour te permettre de crever camarade. puis de laisser ta place à un autre camarade crevé camarade travaille encore un peu avant de. camarade mort travail te rendra libre.

camarade.

travail est l’aboutissement

travail est l’abrutissement

de ta vie.

de ta vie.

 

de ta vie.

 

 


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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 18:39

 

 

 

 

Le paysage vu d'ici n'est qu'intérieur. L'espace d'un temps révolu déjà, le lieu de croyances et d'espoirs grands ouverts.
Tu regardes le voile de pudeur fragile qui masque le miroir, tu contemples l'image abîmée, policée ou purifiée par la blancheur du voile, tu contemples l'image vaporeuse qui te ressemble, qui côtoie sans pâlir les jours d'habitude, l'acidité du doute qui tient parfois, l'insouciance sereine des contemplations émerveillées.
Tu regardes le voile, surtout le voile, plus que l'image, le voile lui-même, gazeux, gracieux. Il fait écran entre deux mondes qui se ressemblent, qui n'ont rien à s'envier, de chair, plaisants à voir, sans heurt et comme absents l'un à l'autre.
Rien n'aurait laissé imaginer que de ce côté-ci, entre le voile et toi, entre l'image, le miroir, le voile et toi, entre l'image-mirage, la tienne tout de même, ton image en quelque sorte et toi-même, que là la matière ait pu se creuser qui entraînerait la brèche voire l'irréconciliable.
Rien.
Ou peut-être si, une fine pellicule opaque, inquiétante quelquefois, qui protège le ciel de tes regards quand tu décides, épuisé, de t'en remettre à ses recommandations.
Celle encore des brumes matinales qui t'envoie sans considération pour ta mutique résistance, vers ton devoir quotidien, le drôle de plein des jours qui par moments, lorsqu'on s'y penche de près, te glace tant il s'apparente au chemin de déroute, à l'aiguillage inavoué qui te pousse, pousse au dos, toi qui ignores tout et qui courageusement, regrets et aspirations amers tenus serrés, te rends, docile, exactement là où il faut ; celle qui te dérobe même parfois le rayonnement des jours et le ravissement sans retenue des heures passées sous le ciel chaud.
Ou ce voile le long des mers, celui qui te refuse la possibilité d'en être, de t'abîmer dans la masse liquide, de t'y abreuver sans compter, de t'y couler et d'oser pour ainsi dire prendre l'eau ou te confondre au monde aqueux mêlé de nuées.
Ou bien l'écran qui floute les silhouettes aimées, qui gomme le sens des paroles qu'on t'adresse, si le temps faiblit, la foi s'émousse et qui travaille, habile à transformer insensiblement, en entamant la forme-même, à dévoyer le contenu du langage et tu n'y comprends rien, ce sont soudain des étrangers errant loin de toi qui vogues, emmêlé dans l'opacité de ce brouillage, encore bien plus loin qu'eux.
Peut-être tout cela réuni, ces légères couches superposées qui, s'accumulant, s'emparèrent du miroir-même, te séparant insidieusement, te condamnant même à manquer d'air, toujours repoussé de ce côté-ci ; t'enjoignant de ne pas oser déchirer le tissu, t'engouffrer, t'évader leste et fier de l'autre côté, là où le monde naît.
Vu d'ici le paysage n'est qu'intérieur et le coeur veille.

 

 

 


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 18:43

 

 

 

 

pasjamais2

 

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 18:25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 22:33

 

 

 

Cher_Page_1.jpg

Cher_Page_2.jpg

 

 

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 11:51

 

 

 

 

 

Lettre non-motivation. Laura Vazquez.

 

 

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 12:36

souffle-bras-souffle-avancee-_Page_1-copie-1.jpg

souffle bras souffle avancée  Page 2

 

 

 

 

Texte paru dans la revue Traction-Brabant N°43

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 12:00

 

 

 

ça tu

ça me tu

ça nous ça

ça ça tu

ture tuer

ça n'est pas

qu'est-ce que tu dis ?

Rien que ça

me tu

qu'est-ce que tu dis ?

Tout tu

Mais qu'est-ce qu ?

Que ça tu

que ça crime

que ça mort

que ça moi

que ça rime

que ça mour

que ça mi

que ça ri

que ça re

que ça tu

que ça te

qu'est-ce que ?

Ça

tu te toi ça su

pas su

qu'à ça

ça assasine

ça crie

ça allège

au mot

ça suinte

ce que tu

à ce que mu

à ce tumulte

à ton ra

à ton ma

et ton moulin

à ton moudre

à mes grains

ça grin

ça pein

ça gri

ça som

qu'est-ce que dire ?

Que ça ce ne me pas

que te dire

te dire

pas ture tuer

de dire

me ture tuer

de dire

ce que

qu'est-ce que ?

 

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:59

D'abord c'est langue YTorlini et Stéphanie Vivier

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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