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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 13:48

 

 

 

dans ce creux du sensible ici où les siècles et des souffles se taisent ici dans ce creux et les jours où quelque chose de toi s’est arrêté dans ce creux du vide cette ornière de l’existence tu es là très ici très arrêté atterré dans ton corps en miettes et les rumeurs de ce monde presque définitif aussi dans ton corps presque définitif tu es là à empiler les destins les désastres les attentes à empiler à regretter et comment c’est devenir ce que tu ne peux raconter du fond de ces temps silencieux comment c’est regretter devenir l’entassement lorsque toi seul à l’écart et ta langue comment c’est regretter plus parler pas raconter pas même exister entre les murs où quelque chose du dehors t’a suivi comment c’est regretter entre les cloisons être là à se demander si d’autres mondes adviendront être là comment c’est devenir moins que la pierre moins que l’immobilisme moins que rien comment c’est dans le creux devenir le relief de tout ce qui ne devient plus pourtant comment c’est être là comment c’est le silence au sein même du bruit où toi et tant d’autres où toi bien droit sur tes jambes prêtes à faiblir et tant d’autres ce qui se dessine jusque sous ta peau où toi à disparaître comme si toutes les pièces de ce monde s’effondraient avec la nuit et la fin d’un rêve jamais rêvé et tant d’autres tu es là ici très ici bien silencieux à t’effrayer d’être le lourd sommeil de ces temps et ces temps et ces temps et ces temps peut-être

 

au désastre et bien plus loin encore bien plus loin sans cri sans même une respiration comme la pierre dans la nuit sans rien et au désastre

 

au désastre comment c’est au désastre et cette vie qui s’achève maintenant dans cette pièce au désastre là comment c’est là où les mondes disparaissent où les corps se creusent comment c’est cette pièce où plus rien n’existe plus rien sinon toi et ton attente plus rien de ce dehors qui patiente quelque part derrière toutes les portes possibles et imaginables comment c’est plus rien de l’idée que tu te faisais d’une vie d’une langue d’une volonté de tout réinventer jusqu’à l’espoir tout réinventer et jusqu’à la condition de l’humain même comment c’est être là devenir là comment c’est déserter ces mondes qui tournent sans toi comment c’est déserter se tenir là absolument là très debout très droit sur tes jambes et dans cette nuit qui n’en finit plus de finir dans cette nuit comment c’est maintenant que les pièces de ton devenir se dispersent et se dispersent et se dispersent

 

comment c’est se tenir debout dans ce qu’il reste de dignité d’espoir et de force tandis que dehors seulement le silence et comme le bruit des pierres qui s’effritent sous la nuit comment c’est la dignité de ceux qui n’attendent plus que la table vide du passé et un autre monde dans la langue comment c’est comment c’est plus parler plus entendre seulement être le regard maintenant que tu es là

 

bien là très droit très corps très silence très immobile très désastre très langue + très langue + très langue + très langue dans tous les effacements possibles de ta parole comment c’est la dignité

 

 

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 22:37

 

 

 

comment c’est rassembler toutes les pièces qui ne tiennent plus ensemble comment c’est s’évertuer à construire d’autres idées de l’individu ici et là dans cette pièce comment c’est s’enfermer pour ne plus assister à ce lent glissement vers l’obscurantisme comment c’est dans tu es là maintenant à vaciller comme toute lumière comment c’est éteindre absolument éteindre les devenirs dans la nuit comment c’est reculer refluer tu es là comment c’est se tenir debout dans les temps à genoux comment c’est comment c’est attendre que quelque chose se détache ou crève tu es là tu es très maintenant là dans cette patience très imbriquée dans toutes les existences comment c’est là maintenant où tu te tiens comme une stèle comment c’est ne plus devenir entre tous les murs du monde tous les échos toutes les nuits comment c’est reculer ici reculer là dans cette histoire de corps toujours comment c’est

 

là où plus rien ne peut t’atteindre maintenant ici où plus rien que le silence de tout ce qui a déserté le silence de tout ce qui s’est effondré ici là où plus rien de l’extérieur plus rien ce murmure du monde qui t’avait pourtant suivi tout au début plus rien de cet avenir qui dans la nuit et quelque part ailleurs a sombré pour ne jamais jamais jamais refaire surface tu es là très là où plus aucune illusion sur ta langue plus aucune attente ton corps et tes maigres chances de faire en sorte que change ce maintenant là plus là tes maigres chances plus aucune idée du pourquoi du comment du comment c’est exister encore si tout s’arrête comment c’est maintenant choisir de ne plus être comment c’est choisir de se tenir là immobile sans rien attendre comment c’est

 

comment c’est exister raconte comment c’est exister quand ça se désagrège comment c’est

 

plus maintenant à faire partie du sol de la terre de la pierre même sous laquelle le temps se repose plus maintenant que tu es là bien là sous cet amas de regrets de solitudes et de jours aussi plus maintenant à regarder s’effondrer ton corps à regarder s’effondrer ce qu’il te reste d’œil au centre de cette pièce et sous l’amoncellement des souvenirs des briques et de ce qui désespère plus maintenant à faire partie de la rumeur du monde du simple bruit d’exister plus maintenant comment c’est plus maintenant à attendre que quelque chose advienne plus maintenant

 

 

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 15:03

 

 

[dans la gorge ça se ; si la nuit]

et jusqu’à l’étouffement (jusqu’à) ne jamais finir ne plus cesser de commencer jusqu’au désastre jusqu’à la nuit jusqu’à [     ] ce que dans la gorge ça se (la peur et nous comme si) disloque nous dedans et si la nuit ne nous broie pas si la nuit (nous de) dans la gorge ça se (ne se) recrache [     ] pas

[jusqu’à ce que ça jusqu’à ce que le silence et dans notre dos les ombres si loin dans la nuit jusqu’à ce que]

 

 

 

[ça puise ; un soir commencer]

où le commencement et quelque chose de la nuit n’a jamais cessé de [     ] ou le commencement dans le noir et quelque chose les peurs tout le noir toutes les peurs que nous (pas eu la n’avons) remontons (le commencement) depuis [      ] des années et des siècles ça puise des années des [      ] siècles des peurs le soir à nous commencer à nous puiser à [      ] des années et des siècles ça noue le soir comment c’est nous dedans comment ça puise comment ça comment (ce) dedans puise

[ça se/ça nous/le soir plus loin que/le soir ça/recommencer ça/sans jamais avoir cessé/ ça recommencer le soir/puiser ce ça qui nous]

 

 

 

[nous dedans ; la nuit toujours]

à ne plus pouvoir sortir la tête émerger la pensée tout en haut des épaules à ne plus pouvoir (sortir la ; peur) dans ce trou de nuit toujours à nous demander [      ] à émerger comment le lendemain comment les ombres comment cigarettes après cigarettes la nuit toujours en creux comment le lendemain depuis hier et hier et hier

[à émerger l’oppression et le sentiment de n’être rien dans la nuit à émerger nos peurs et les promesses d’un lendemain]

 

 

 

[à regarder ; à sombrer]

toujours dans l’œil quelque chose de la nuit et de l’attente et de [     ] l’empilement des regards des frondaisons des (l’attente) [     ] toujours dans l’œil à devenir à sombrer la langue derrière les dents et les stèles à (sombrer à) empiler encore ce qui blesse dans l’œil quelque chose de la nuit

[toujours continuer poursuivre l’œil dans chaque regard à empiler nos regrets et ce qui ne cesse de finir toujours continuer poursuivre]

 

 

 

[glisser ; se souvenir]

et comme un détail disparaître quelque part la nuit en nous comment [      ] nous avons glissé lentement vers l’obscurité lentement (à refuser ; toute angoisse toute) [      ] à glisser ce détail qui au fond du crâne était le signe de bien autre chose de [     ] cette nuit que nous n’attendions pas dans le souvenir des (désastres ; colères ; jours ; blessures ; douleurs ; pierres ; frondaisons ; recommencements ; espoirs)

[nous avons glissé un soir et jusqu’à la nuit nous avons glissé pour ne plus jamais revenir]

 

 

 

[encore ; si]

quand nous ne continuerons plus et plus et plus et [      ] qu’encore la langue si (la peur et quelque chose quelque chose de la cécité) nous ne sommes que l’ombre et la nuit dans les frondaisons qu’encore les branches les [cigarettes] nous ne continuerons plus (qu’) encore et plus à attendre le matin et quelque chose de l’aube et plus la langue de désastre et plus (à ne plus continuer ne plus [cesser])

[qu’encore la langue et si rien de la langue dans la langue si rien et que le matin à attendre à plus rien qu’attendre encore si (les cigarettes les pas si)]

 

 

 

[stop ; stop]

que nos pas frapperont encore longtemps la route après nous que nos pas et d’autres peurs [      ] s’enrouleront aux branches se [     ] disloqueront avec les possibilités du devenir que ça suffira (l’angoisse et) autre chose de la nuit ça suffira ça [     ]

[après nous la nuit le silence la fin de toutes les routes après nous les peurs qui ne les vides les interstices qui ne de nos respirations qui ne ça suffira nos langues qui ne]

 

 

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:54

 

 

[ comment nous ; le sable ]

dans le soir à terrer ce désert comment nous le sable et plus rien que le désastre plus rien que nous à terrer dans le soir la peur et le vide que nous [     ] à terrer à saisir nos mains de ne plus voir (la nuit la peur) à saisir nos mains de déserter comment dans le sable nous pelletées après pelletées le silence le sable

 

 

 

 

[ cette violence ; déserter ]

nos langues dans le sable nos langues de ne plus voir [      ] cette nuit instants après instants nos langues (dans ; dans) (nous n’avons-nous) [       ] dent après dent après grain après grain cette nuit comment le désert la nuit comment [     ] la guerre déserter cette violence du fond du corps du fond du [      ] vivre cette violence enfin dans nos (dire/parler/ressembler/rassembler) cette violence [                     ] pourtant : nous n’avons jamais eu peur jamais eu ni hier ni [     ] maintenant jamais

 

 

 

 

[ croire le fracas ; se rassembler/ressembler ]

plus jamais ni hier jamais plus cet affaissement des mondes cet écroulement du corps à croire [      ] que le fracas lorsque tout absolument tout (et la peur) à croire se disloque [     ] à croire que le fracas et nos devenirs à rassembler/ressembler (se)

 

 

 

 

[ à croire que ; au fond jamais ]

lorsque la nuit dans notre dos et nos attentes [     ] la nuit dans notre dos venue lorsque la nuit à croire que [     ] ces histoires de peur (venue pas venue) ces histoires de [     ] désespoirs du fond du corps (de désespoirs) au fond du corps jamais (plus la peur plus) à croire que d’autres désastres d’autres guettent à croire que le monde reste (encore) à trouer

 

 

 

 

[ ce monde ; le regard ]

ce monde à blanchir nos os ce monde à [      ] trouer ce qu’il nous reste de regard ce monde enfin (la peur nous/noue/l’angoisse) à croire que nous avons par trop accepté [      ] par trop ce monde de ne plus voir et trop accepté [      ] le sable la terre et la peur de cette nuit qui nous traverse (le visage le ; regard ; ce monde)

 

 

 

 

[ à croire que ; à regretter le ]

lorsque quelque chose s’est éteint dans le soupir quelque chose à croire que la nuit était plus loin que la nuit quelque chose éteint dans notre dos (cette peur nous cette peur n’avons) à regretter le jour où la lumière a cessé où les branches ont tressé les ombres à regretter le jour à croire que [      ] plus rien ne viendra/voudra

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 17:17

 

 

 

En novembre 2013 vient de paraître, aux éditions l’atelier de l’agneau, Littoral, de Franck Doyen. Livre attendu s’il en était, Littoral est l’aboutissement d’un long travail – presque douloureux d’après ce que m’a confié son auteur – sur un des nombreux aspects du lalangues et de l’engagement par la voix. En effet, ce texte qui, au départ, a une existence propre et autonome, et a pour support l'écrit, sert parfois de « partition » au duo Pasang (composé de Franck Doyen et Sandrine Gironde). Littoral n’oublie ainsi pas de rappeler l’aspect sonore, ou du moins performé, du travail de l’auteur.

Littoral se présente comme un « récit poétique fragmenté » (formule que j’emprunte à l’auteur) littéralement relié par de longs traits typographiques. Le récit se donne comme un récit d’anticipation à la seconde personne (« vous »), dans une période et une société clairement post-apocalyptiques, où un personnage, habitant « une cabane sur la grève » rejoint, chaque jour, son lieu de travail : un charnier.
De par cette présence manifeste de la mort, et du désastre global, Littoral est peut-être un des textes les plus sombres de Franck Doyen, traversé par les thèmes de la fragmentation et de la décomposition, thèmes illustrés par ces images obsédantes de corps disloqués (« trois fois par trois fois le bras se détache du reste du corps ») p. 7), et par une langue elle aussi disloquée.

Littoral est un récit symbolique, l’anticipation d’une situation plus que présente, sur devenir de nos sociétés actuelles. En effet, ce morcellement physique des corps, puis ce morcellement sonore par la langue et l’écriture, semblent être le pendant du morcellement du corps social, et du désastre qui gronde

 

« _____vous serriez chacun si fort qu’ils auraient pu s’effondrer en poussière__vous serriez chacun si fort que cesse cette entreprise de destruction des arbres des plantes des bêtes à cornes des oiseaux et de l’homme par l’homme___que cesse enfin cette vie remplie de larmes__________________que cesse enfin cesse enfin cesse enfin_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ »
 

Le rôle des traits typographiques est ici assez intéressant : par eux le texte semble haché, disloqué, mais aussi unifié. Ils marquent les pauses sonores (comme nous l’avons dit, Littoral sert de partition), séparent, mais relient également. Ils sont l’aspect microscopique d’une entreprise macroscopique : les traits sont le littoral qui est ici présenté (on retrouve d’ailleurs ce trait en blanc sur fond noir, sur la couverture). Voici ce que dit Franck Doyen de son projet d’écriture :

 

« Le lecteur est sur le littoral : le littoral entre le réel et l’imaginaire, le littoral entre écriture et lecture, mais aussi entre auteur et lecteur, entre réalité de la chose écrite et son interprétation. […] Le personnage (qui est le « vous ») incarne un survivant dans un monde dévasté. Il évolue du silence de son lieu d’habitation (une cabane sur la grève) à celui de son lieu de travail (un charnier) : soit d’un littoral (géologique) à un autre (philosophique), entre la vie et la mort. »

 

Nous sommes donc ici clairement dans l’écriture du désastre, marquée par la présence, de plus en plus important au fil des pages, de langues inventées, jusqu’à la reprise des titres de sections, eux aussi en langue inventée :

 

« _______lov pasang vadomia më si cesses ________________________

________________vladoöm in maïnawa psss______________________
__________________________xingao va _______________________
________________________________________________________
________________________________________________________
_______________________________________________________ »

 

Cette place faite à la glossolalie est assez ambiguë : pleine d’une charge positive car elle implique la réinvention du corps-langue morcelé et maltraité, sa réinvention hors du désastre du littoral, elle a également son aspect négatif : cette glossolalie implique-t-elle l’idée d’une incompréhension mutuelle grandissante dans les sociétés, d’un morcellement par la langue, qui se délite ?

En définitive, cette place grandissante faite aux langues inventées illustre-t-elle une éclaircie, ou bien le désastre qui progresse ? L’auteur ne tranche pas, mais nous penchons pourtant vers l’idée d’une écriture du désastre, tant le texte s’écrit dans un style apocalyptique (au sens de « révélation » : révélation du corps, de la langue, de la langue du corps et du corps de la langue), qui laisse une large part à l’enlisement, symbolique de l’enlisement d’une époque.

Littoral est ainsi une écriture de l’entre-deux, de l’indécision presque : entre-deux entre la vie et la mort, entre la réaffirmation d’une langue et sa négation par la décomposition (au sens propre comme au sens figuré), entre l’humain et le non-humain, entre la marche et l’enlisement, l’espoir et le désespoir.

 

« _____mais vous êtes bien aussi vivant que votre amour et votre désespoir_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ »
 

 

Yannick Torlini

 

 

 

 

Franck Doyen, Littoral, éd. atelier de l’agneau, collection architextes, 2013.

ISBN 978-2-930440-69-9

15 €

92 p.

 

 

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:04

L'association Le Mot Ment organise une scène poétique ouverte, au CCAN à Nancy, le samedi 30 novembre.

Slam, poésie expérimentale, théâtre, mise en voix et en musique... Tout est permis ! Apportez vos textes, vos instruments : la scène vous est ouverte... et le bar aussi.

 

Rendez-vous au CCAN, 69 rue de mon désert, 54 000 NANCY

Le 30 novembre à 20h30

Entrée libre

Venez nombreux/nombreuses !

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 18:39
AEG, par André Gache
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 15:04

 

C'est très bientôt !

Librairie Geronimo, 2 Rue Ambroise Thomas, 57000 Metz 

 

Performance de Lionel Marchetti à la librairie Geronimo (Metz). - partenariat avecl’association Fragment - Metz.
tél : 03 87 74 48 01 
entrée libre


LIONEL MARCHETTI
Lionel Marchetti textes, voix, revox

 

"Lionel Marchetti dont on connait le travail de compositeur de musique concrète, d’improvisateur musicien et d’écrivain essayiste sur l’art des sons, écrit depuis toujours des poèmes même si très peu sont édités sur papier à ce jour (cf. revue en ligne lampetempete.fr pour des versions en édition numérique). Après avoir écrit de longs recueils comme Les fleurs tombent ou encore Cahier Japonais, il travaille actuellement à un Livre des falaises (journal du musicien), recueil d'une centaine de poèmes tirés tant de ses carnets et journaux que de ses pérégrinations lors de ses tournées musicales.
Quelques fragments du Livre des falaises seront lus ce soir et mis en son sous forme d'une performance live électronique et acoustique."


 

Merci de partager un maximum l'information !

 

​Notre page facebook :
www.facebook.com/poema.lorraine

 

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 15:26

 

 

[ la route ; l’instant ]

l’avancée progressive de ce qui (dans la peur dans) n’attend pas lorsque la nuit (la peur) est venue lorsque la route s’est arrêtée sous nos pas (eu pas) et vos petites vies bien assises vos petites vies qu’il faudrait replacer bien au centre du corps vos petites vies bien prises dans l’instant [       ] (à venir à)

 

 

 

 

[ parler le regard ; fuir la pesanteur ]

vos petites vies dans le silence dans la [     ] peur (pas eu pas) ce regard jusque dans vos bouches ce qui n’a pas été vu pas été lorsque la nuit nous est tombée dessus lorsque [     ] dans les ombres les cigarettes (pas eu peur nous n’avons) les instants troués nos petites vies si lourdes d’ombres pourtant si lourdes ce que nous fuyons pourtant les instants si

 

 

 

 

[ le brouillard ; dans les instants ]

dans le brouillard vos petites vies dans le brouillard et l’instant cette échappée que nous n’avons pas (peur nous n’avons pas eu) cette [     ] lorsque la nuit est venue plus rapide plus lourde lorsque [     ] le seul fait d’ [     ] éviter le moment venu la terreur et les instants qui (le brouillard l’angoisse) le seul fait d’exister devenait [     ] un aveuglement

 

 

 

 

[ plus vouloir ; plus résister ]

nous n’avons pas eu peur (pas eu) jamais lorsque la nuit jamais (eu peur pas eu) dans notre dos s’est [     ] approchée s’est disloquée la nuit [     ] dans notre dos (plus vouloir) et le souvenir et les silhouettes (peur pas eu pas) ce désastre où le corps plus résister plus rien vouloir plus rien le corps la nuit les ombres le dos

 

 

 

 

[                    ;                    ]

rien le corps [     ] rien le [     ]

 

 

 

 

[ cette guerre ; la soudaineté ]

quand plus rien n’avance quand [     ] l’immobilisme plutôt que (la peur la) stabilité dans cette nuit soudaine cette nuit nous arrêtés vous immobiles dans [     ] vos [     ] petites vies la guerre du corps contre le corps vos petites vies et [     ] ce qui a disparu avec le jour lorsque nous n’avons pas eu peur lorsque ce qui a (pas eu la peur pas) disparu

 

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 15:37

Amis lorrains (et même les autres), nous avons besoin de votre aide :
cette année se crée en région lorraine le festival Poema, axé sur les écritures poétiques contemporaines.
Il s'agirait d'adhérer et de partager au maximum le lien de la page du festival :
https://www.facebook.com/pages/Poema/680328215318593

les détails de la programmation sont à venir
ainsi qu'un blog

Pour le moment : Lionel Marchetti sera en performance à la librairie Geronimo à Metz, le 29 novembre

La programmation provisoire pour 2014 est ici :
http://cie-lescalier.com/POEMA_Accueil.html

Merci de partager, de faire connaître un maximum, d'en parler autour de vous. Les écritures poétiques ont besoin de vous !

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