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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:22

ici, il fait très sol. ici, il fait très os. la boue progresse. l’indifférence est l’arme des jours sans lendemains. des patiences oubliées ou bien. ici, nous inventons de nouvelles géographies, érigeons des langues inconnues, des corps improbables. ce morcellement consenti et, vous toujours : au plus terne, au plus lointain, qui entendez. au plus broyé. vous et la fragmentation de vos devenirs. ici, il fait très vide. ici, il fait très demain. nous attendons de vivre, comme si mourir était : l’état absolu de résistance. l’état absolu de l’anxiété qui : gagne. ici ça va, nous parvenons à substituer l’instant, à un autre instant.

 


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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 19:13

T

T

Es-tu pratique ? Une abstraction concrétise l’activité d’une vingtième impossibilité théorique

Je règle l’action d’un abécédaire sur ma mesure expérimentale de vos vingt-six pages usuelles 

Es-tu précis ? Je définis la valeur de mon art avec un nombre inutile à ce vocable approximatif 

Un quatre cent quatre-vingt-seizième entretien glorifie l’exactitude de cette réponse absolue

Es-tu précoce ? J’apprends à devenir moi-même depuis que j’ignore votre abécédaire enfantin

Je vous réponds avant de savoir lire pour devancer des pages prêtes à questionner une image

Es-tu un précurseur ? Je parle depuis toujours au rythme de ton retard sur un alphabet éternel

J’accouche avant terme de tes six cent soixante-seize cris si je précède la naissance de ce mot 

Es-tu présomptueux ? Ma parole est une apparence qui te dispense d’être un écrivain tangible

Je ne possède aucune opinion sur moi-même ni sur vingt-six lettres qui jugent un analphabète 

Es-tu pressé ? Des interlignes s’élèvent au-dessus de l’écriture à la vitesse d’un chiffre obscur 

Je mesure la lumière d’un abcd illisible pour ne plus avoir le temps de vous répondre par écrit

Es-tu prétentieux ? Ce cinq cent unième artifice outrage la nature d’un dictionnaire modeste

Un compte à rebours mystérieux renverse des lettres sur un nombre qui efface votre question

Es-tu un prêtre ? Ton ordre hiératique abuse de mes prières adressées à un alphabet chaotique

Les effets d’une origine rigoureuse réfutent ta dévotion ostentatoire à un entretien occasionnel

Es-tu prévoyant ? J’anticipe vos cent soixante-treize futures questions avec le passé d’un abcd

Je survis à ton ordinateur si un cinq cent troisième accident comble l’imagination d’une forme

Es-tu un primitif ? Je numérise vingt-six mots inédits en ponctuant autant de pages archaïques

Le jeu de mon abécédaire périmé vole au secours de six cent soixante-seize octets réversibles 

Es-tu un prisonnier ? Tu es captif d’un chiffre libre si je formate les évasions d’un contraste

Un cinq cent cinquième barreau tombe entre les mains d’un clavier irréductible à l’écriture

Es-tu privilégié ? Je suis le seul à savoir comment jouir d’un art réservé à des octets élitistes  

J’ai la chance de parler à vingt-six lettres ordinaires si tu obéis à autant de pages supérieures 

Es-tu prodigue ? Je dilapide un quatrième patrimoine en comptant les mots de ton dictionnaire

Six cent soixante-seize points d’interrogation gratuits ruinent vos vingt-six pages hypocrites

Es-tu profane ? J’ignore les droits sacrés d’une écriture étrangère à un défilé de lettres initiées

Vous bravez mon intimité avec l’ignorance scientifique de cette cinq cent huitième mesure

Es-tu prolixe ? Mes vingt-six cris concis assourdissent le babil de ta ponctuation redondante

Je vois tes questions ennuyeuses à l’aide d’un abécédaire récité par un écrivain analphabète

Es-tu un promeneur ? J’admire cinquante et une interlignes qui décrivent un voyage invisible

Votre ponctuation solitaire rêve d’être surprise par ma rencontre avec un paysage numérique

Es-tu un prophète ? Je t’annonce ce que tu ignores grâce à une lettre écrite par un analphabète

Je numérise une ponctuation messianique qui inspire l’exactitude d’un ordinateur sans avenir

Es-tu prosaïque ? Des octets poétiques dérèglent ton abécédaire avec un dictionnaire grossier

Le témoignage numérique d’un alphabet idéal pagine la déformation de votre entretien banal

Es-tu provençal ? Je bavarde avec un climat qui rafraîchit l’ivresse de cinquante et un rayons

Je mondialise ce cinq cent treizième mot en blaguant avec la volupté de ta mesure régionaliste 

Es-tu un provocateur ? Un vingtième corps excite ton esprit défié par un alphabet immatériel

Cinquante et une interlignes vivent en paix sur une couleur qui anime la vérité d’un manque

Es-tu prudent ? Un cinq cent quinzième garde-fou t’invite à risquer ton art sur un autre mot

Deux majuscules irresponsables interrogent à contretemps la suite logique d’un abc minimal

Es-tu puissant ? L’intensité numérique de l’alphabet m’élève au-dessus d’une réponse binaire

Une infinité d’octets déborde sur la cinq cent seizième limite de ma quatrième contemplation

Es-tu pur ? Je mélange un nombre avec des lettres afin de corrompre la transparence de l’air

Je tamise vingt-six détails avant de définir les contradictions d’un écrivain analphabète parfait

Es-tu quelconque ? Un vingtième ordre qualificatif se révolte contre ton dictionnaire imparfait

Je numérise une quatrième lettre grâce au retard de ton ordinateur sur un hasart remarquable

Es-tu quelqu’un ? J’identifie vingt-six cartes pour trouver le nom d’un analphabète clandestin

Six cent soixante-seize territoires dépersonnalisés déportent votre abcd sur un autre entretien

Es-tu radical ? Je me situe à l’extrémité d’une ponctuation prête à dépasser ce mot consensuel

Mon rôle consiste à être lu par le jeu d’une image avec cinquante et une interlignes ultimes

 

 

 

-Notes : La lettre D s’intitule «Entretien ? » car elle contient 676 questions classées dans l’ordre alphabétique.   

   Les 26 réponses de chaque page sont disposées sur deux lignes soit 52 lignes et 51 interlignes. La pagination

   est dédoublée afin de s’accorder aux réponses écrites sur deux lignes. La dernière phrase se termine par des   

  points de suspension qui annoncent la lettre E.

 -Précisions : le vouvoiement et le tutoiement s’alternent à l’envie , parfois dans une seule phrase. Disparition des majuscules  

   sur les deux dernières lignes de la page Z. 

 

 

 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 19:11

  Y

  l’amplitude d’un 625ième tiret se replie derrière un 1 225ième fil invisible qui tisse la

      trame d’une 9ième fréquence pour balayer un écran avec le fond d’une 25ième image    

  ampère candela coulomb farad grammes hasart henry hertz joule kelvin kilos lumen lux

      maxwell moi newton ohm pascal pixels seconde Teblhapa tesla volt watt weber 

  j’arpente la température d’une 233ième critique de l’écriture si j’approuve les 25

      énergies saturées d’un inventaire avec la valeur exacte de 52 mesures renversantes

  l’avenir de Teblhapa désigne un 1 231ième couloir d’avalanche nommé par 2 666

      kilos octets naturels qui pèsent 48m93 mesurés avec 1 398 grammes catastrophiques

  l’attrait d’une 25ième pente éternelle emporte Teblhapa dans l’enneigement d’une

      scène mais je roule en boule 51 jeux du hasart à l’aide d’une 233ième page froissée       

  la grâce d’un abcdefghi terreux inspire le labour de 2 666 kilos octets et les mains

      d’un analphabète retournent le clavier d’un écrivain contre un vide sédimentaire

  une ignorance hypnotique abjure l’écriture grâce à un abécédaire car un nombre

      pèse la fermeté doctrinaire d’un ordinateur avant de condamner 3,1 kg hérétiques 

  Teblhapa donne le titre d’un livre chaotique à une 233ième page afin d’articuler une

      interprétation du théâtre sur celle d’un alphabet qui joue avec le rôle d’un chiffre

—  les 26 niveaux d’une 25ième montagne de tirets superposent un ordinateur froid à la

      conscience d’une 9ième majuscule tandis que Teblhapa se détache d’un chaos anodin    

—  16,02 grammes vertigineux sacrifient un cédérom démoniaque aux 676 prières d’un

      ordre divin en formulant la 233ième vision d’un abécédaire prêt à conjurer l’écriture

  Teblhapa attaque 52 rangs fidèles à l’envers d’un monologue et la dialectique d’un 

      nombre parallèle à une définition de l’alphabet se défend contre l’image d’une lettre

  remboursez votre dette envers un sens qui me somme à comparaître devant un tiret

      acquitté de savoir lire la place d’un 9ième spectacle sur le 25ième numéro d’une pièce

  la gestuelle d’un récit céleste entre en contact avec Teblhapa  tandis que je suspends

      un chaos imaginaire à une anagramme qui laboure la terre d’un chiffre concret

  la règle de 26 unités ambulantes codifie un ordinateur interprété par un alphabet prêt

      à fixer un rendez entre 233 pages inspirées et le rôle d’une 25ième scène mécanique 

  je m’apprête à dater mon baptême grâce à la renaissance intemporelle d’un tiret

      péché dans une mise en page qui révèle le sens d’une 16ième limite tautologique 

  âge cycle année décennie époque ère heure jour millénaire minute mois période

      saison seconde semaine siècle

  52 os soignent l’intérieur d’une salle et les 51 interprétations d’une page sauvent

      233 opérations du hasart en orthographiant les 26 spectacles d’un ordre accidentel

  le 642ième choc d’un 9ième coup de théâtre sollicite mon attention si je provoque la

      dérobade d’un clavier frappé par la chute d’un 25ième rideau sur une lettre distraite 

  la 233ième dérive d’un contraste se brise entre les rivages de 1 260 trous tandis que

      l’univers de Teblhapa éclipse les 1 286 constellations interstellaires d’un chaos noir  

  je suis l’acteur d’un ton qui efface un écho du théâtre avec 51 chuchotements émis

      à l’aide de 2 666 kilos octets épanouis sur la 9ième position d’un alphabet inaudible

  inavouable incommunicable indéfinissable indescriptible indicible inénarrable

      inexprimable ineffable inracontable 

  1 266 interlignes en paix avec un 233ième drapeau hissent un 25ième vide théâtral au-

      dessus d’une encre décidée à interpréter le souffle d’un 9ième dictionnaire belliqueux  

  261 632 octets passés au crible par 17 156 mots extatiques mélangent 48m93 avec

      1 398 grammes pour calibrer les 932 coins d’un abcdefghi sur un 647ième tiret exact

  les 26 empreintes d’un clavier soutiennent les doigts d’un acteur à l’aide d’une encre

      traquée dès que j’identifie 51 traces criminelles grâce à une unité qui fuit l’écriture 

  une 25ième scène piégée par le reflux d’un 9ième radeau artificiel s’abandonne au va-

      et-vient de 52 planches au risque de figer le mouvement de 51 naufrages théâtraux

  l’âme d’un 650ième trait télégraphique sauve 1 299 lignes codifiées par un alphabet

      qui expédie une écriture en détresse sur 26 lettres filées par un chiffre urgent

 

 

 

 

La lettre I, intitulée «Théâtre — », présente 52 lignes et 51 interlignes introduites par 26 tirets dans chacune des 26 pages, ainsi qu’un nouveau nom d’acteur, en italique, qui est toujours une anagramme du mot « alphabet ». La pagination se déroule en haut à droite et en bas à gauche afin de suggérer un jeu de cartes. Chaque page contient neuf tirets gras qui devancent une réplique écrite à la première personne. Un tiret disparait devant la dernière phrase qui se termine sur un mot écrit en rouge qui annonce la lettre J.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 20:49

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La totalité du livre est en lecture ICI

http://fr.calameo.com/read/00008492813118243f3da

 

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 20:42

ne pas cesser ne pas s’arrêter [      ] commencer contre [     ] la langue contre la langue ceux [     ] qui [      ] de jour en jour [      ] qui [      ] travaillent la langue [      ] contre la langue travaillent [       ] la destruction d’heure en heure [     ] travaillent [      ] votre dislocation votre [    ] jamais contre [      ] ne pas cesser toujours  contre [      ] vous [        ] votre langue et [       ] vous ce qu’ils vous disent ne cessez pas [             ] n’entendez plus [     ] ce qu’ils [    ] ce que vous [      ] dans [      ] et dans [      ] et dans [   ] toujours [       ] travailler à la défaite [      ] au désastre [        ] à l’instant qui arpente [             ] chacune de vos vertèbres comment [    ] commencer [       ] se tenir encore assez debout [   ] là où depuis longtemps [     ] tout n’a été que trop [     ] assis [     ] comment [     ] se tenir debout [       ] là où plus rien

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 11:43

écoutez-les / écoutez-les / chaque jour / écoutez-les encore /écoutez-les un peu /chaque matin /écoutez-les chaque matin /écoutez-les /ils n’ont rien à vous dire écoutez-les / écoutez leur vide écoutez / leurs poitrines creuses /et faibles /écoutez-les /ils ne vous disent rien /écoutez-les /tousser râler cracher écoutez-les /ils ne vous diront rien /écoutez-les se taire ils mourront un jour / écoutez-les se taire /désimbriquer peu à peu /vos existences vos riens vos jamais /écoutez-les /ils mourront un jours écoutez-les /ils n’ont rien à vous dire écoutez-les / ils sont le silence même / ils désimbriquent toujours /le peu de mots écoutez-les /écoutez leur langue désimbriquée elle ne dit rien / leur langue / celle qui vous écrase comme des chiens elle ne dit rien /leur langue /écoutez-les /vous les chiens les moins que /vous les saints branleurs les bons à rien les paresseux les anarchistes les contestataires vous /écoutez-les /vous /qui avez encore une idée de l’humain / écoutez-les / ils ne vous diront rien / quand bien même la mort serait à leur porte / quand bien même vos petites vies menacées par /écoutez-les /ils ne disent rien /ils ne disent rien /ils ne disent rien /vous écrasent /vous méprisent /vous ignorent /ne disent rien /attendez /oui /vous les saints branleurs les bons à rien les paresseux les anarchistes les contestataires /attendez /patientez /continuez d’empiler /chairs + sang + muscles + os + idées oui surtout idées /d’empiler /désastres + désastres + désastres + recommencements / patientez / continuez / écoutez-vous les écouter / mourir


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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 19:15

 

 

 

 

tu t’es assises toujours ici le même endroit ///// le même geste désespéré ////// tu t’es assise en te disant //// qu’un maintenant vaut bien deux lendemains////////// qu’un maintenant //// et tant d’autres jamais //////// tu t’es assise au désespoir //// sur la berge noirs oiseaux noirs archipels //////// et ta colère /// a grandi pour rejoindre la somme ///// de toutes les colères //////// qui un jour ////// qui un jour /////// qui un jour ///////////////// oui

 

 

 

 


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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 11:51

sur la berge encore ne pas /// ou encore ///////////// dirécrire tu t’es assise ///////////// instants après instants coulaient //// aux petits matins /// aux petits matins le vent toujours ///// la berge //// aux petits matins ////// ne pas dirécrire /// ton attente ces grands oiseaux qui passent lourds //// ces grands oiseaux la déchirures /// des archipels dans /// sur la berge //// tu t’es assise pour //////////// ne plus repartir

 ces petits matins jours après jours ////// sur la berge où tu ne peux /// plus quoi d’autre regarder quoi d’autre //// ces archipels d’oiseaux //// déchirer l’instant déchirer le ////// regarder dirécrire toujours ne /// plus repartir tu t’es assise //// au beau milieu de ///// tu t’es assise /// en dévorant ta langue et l’absence et //// le mur des dents tu t’es assise // au bord de cette eau sans âge jour /// après jour //// ne plus parler ne plus rien se //////// tairetu voudrais pourtant //// de loin en loin //// poursuivre debout une vie déjà trop longtemps assise et //// la langue tu voudrais ////// pouvoir un jour te relever /// au bord de l’eau ces archipels (oiseaux, déchirures, instants) //////// ces archipels un jour sur la berge ne plus ////// demeurer cette position déjà plus qu’inconfortable ne //// plus //// jamais //// demeurer assise comme tu l’as été dans (pièce, cuisine, pages, lignes, livres)

un jour sur la berge ne plus ////// avoir à détester cette posture //// (matins, recommencements, fatigues ouvrables) //// une jour ne plus rien d’autre //// dévorée par ces archipels d’oiseaux de désastres de langues //// ce parler catastrophique à chaque instant tu //// te tiens assise tu te tiens /// immobile tandis que ///// à chaque instant ///// depuis le mur des dents /////// l’attente guette

ne plus avoir simplement à ///////// détester ce que tu es devenue ce que tu as //////// abandonné dans cette posture //// assise et repliée et immobile et //// la fatigue repliée /// dans l’attente ces archipels ton corps assis ////// à rassembler toujours et chaque matin /////// toujours et chaque matin ///// toujours et chaque matin ne pas cesser persister

rassembler oui et ô combien chaque bout de chair ///// chaque résurgence de langue balayée ////////// chaque morceau de toi par le courant ///// par ces grands oiseaux nocturnes oui désormais tu t’en aperçois ////// et ces archipels de cicatrices (secondes, minutes, heures) //// tu t’es assise pour ne plus avoir à //// te relever tu t’es assise et maintenant que faire d’autre

rassembler ressembler la fraction du ////// pierre + pierre + pierre + eau ///// tu t’es assise au milieu du jour /// tu t’es assise au désastre pour couler ne plus avoir à //// depuis ces oiseaux de nerfs ces /// archipels qui te déchirent ne plus avoir à ///// regretter cette vie qui te mène et /////// ta résurgence balayée la langue ////// de ceux laissés sans rien(s) //// à attendre ///// que le vent passe

toujours et chaque matin recommencer à /////// toujours ///// et chaque matin //// dans le criertaire dans le //// tu t’es assise au bord de l’eau assise ces archipels ////// de boue noire bocage forêt quelques ///// toujours encore cette posture déjà trop basse /// et les grands oiseaux de vent encore quelques ///// depuis ce jamais qui te sert /// d’antichambre toi à attendre /// au milieu de //////// te faire dévorer par //// toi à attendre dévorer la //// langue attendre encore


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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 21:07

je te tairai ne rien dirécrire, comment ne pas avancer dans cette langue et ces siècles, ce très silence encore. ce qui déborde l’os et la patience plus rien. plus rien et plus jamais, fils, cher fils que le désastre sème encore que le désastre. rien que. et la déchirure du corps jour après jour.


 

jusqu’au sol ici bien longtemps et des siècles que la vigie. ici bien longtemps et à jamais le désastre. comment résister : à l’obscur au corps travaillé par le corps. je te dirai bien longtemps que je me tue au fond de moi bien longtemps que je me tais. je te dirai jamais et l’effondrement du bout des lèvres, le corps toujours. cet effort à recommencer, jusqu’à la désagrégation.

je te tairai dans ma langue pas tout à fait le corps. je te tairai et des siècles jamais te dire. jamais te vivre à la distance qui demeure l’os, le sel sur la plaie, le mur des dents. fils encore l’instant jamais ne s’arrête trente générations au moins, fils encore plus rien dans l’écrire et toujours écrire et toujours. cet éloignement entre nous installé pour sans cesse. sans cesse. cet éloignement je t’écris ne plus rien dire je t’écris, exister avant de.

ici ma langue. ici mon abandon. ici comment je m’arrête au milieu de. la phrase, le geste, cette génération que je t’abandonne, dans l’enfer généralisé, globalisé. cette génération puis la suivante ne pas t’exister, ce désastre et recommencer. fils, mon très cher fils. à jamais encore et bien des siècles sentinelle, je te vois au bord du dire, vivre, tenter de. je te vois tandis que l’effondrement gagne, progresse au bord de l’attente.
 

fils, mon très cher fils, ces instants taiseux je te les lègue, avec la dérive de l’os et de la chair ce désastre je te lègue sans mots. ce temps depuis longtemps et des siècles écoulé, au bord du jamais, ce temps aujourd’hui et toujours. te dire je n’ai pas pu, te dire je disparais, avec la lenteur de la certitude. avec l’acharnement de celui qui n’a plus rien.


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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 21:35

fils, mon très cher fils, tout ce que je t’écris un matin cesser ton corps. cette idée de la ruine et puis (temps, attente, recommencements), un matin seulement le dernier cesser. ce qui ne peut plus, la dislocation de chaque seconde sous ta peau le désastre : pullule. un matin cesser tout corps, toute langue, dans ce qui n’est que trop langue déjà cesser la gorge. et tout le reste encore tout le reste encombre, fils, ces deux hommes en moi et celui à (faire) taire, cesser le rien.

 tout ce que je t’écris un matin jamais plus. la guerre dans une guerre ma lutte, chaque matin pour : survivre à la répétition de jour + jour + jour + désastre + disloque. chaque matin survivre, jamais plus au très silence fils, cher fils, cette langue vide que je t’abandonne au crier, écrire. au vide des instants qui s’étirent je t’abandonne l’os, le sol, l’angoisse. je t’abandonne, ce que je n’ai pu, ne pourrai.

tout ce qu’un matin je ne t’écrirai plus écrire, tout ce qu’un matin encore la langue s’arrêter tout. s’arrêter plus jamais repartir, fils, très fils, s’affaisser à l’intérieur de soi je ne t’écrirai plus, crier, repartir, s’isoler dans. ce désastre à la douleur du très silence plus rien, plus respirer encore. je t’offrirai la pesanteur de l’os, l’instabilité de la chair, avant de me taire avant.

je ne t’écrirai plus des siècles mon propre corps, le très silence des jours. je ne t’écrirai plus vivre crier taire, poursuivre l’intervalle et tenter malgré tout je ne t’écrirai plus vivre. rien d’autre la gorge nouée, ces instants forcés et l’air qui ne passe plus mon cher fils rien que l’aridité de l’os. rien que la pierre et ce qui n’a pas de présence comment t’écrire : ce vide, ce désastre, ce peu à peu et chaque seconde. ce peu à peu et (à) jamais.


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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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