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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 12:28

 

 

 

 

PARFOIS, RIEN NE PEUT, PASSER ENTRE LES MAILLES, DES MATINS, TOUT LE TEMPS. OUI PARFOIS ÇA SE BLOQUE. DANS L’IDENTIQUE. L’IDENTIQUE À MOI, QUI ME FIGE, COMME UN MIROIR, SANS TAIN. MON MOI EST D’UNE TRANSPARENCE, OPAQUE DANS LE QUOTIDIEN. DE LA PAROLE. ÇA S’ÉTEND ET S’ARRÊTE, DISPARAÎT, DANS UNE BRUME DE SIGNIFICATIONS, MAIS ÇA VEUT. MOI AUSSI. LE MOI QUI ESSAIME, DANS LA LANGUE PRESQUE. ÇA VEUT. ACCÉDER AU NOMMÉ, AU NOMMABLE, DANS L’EXISTENCE INNOMMABLE, DES VALEURS. TOUT A UNE VALEUR, MÊME LE MOT. LE MOT EST UNE MARCHANDISE, UN CORPS QUE L’ON VEND, LOUE, ACHÈTE. ACHÈTE-LE, TON CORPS. IL LE FAUT. CHAQUE MATIN. CHAQUE MATIN JE M’ACHÈTE, DANS LA LANGUE PRESQUE, LA LANGUE PRESQUE MOI. JE ME CHERCHE. JE SUIS NULLE PART. JE SUIS DU SENS. UN SENS UNIQUE. LE SENS À SENS UNIQUE, ÇA NE PASSE PAS, DANS LA LANGUE, LA LANGUE DE RIEN. LE RIEN, TOUT AU FOND, DE MA MANIÈRE. MA MANIÈRE D’HABITER L’ICI. MA MANIÈRE ROGNE, ET RONGE LE TOUT, DU TROU DE MA LANGUE. UNE IMPASSE. UNE IMPASSE D’EXISTER DANS, LE MAINTENANT. LE MAINTENANT DE JAMAIS. JE SUIS EN PASSE D’EXISTER, DANS, LE PASSE-PASSE DE LA PAROLE, VIDE. ÇA PASSE, ÇA REVIENT. ON N’ÉCHAPPE PAS À. ON N’ÉCHAPPE PAS À, L’EXISTENCE. JUSQUE, DANS LE LANGAGE, SANS DIMENSIONS.

 

 

 

 

 

Yannick Torlini

 


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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 16:24

 

 

Tapages vous souhaite une belle nouvelle année  bien arrosée ! Pensez aussi à arroser votre femme, tant qu'à faire...


 

gros-sexe-copie-1.jpg

 

 

 

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 19:39

 

 

 

une-femme--une-pipe--un-pull.jpg

 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:48

 

 

 

 

hygiene-moderne-copie-1.jpg

 

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 14:37

 

 

Sur Tapages, nous fêtons Noël à notre manière et sans jamais perdre de vue ce qui nous tient à coeur : la poésie. Aussi, nous rendons ici hommage à Bernard Noël et ses Extraits du corps, un recueil majeur publié en 1958 (si lointain et pourtant si proche !) 

 

Le corps est un langage pour moi. Un langage qui m’a permis de réarticuler les mots ensemble, en me référant à quelque chose de déjà précis, de déjà fondé, le corps. Quelle porte ouverte sur quel vide, étreinte avec quel extrême, pour nous réservée ?" 

 

9782070336968

"le je passe du tu

au toi souffle

une bulle

devient un autre

recommence au bord

des lèvres

passe du je au je

cousant sous un meme visage

tous les passants 

la langue signe le corps

chasse l'espèce

l'encage

d'âme"

                  

 

 

 


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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 20:05

pieds1 - Copie (1) - Copie (1)

Yannick Torlini, Yannick Glaas et Yannick G. s'en vont au bar : après l'effort, le réconfort

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 11:53

Francis Ricard & Bernard Noel VS Commercial vente

 

 

Champ / contre champ

            Notre musique

 Saturation du discours

   Chant / contre chant

 

    Tapages



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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 22:19

 

 

la langue des fantômes

 

 

 

comment faire ne serait-ce que
le premier pas dans la possibilité
de moi dans l’arythmie du je
mon caillot de sens dans le sang
de partout d’un bout à l’
autre du corps ça se démène
dans les matins qui n’en finissent pas
dans la corpulence des jours identiques
dans les silences de vivre silex
du feu de jamais dans le
café trop noir du quotidien
et les saisons froides d’exister
le moi remue avec ses entrailles
le moi me remue dans la
mixture de la langue figée

 

 

les paroles et ces passantes à
qui l’on voudrait crier des
je t’aime du fond du bourbier
d’être là sans solution oui
je t’aime dialogues de la vie
souterraine et des faiblesses
de la voix sans desseins

 

 

le corps est une pâte molle
le corps est une glaise de
chaque instant glaireux
dans le ça n’avance pas je
tais et la terre sèche soudain
nous ne construirons rien
puisque nous sommes le rien
du fond de la gorge vivre
à peu près l’hésitation de
tout le temps nous tue à
petit feu la gueule dans la
merde de presque ça avance
plié sous le poids du soi
tacite et tangent ça avance

 

 

je me cherche mais je
ne me trouve pas je
me cherche mais je
suis introuvable ici au fond
du trou d’ici et maintenant
ici tout au fond du là-bas
ici la main tendue en signe
de résignation ici esquisse le
geste embourbé dans le
semblant de jamais ici je ne
sors du je tandis que dehors
la vie continue ici ou fait
semblant

 

 

parlons-en de la vie ou
plutôt n’en parlons pas
puisqu’elle a choisi de se
taire ou de n’être qu’un
mot sur une page sans nous
chaque matin j’existe ou
je pourrais toujours un peu
tout au fond tout au fond
du trou de la voix vive
un peu plus un peu plus

 

 

la voix vivre se perd dans
nos chemins et nos routes toutes
tracées raccourcis terrés dans la
mixture de tout-le-monde je se
noie je se noie dans le noyau
de la parole sans adresse
du monde-objet à prix coûtant

 

 

chaque jour je suis un
slogan publicitaire

 

 

et la parole se monnaie au
prix d’exister moindre dans
la langue qu’on nous inflige
jusqu’à l’affliction d’être ou
n’être pas quelque part le nous
tiré d’un chapeau au hasard de
nos recommencements jusque
dans la vie en solde
criez à votre tour

 

 

je me vomis je me
vomis par tous les pores
du moi je n’en veux plus
du moi avec des mots tout
est indigeste il suffirait de
vomir le moi avec l’âme
du dedans l’âme qui est
tout au fond du bubon d’être

 

 

pris dans le parler adipeux
de l’instant identique pris
dans le hier de demain le
maintenant de peut-être le
jamais de encore et encore le
et si mais non le temps
est gras le temps est rond
le temps s’est bloqué dans
la gorge de milliers de nous
le temps se fout de nos
silences de mort

 

 

je n’existerai pas tant que la
langue du presque me parlera

 

 

 

 

Yannick Torlini

 

 


 

 


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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 11:10

 

 

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 19:31
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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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