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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 22:51

 

 

 

Du dehors toujours, nous n’avons rien su plus rien su, ni des murs ni de l’os qui. Du dehors constitue cette autre cage plus rien celle où la peau, et le vent ni. Nous avons fui et plus avant que le corps sans jamais nous retourner ni : voir. Puisque c’est par le corps que tout est arrivé que tout et la langue et, c’est par le corps s’enfermer enfermer nous avons choisi : de diverger, refuser les tôles et la terre battue. Simplement refuser fuir avancer, du matin : jusqu’au soir : le corps et ne plus jamais regarder en arrière plus jamais le corps juste ne plus regarder juste.

 

 

 

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 13:17

 

 

 

Lorsque la fin, lorsqu’à la fin. Lorsque ça a commencé lorsque, la fin. Nous nous sommes échappés lorsque, nous nous sommes nous avons, l’attente marché le désastre brisé nous nous sommes. Lorsque la sclérose du jour aperçus l’attente le désastre, que quelque chose quelque chose n’allait pas ne voulait pas quelque chose. Nous nous sommes échappés un soir jusqu’au matin par-delà : les murs la sclérose sommes devenus, gravier, poussière, tempête, sommes. Quelque chose n’allait pas ne voulait pas. Devenus. Nous avons fui il s’agissait de fuir s’échapper se briser il s’agissait, plus loin que le corps plus loin, que la vigie la pierre la lézarde il s’agissait, et nos prisons sur mesures nos prisons, plus loin et comment s’échapper échapper comment. Il s’agissait, du soir jusqu’au matin, de.

 

 

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 09:39

 

 

 

Ne pas ouvrir les yeux ne pas, car c’est par le regard par le vide qu’il s’agit : de s’échapper échapper, de ne pas, là où les perspectives changent s’inversent (ne pas ouvrir) comme la pierre, de ne pas les dents qui enserrent c’est par les yeux que. C’est par le regard, et l’oubli, par les yeux que. Nos murs tombent, nos corps vieillissent. Et pourtant nous courons toujours. Pourtant, et ce poids encore comme s’il n’avait pas suffi, nous courons toujours, d’abandonner nos existences nos idées du corps, la solitude de la chair, comme s’il n’avait pas suffi, c’est par les yeux que nous (s’échapper : échapper).

 

 

 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 20:02

 

 

Du courage, pour disloquer le corps le mortier le mur, disloquer briques après briques cette distance, et que le regard perce comment fuir dans la langue. Du courage : pour disloquer. Du courage il en a fallu pour s’échapper échapper fuir, déserter, laisser tout cela aux autres ceux qui, du courage il en a fallu, beaucoup, du courage pour avancer courir laisser derrière nous courir. Cette histoire mes frères camarades cette histoire d’enfermements, que nous croyons involontaires ce que nous pensons être : la fatalité. Un matin jusqu’au soir nous avons fui sans un regard sans un, un seul juste un regard sans un, nous avons fui couru laissé loin très loin derrière nous. Nous ne nous sommes jamais retournés jamais sans un, nous avons refusé de : devenir nos propres sentinelles, de devenir, cette tremble ce regard des ent(r)ailles.

 

 

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 18:25

 

 

 

Chut

 

Dis pas pas là pas pas là pas pas là arrête dis croire croire et rêve rêve et faire faire arrête arrête l’obsession dire que rien ne dit et fait arrête la boucle dans la tête la cure de toi arrête de penser que faire arrête d’être là pas à pas là arrête de croire                    vide     de croire court que marche le cours des choses arrête d’être là pas à pas dans mes pates arrête d’être sourire et dire faire bien arrête et regarde regarde devant là devant là y’a rien y’a rien que toi toi t’es là devant dans mon avant mes rêves d’arrière t’es là tu sers pas sauf moi t’es là là-bas tout là-bas quand tu sers pas t’es pas là si je veux pas t’existe pas pas à pas tu disparais si j’ai pas besoin t’es là là ou y’a tout ce          vide     dans le rêve tu vois dans ma joie de jouer jouer de toi tu file droit mon doigt gouverne là tu files ainsi font font font les petites marionnettes tu crois pas t’es là là ou y’a rien rien que moi quand je vais pas quand j’ai besoin de toi rien qu’un       vide     rien que rien t’es là pour boucher transformer transmuer ta face en moi ce que je veux là mon vœux toi rien d’autre que moi ce que je là pas à pas là-bas devant parce moi là j’y arrive pas pas à pas pas du tout j’y arrive pas avant c’est         vide     après c’est plein de toi comme moi je veux dire arrête arrête de sourire de rire tu bosses là tu crois pas tu travailles à moi tu forges ma voix c’est ça rien d’autre tu forges tu sers la magie ma gi que tu crois rêver à croire faire que dire toi moi toi tu rêves tu n’es rien que moi un objet un     vide    un rêve un jouet rien moi rien que que   vide     viens croire prêt de moi rêve moi fais moi comme je te fais et dis les je t’aime je t’aime je t’aime dis les tous ces mots           vide    dis encore et encore dis tu perds sens tu cris pas pas un cri juste des mots vide ma définition rien moins que moi ma présence aimer la présence rien moins que ça aimer la présence l’absence d’amour rien moins que ça là devant l’amour la présence aimé rien moins que ça là tu n’existes que pour moi pour le reste c’est un        vide     tu seras là là-bas juste ce    vide    tu seras          vide   

redéfinir redéfinir re dés finir le   vide    l’espace en moi elle si loin re dés finir le rien moins que deux moi trois pieds re dès finir rien moins qu’un lancer lance je lance un       vide   

 

sur l’absence pas à pas pas pas un mot pas à pas pas pas un souffle pas à pas pas pas un cri quand vient le soir retrouve objet et jouet dans la cours pas à pas un coup de pieds au sol au        vide    résonne zone zone dans les jambes pas à pas l’absence contrôle le pieds zone tu crois pas à pas zone tu fais pas à pas tu encadres tu zones ce que tu ne vois pas pas tu seras          vide    là tout là-bas tu es moi tu crois mon rêve tu fais tu seras mon moi là tout là-bas mon avant raté les rêves cauchemardés      vide    de qui de moi non d’elle de qui de moi non de vide    tu crois j’oublie tu fais je vis tu seras mon présent moi absent tu es je crois tu es mon rêve présent pas à pas pas pas absent tu sers ça là ça là-bas derrière tous les possibles vide     tous les probables   vide     tous je ne sais pas je n’ai pas été je n’étais qu’un         vide     mon programme le rattrapage tu crois tu fais rêve tu             vide    je comble tu fais je rattrape le       vide    je prends toi pour moi colle scotche moi et carences tu sers à ça là objet maintenant objecte toujours reste à moi ne compte pas pas tu ne comptes pas je comptes pour toi là tu seras là là-bas ce             vide     qui remplit mon plein tu vois tu crois je rêve toi tu ne sers pas pas à pas sortir de moi hein sortir et après un           vide   

 

sor tir sortir   vide    croire blanc le           vide    sor tir à vue rêve moi ce     vide    lance et saute prend le       vide    à bras corps lance là la balle chien en visé lance balle et chien au cœur du trou les trois le             vide    quatre lance déchire la membrane sang et caillot giclent et déchire le placenta sor tir sur pas pas de trop de trop de chaque tire et tire encore sur la cervelle la matière grise nourrit le chien d’autres cibles chaque neurone chaque parcelle là là-bas là tout là-bas chaque là sonne d’un tire chaque là résonne d’une détonation pour vomit la matière le             vide    baise la boîte crânienne percée d’une bite la mémoire l’avant et lâcher les têtards au creux le crâne un génocide fécondent tous les neurones de moi d’autres dis fais crois et rêves fécondent les têtes vide     d’un je de tous les jes sans être elle lui pas à pas déchire la membrane et tous les trônes sculpté de merde tire à la vitesse des choses chaque moi sur chaque humeur fourmillent nerfs et assassinetous les             vide     de trop de plein de foutre pour chasser le moindre ovule même éphémère et noyé toutes traces d’eux elle lui tous les chemins d’avant tous les là là venir tous les           vide    remplis de moi tous les      vide     chaque trou chaque rêve chaque dis chaque crois de moi et d’autres de toutes les voix qui résonnent en moi de mon timbre coupe les gorges une autre voix égorgée des vérités taillées là là-bas là venir et boire le sang nourrir les balles là venir et féconder l’espace d’un      vide    moi     vide    plein de tant de        vide     que    vide    n’est plus             vide    dire croire je t’aime collé scotché à moi faire dire je t’aime et croire le rêve faire dire je t’aime et faire j’aime

 

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 22:47

Nous avons un matin décidé un matin, de ne plus ne jamais ne, un matin ne, trimer jamais seulement détruire les murs, gratter la pierre, gratter, avec nos mains seulement, puis nos ongles, puis l’os, lorsque la chair aura abandonné seulement. Nous avons un matin jusqu’au soir : nos corps : effrité décidé de fuir, effriter ne jamais revenir, sur nos têtes un autre ciel une autre, façon d’étouffer un autre, enfermement sans visage mais où la lumière. Nous avons décidé, fui, décidé, saigné pour : s’échapper échapper ne plus être ne plus : nos propres gardiens, sentinelles, matons, barbelés. Ne plus être continuer discontinuer, il a fallu partir tout quitter ne jamais jamais jamais se retourner : nos côtes n’attendaient que le souffle pour fuir, nos côtes là où la pierre, ne s’imbrique jamais dans une autre pierre nous avons échappé : la lumière, le sang, la parole. Lorsque c’est près de tout perdre, tout, et qu’avons-nous sinon rien emporté rien, pas même le regard de la sentinelle, le froid des barreaux, le sourire des camarades.

 

 

 

Nous avons un matin décidé un matin, de ne plus ne jamais ne, un matin ne, trimer jamais seulement détruire les murs, gratter la pierre, gratter, avec nos mains seulement, puis nos ongles, puis l’os, lorsque la chair aura abandonné seulement. Nous avons un matin jusqu’au soir : nos corps : effrité décidé de fuir, effriter ne jamais revenir, sur nos têtes un autre ciel une autre, façon d’étouffer un autre, enfermement sans visage mais où la lumière. Nous avons décidé, fui, décidé, saigné pour : s’échapper échapper ne plus être ne plus : nos propres gardiens, sentinelles, matons, barbelés. Ne plus être continuer discontinuer, il a fallu partir tout quitter ne jamais jamais jamais se retourner : nos côtes n’attendaient que le souffle pour fuir, nos côtes là où la pierre, ne s’imbrique jamais dans une autre pierre nous avons échappé : la lumière, le sang, la parole. Lorsque c’est près de tout perdre, tout, et qu’avons-nous sinon rien emporté rien, pas même le regard de la sentinelle, le froid des barreaux, le sourire des camarades.

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 20:19

 

 

Nous avons fui nous avons la lumière laissé passer, respiré étouffé la lumière comment, lorsque plus rien ne parle et la lumière et du soir au matin et bien moins que la brèche, refermée. Nous avons couru loin et l’espoir lorsque nous avons fui l’espoir, nous avons couru oui. Loin si loin comment le corps n’a pas suivi comment, quelle distance quelle limite, lorsque la pensée plus loin que les murs les barreaux ignore, la pensée lorsque la pensée et le simple désir de s’échapper échapper fuir, le corps le trou la grotte s’échapper échapper fuir. Ce monde où le jour jamais le jour la lumière, jamais, la lumière. Ce monde où. 

 

 

Nous avons fui nous avons la lumière laissé passer, respiré étouffé la lumière comment, lorsque plus rien ne parle et la lumière et du soir au matin et bien moins que la brèche, refermée. Nous avons couru loin et l’espoir lorsque nous avons fui l’espoir, nous avons couru oui. Loin si loin comment le corps n’a pas suivi comment, quelle distance quelle limite, lorsque la pensée plus loin que les murs les barreaux ignore, la pensée lorsque la pensée et le simple désir de s’échapper échapper fuir, le corps le trou la grotte s’échapper échapper fuir. Ce monde où le jour jamais le jour la lumière, jamais, la lumière. Ce monde où.
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 08:45

distille

 

 

 

Je ne digère pas, je distille.

Le temps vole en fumée,

se condense en gouttelettes

sur vos portraits remisés.

 

J’éponge,

presse,

recommence.

 

La flamme change de feu,

son âme passe du jaune

au bleu à l’ardeur blême

de la fournaise,

j’inhale

 

les visages à l’état gazeux,

les souvenirs chauffés à blanc,

l’air grisant des heures perdues,

la quasi quintessence,

l’oubli !

 

Mais une substance indéfinie

s’agrippe au fond de l’alambic,

fait la nique au bec Bunsen :

 

la perte impure adhère au verre,

leste les évanescences,

exhale un verbe amer.

 

 

 

 

 

 

En perte impure, le premier recueil du jeune poète Thibault Marthouret, vient de paraître aux éditions du Citron Gare, la toute récente maison d'édition créée par Patrice Maltaverne  (oui, c'est bien Malta, l'infatigable animateur de la revue Traction-Brabant).

Alchimie du verbe et des souvenirs, la poésie de Thibault Marthouret regarde en arrière pour mieux saisir le présent. Elle "distille" le souvenir, le concentre, l'épure également pour n'en garder que la quintessence : le temps ne semble alors plus se dérouler en vain, les actions, échos, sentiments, ne passent pas en pure perte.

L'écriture de Thibault Marthouret nous offre, paradoxalement, un peu d'espoir dans cette condensation poétique d'un temps qui n'est déjà plus : il faut d'abord cerner, isoler, goûter l'esprit du passé jusqu'à l'ivresse avant d'appréhender le présent, et peut-être l'avenir. Nous saluons au passage la très belle série de photographies signée par Laure Chapalain, qui illustre le recueil, et fait écho au projet poétique de concentrer l'essentiel du vécu, et de lutter contre l'oubli qui guette chaque image. 

C'est cette extrême concentration qui fait toute la force du verbe de Thibault Marthouret.

 

 

 

Thibault Marthouret, En perte impure, éditions du Citron Gare, juin 2013, 10 €

http://lecitrongareeditions.blogspot.fr/

 

 

distille 2

 

 

 

 

Le temps de l’alambic,

la terre est délaissée,

le seul refuge

est

volatil—

ses volutes,

branches de fumée

voilant la forêt d’épines.

 

 

 

 

 

 

distille 3

 

 

 

Je pique le bout de l’index,

 

caresse le O de l’éprouvette :

la bouche de verre rougit,

 

dégouline dans la gorge,

étale son feu lent—

 

à quand l’écho grenat ?

 

Le silence déglutit,

la réponse ne vient pas.

 

Dans le laboratoire désert,

un hurlement de sang séché

fissurera le tube de verre

rebouché.

 

 

 

 

 

distille 4

 

 

 

Mouton noir

au milieu des laborantins qui montrent blouse blanche,

je récupère les résidus liquides

dans les pipettes,

éprouvettes,

coupelles

déjà passées à l’analyse,

et je tamise—

en vain bêle-t-on—

les larmes,

l’eau blanche,

le Léthé.

 

La lune est mon tamis.

 

L’amertume luit sur le quadrillage.

 

 

 

 

 

distille 5

 

 

 

Des morceaux de toi

cavalent,

petits rats,

sur le carrelage.

 

J’entends tousser ces messieurs

qui s’impatientent dans l’autre pièce ;

ils révisent leurs jugements,

ne se ravisent jamais.

 

L’expérience doit avoir lieu,

je t’attrape par toutes tes queues

mais tu me grouilles entre les doigts

et me fais le coup du lombric.

 

Ces messieurs sont exaspérés,

ils me somment de débuter—

j’en suis encore à recueillir

dans mon filet à papillons

ta vermine éparpillée.

 

L’un deux se lève,

renverse sa chaise,

un très vieux vocifère mon prénom

qui n’est plus qu’une vitre brisée

derrière ma fuite à travers champs.

 

J’emporte mon panier percé.

 

 

 

 

 

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 17:24
Un savant braquage, de Yannick Torlini
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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 11:52

 

 

L-homme.jpeg

 

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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