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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 18:27

 

christele 11 copier 2 901Le photographe professionnel Xavier Zimbardo a très gentiment accepté de nous laisser reproduire ici quelques photos de son site. (tirées des galleries "Les fantômes du métro", "Malinka" et "Sensitives"). Ces photos nous avaient attirés par le rapport qu'elles entretiennent au corps et par l'habitude qu'a Xavier d'illustrer la plupart de petits extraits de poèmes (René Char, Rimbaud, etc). Nous vous laissons les découvrir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le propre des arts visuels n'est pas de gloser mais de travailler sur la puissance évocatrice des formes, de les porter à un tel niveau d'intensité, à un tel degré d'incandescence, qu'on perçoit soudain l'œuvre traversée par une impalpable présence, au-delà d'elle-même. Présence que l'on serait bien en peine d'expliquer, aussi spirituelle et aussi charnelle en son acmé que l'amour fou. En nous conduisant vers l'essentiel, vers ce meilleur de nous-mêmes par l'approche du cœur de l'Etre contre le consumérisme des dévots de l'Avoir, les œuvres d'art traversent notre époque tiède et blasée avec cette irréductible aura de mystère qui donne le frisson et l'espoir, qui soulève les belles colères ou éveille plaisir et passion.

 

Au-delà du débat actuel sur photo argentique et photo numérique que le chemin de l'art vivant se chargera de régler dans sa marche, il s'agit de s'intéresser à la photographie en ce qu'elle révèle d'obscur et de lumineux, à la photographie quelle qu'elle soit mais en tant qu'art et approche du numineux (du latin numen : divinité, puissance divine), du sacré. Qu'est-ce que le sacré, me dira-t-on ? C'est tout ce que je ne pourrais vous dire mais qu'au travers de l'œuvre on parviendra peut-être à sentir. « J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or », écrivait Baudelaire. Et par « or », il faut bien sûr entendre la seule vraie richesse, notre poétique vérité, pas les lingots qu'on empile pour, à son dernier souffle, prononcer avec un ultime regret « Rosebud ». La tâche de l'artiste reste la même, celle d'un alchimiste qui dévoile et transcende.

Xavier Zimbardo

 

 

 

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:19

 

 

Il s’agit bien de se faire homme, à chaque instant, sans relâche. 

Il est bien que pas un homme, à chaque instant, sans relâche. (arabe)

Pour ce faire le droit, pour tout le temps sans délai. (latin)

Il est un homme sans la grâce, à chaque instant, il suffit d'exécuter. (japonais)

Il est bien de faire l'homme, à chaque instant, sans répit. (anglais)

Il est bien de faire les gens, à chaque instant, sans répit. (yiddish)

C'est une bonne personne ne respire pas, à chaque instant. (chinois simplifié)

C'est bien fait, à chaque instant, sans relâche. (créole haïtien)

L'homme sans relief et, à chaque instant, de le faire. (Indi)

Il est bon de faire de la personne, à tout moment, sans répit. (hébreu)

Il s'adresse aussi aux personnes, à chaque fois, pas le temps de repos. (vietnamien)

Bravo à l'homme, à chaque minute, sans escale. (russe) 

Il est bien de faire l'homme, à tout moment, sans préavis. (persan)

Il était un homme bon de faire tout le temps sans repos. (thai)

Bravo les gens, tous le temps, sans répit. (géorgien) 

 

 

 

Il s’agit bien de se faire homme, à chaque instant, sans relâche. 

ليس على ما يرام  رجل ،  في  كل ساعة، لا رجعة فيه.

Bene non homo, omni hora, irrevocabiliter.

まあ取消不能の形ですべての時間に男は、

Well, all the time man has irrevocably.

נו, אַלע די צייַט מענטש האט ירעוואַקאַבלי.

嗯,所的人不可撤时间

Ah, tout moun yo yo pa kapab revoke.

आह, हर कोई, जब वे निकाल दिया नहीं जा सकता.

אה, כולם, כשהם לא ניתן להסירו.

Oh, tt c mi ngưi, h không th đưc g b.

Ах, все, что они не могут быть удалены.

اوه، همه که نمی توان از آن حذف شده است.

โอ้สิ่งที่มันไม่สามารถลบได้

ოჰ, რა ვერ წაიშლება.

Oh, ce ne peut pas être supprimé !

 

 

 


(1)    La première phrase est traduite dans chacune des langues ci-dessus, par google traduction. Puis, je prends la phrase en langue étrangère et j’inverse directement le processus pour redonner la phrase en français.

 

(2)    La première phrase est traduite en langue étrangère par google traduction. La phrase donnée est-elle-même traduite dans une autre langue étrangère (dans le même ordre que le texte précédent). Puis l’on revient au français.

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 19:17

 

 

 

Et puis et puis rien qu’un instant rien qu’un tout petit instant du fond de tout ça rien qu’un instant encore mais rien oui rien qu’un instant oui rien qu’un petit rien un instant un petit instant de rien du tout mais qui meublerait bien tous ces grands instants qui ne veulent pas ou qui ne peuvent plus

 

 

Et puis rien qu’un instant il était une fois

 

 

Sans que rien ne passe non mais seules les journées qui s’étendaient comme une mer oui il était une fois les journées qui s’étendaient comme une mer trouble à la fenêtre pour mieux oui pour mieux refluer il était une fois les journées qui refluent ailleurs comme une mer nulle part vers la nuit oui vers hier encore oui ou non encore hier vers l’absence de tout oui vers l’absence de tout et de rien

 

 

Il était une fois l’absence de tout l’absence de toi de moi de soi de soi-même  il était une fois l’absence et la mer oui l’existence c’est une mer en absence qui reflue à l’intérieur de rien mais comme si c’était tout regarde il pleut sur la fenêtre de la mer rien qu’un peu regarde on dirait que c’est tout et qu’il pleut un peu

 

 

Regarde les saisons qui se noient et les oiseaux qui s’ébrouent comme des cadavres de printemps

 

 

Regarde on dirait que c’est l’été rien qu’un peu regarde regarde on dirait que c’est l’été et mai se barre et on est en novembre déjà regarde l’été comme il reflue à l’intérieur de ton corps de malheur regarde l’été comme il reflue vers rien regarde comme l’été c’est en fait l’hiver regarde comme il fait toujours froid dans l’âme et dans le corps et dans la chambre où reflue la mer qui n’est rien

 

 

Il était une fois tout ce que l’on avait oublié de vivre il était une fois des creux qui espaçaient nos chairs et nos âmes comme des rayons de lune de soleil de supermarché il était une fois la voracité du vide il était une fois c’est vide

 

 

Il était une fois la mer et je suis en vie regarde il était une fois la mer et je suis envie

 

 

Et j’ai la vie sous vide regarde ma vie c’est un vide regarde il pleut regarde je suis sous vide et c’est la mer et il était une fois encore et ça reflue le vide ça reflue les intestins il était une fois et ça reflue l’âme mais quoi encore ça vient oui ça vient toujours au bon moment mais jamais mon corps n’est qu’une écume refluant avec la mer qui n’est pas

 

 

Oui ça vient toujours mais jamais ça vient toujours au bon moment mais jamais au bon moment il était une fois ça ne viendra pas il était une fois ça ne viendra jamais car ça viendra hélas

 

 

Il était une fois et demain je ne suis rien il était une fois et demain non il était une fois et demain je fais les courses et demain je vis et demain j’achète quelque chose peu importe quoi et demain j’existe et demain je reflue et il était une fois demain je vais à la plage

 

 

Il était une fois demain je suis la mer

 

 

 

 

Tristan Solman

 

 

 

 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 16:37

 

 

Tapages tient à vous signaler la récente naissance d'un blog consacré à Ghérasim Luca. Le site, véritable source d'interrogations, d'analyses, et de partage d'informations sur le poète roumain, a été crée par Serge Martin (alias le poète Serge Ritman, que vous devez absolument connaître).

 

Allez y faire un tour, même si vous ne connaissez pas (encore) Luca, ça vaut le coup.

 

 

http://gherasimluca.blogspot.com/

 

 


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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 08:41

Tapages s'ouvre.

 

Toutes les productions que vous nous soumettrez seront les bienvenues,

la seule condition étant qu'elles s'accordent à notre ligne éditoriale.

 

Nous contacter.

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 14:52

numérisation0005

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:06

Le poème est fait tout de silence et de mots arrachés difficilement à la pesanteur d’un monde clos et sans lumière. Le cri qui s’en dégage n’est pas tant un cri de révolte et de combat que le cri d’un nouveau né balbutiant ses premières paroles. Il s’agit bien de se faire homme, à chaque instant, sans relâche. Il s’agit bien d’arracher au discours, au silence, à la nuit, le mot le plus dur, pas tant pour le jeter à la figure que pour le poser devant soi et se dresser face à la mort, comme un homme. Le geste, on le sait, n’est que le prolongement d’un mot plus écouté qu’un autre, le corps n’est pas tant fait de muscles, d’eau, et de sang, que de borborygmes  et autres synonymes saillants  au cœur du langage. Aussi est-il urgent de proférer ces paroles qui font se dresser les corps. Aussi est-il urgent de poser sur l’abîme un mot fait de chair, et se tenir là plus vivant qu’auparavant, moins faux, moins courbé, dégagé pour un temps de la voix des sirènes et autres illusions merveilleuses de la caverne. Dire du poème qu’il est obscur est un contresens, il n’y a rien tant que le poème pour être en quête de lumière, rien tant que le poème pour faire se tourner le visage de l’homme vers le soleil et c’est d’un trait de lumière, trait d’esprit s’il en est, que le poème s’attache à pourfendre les marchands du temple et autres discours qui crient bien trop fort pour être honnêtes. Pour autant, le cri du poème n’est pas tant un cri de révolte et de combat que le cri d’un nouveau né au jour, aussi le poème ne cherche-t-il pas tant à chasser les ombres qu’à se tourner vers la source de la lumière et vivre au plus près de cette vérité qui fait de nous un homme. Le poème est celui qui crie plus vrai et plus longtemps que les autres, son cri passe outre les discours contingents, pour faire se dresser les corps et la vie.

 

Jean-David Lemarié

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 22:17

 

 

 

Ce n’est pas dans mes habitudes de m’expliquer sur ce que je fais, sur les raisons de mes démarches poétiques et artistiques au sein de Tapages (existent-elles réellement, ces raisons ? toute poésie n’est-elle pas un tant soit peu gratuite, à l’heure où tout se monnaie ?). Je ne suis d’ailleurs pas fixé quant aux diverses modalités de mes poèmes : ça émerge et disparaît, essaime et se désintègre, ça suit ou ne suit pas. L’éclatement gagne du terrain – miné, le terrain. Mais je n’avance pas prudemment pour autant.

Je n’ai plus de formes, je n’en ai jamais eu, je n’en voudrai jamais.

Mais ce que je peux dire, c’est que tout part d’un unique constat : à l’heure où nous nous décomposons, à l’heure où nous consommons, à l’heure où nous chômons, nous surmenons, peuplons les hôpitaux psychiatriques de nos dépressions, privatisons nos misères pour ne plus les avoir à charge, pour finalement retourner à la publicité, au vain, au factice, au puant – que nous reste-t-il ?

Que nous reste-t-il lorsque tout fuit vers le vain, le tous-les-jours, ce qui est de plus en plus déshumanisé, de plus en plus monétarisé : la prostitution consentie à l’échelle mondiale, dans chaque foyer, dans chaque tête, dans chaque langue même ? Parce que le centre de tout cela, le centre de ce bordel social et humain qui ne nous guette plus, mais nous a déjà gagnés, reste – j’en suis convaincu – la langue qui, peu à peu, se gangrène elle aussi.

Nous sommes des slogans publicitaires.

Nous sommes des images promotionnelles.

Nous sommes la pornographie.

Achetez-nous, vendez-nous, chacun y trouvera son compte, qu’on nous répète. On y croit, oui, à ce langage, ce langage sériel, comment ne pas faire autrement ? Celui qui n’y croit pas, c’est le marginal (mais Tapages se veut comme un groupe de marginaux).

Dans nos moindres gestes et nos moindres mots, la langue devient une marchandise. Ou plutôt : la langue devient le support de la logique marchande, le socle d’échanges non plus humains, mais matériels, d’échanges non plus poétiques, mais communicationnels. Ne nous étonnons plus de la solitude qui nous gagne, du Xanax qui remplace nos petits déjeuners, de nos angoisses face à la baisse du pouvoir d’achat (le pouvoir de se soumettre à la langue du 21è siècle), de la crainte quant au devenir du monde.

La maladie de la langue est le reflet de la maladie d’une société.

Je ne me fais pas pour autant le défenseur du bon usage, ni de la grammaire, de l’orthographe, ou de l’accord des participes. Ces règles ne sont pour moi qu’un outil de discriminations sociales parmi tant d’autres (l’époque est de plus en plus ingénieuse), une connerie visant à appuyer « l’identité nationale », à l’heure où ces deux termes accolés (ou non) devraient être foutus au vide-ordures de l’Histoire : l’étranger, le « non-intégré », c’est celui qui ne maîtrise pas la langue du pays d’accueil (sorte de « barbare » au sens étymologique) ; or, on ne progresse pas en se figeant dans une quelconque identité, une quelconque nationalité, une quelconque langue normée (une langue fasciste, aurai-je presque envie de dire), mais allez dire cela aux professeurs, aux ministres, aux élèves et électeurs.

Soit. j’ai décidé, au sein de Tapages, d’être un étranger, un barbare, un récalcitrant à l’intégration sociale.

Non, je ne parle pas d’orthographe, mais plutôt d’un pouvoir créateur de la langue, d’une création gratuite, donnée sans concession, entièrement, pour sa simple et tragique beauté. Je veux de l’inutile au pays du tout-utile. Je ne veux servir à rien dans un monde où chacun a une utilité.

Je ne veux pas être une marchandise.

Un coup de pied dans le gigantesque cul de cette fourmilière, voilà ce qu’il nous faudrait. Oui, il nous faudrait du violent, du dégueulasse, de l’inadmissible.

Je veux de la merde fraîche dans les fleurs factices de l’aujourd’hui.

Voici les raisons de ma poésie. Voici les raisons de ma poésie au sein de Tapages : resignifier ce qui n’est plus signifiant, trouver encore un peu de vie dans la taxidermisation de la vie concédée à chaque coin de rue, de page de journal, d’écran de télévision. La langue vit et bouge, la langue n’accepte aucune place ni aucune forme prédéfinie. La langue n’a plus rien à faire avec l’argent, le consensuel, le politiquement correct.

À l’heure où j’écris cela, je pense qu’il n’existe plus que deux moyens pour sortir de la glu du quotidien et du fric : soit tout brûler, tout détruire, mettre fin au système, le noyer sous les cendres et la terre, soit se réapproprier la langue, la prendre à bras-le-corps, la remodeler continuellement, ce qui pourrait nous sortir de la société de l’image figée, aseptisée et vendue à plusieurs millions d’exemplaires. Il ne nous reste qu’à choisir, et vite.

De la vie, il faut de la vie. Gratuite. Mouvante. Écœurante.

Il faut détruire, tout détruire, dresser les barricades de la parole, chercher l’insurrection dans le verbe – correctement accordé ou non, correctement orthographié ou non, on s’en fout – écrire, des poèmes, des graffitis, de gigantesques « merde » lancés au monde, peu importe : toute poésie est, et doit être terroriste, une menace envers les régimes politique, social et linguistique établis (les trois vont de pair). Et inversement : tout acte linguistique dirigé contre ce qui est établi (et contre la langue elle-même), tout acte linguistique terroriste est poétique. Car tout se tient dans et par la langue. Nous sommes la langue et ce que nous en faisons.

Journalistes, présidents, ministres, députés, patrons, publicitaires, nous ne vous lâcherons pas.

 

 

Yannick Torlini

 

 


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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 17:43

 

 

 

Tapages a le plaisir de découvrir – et de vous faire découvrir – un groupe totalement décalé, mais aux travaux musicaux, textuels et visuels très intéressants : Le Manque.

 

 

 

 

 

http://lemanque.free.fr/

 

Nous on adore.

 


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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 18:55

 

 

 

la vue est une cataracte est un abri. l’œil dérive vers le bas est le geste. les choses ne passent pas se taisent. le fond des choses prend le large fond sur la langue. tout est clair est question de survie. il y a un double fond absorbe l’air des poumons. ce corps est un récif est un îlot de sens. la parole signifie ne veut rien dire. la chair pèse plus que le son n’a aucune consistance. le poème est une cataracte est une lueur.

 

 

 

 

le sens est le doublon de l’absurde


 

je suis écrivain. j’écris. toutes mes journées, j’écris. parce que je suis écrivain. parce que c’est ma situation. quand on me demande quel est mon emploi, je réponds « écrivain ». parce que c’est la vérité. j’écris sur des pages avec un stylo. après sur l’ordinateur. après un éditeur en fait un livre, et le vend. et l’éditeur me donne de l’argent en échange. ma vie est consacrée à l’écriture. c’est ce qui fait que je suis écrivain, quand je ne fais rien d’autre.

 



                                                 dans l’esprit de rien il y a tout
QUOI DONC                             sans doute rien quand même
                                                 beaucoup un peu sans rire
                                                 dans l’esprit il y a l’esprit et
                                                 de la parole aussi

 

 

le je se compacte le je est compacté le je se tient le je est brut le je est l’élan vers

 

 

 

QU’EST-CE QU’ON A À Y PERDRE

 

 

la laideur règne. la laideur est partout. dès qu’on ouvre les yeux, les volets, la bouche. tout est laid. dès qu’on ferme tout. la laideur est . elle entoure le tout. tout est laid. tout est abject. tout est petit. minuscule. tout est laid minuscule. il n’y a pas de place pour nous. il faudra bien qu’il y en ait un qui sorte.

 

 

 

LA VI CÉ BÔ

 

LA VI CÉ TRÉ JOLI

 

LA VI ON EN A PLIN LE COR

 

LA VI SA FÉ KON É VIVAN

 

LA VI ON EN REDEMENDE

 

LA VI CÉ MOILEU KOM UNE TRIC

 

 

 

je voudrais me perdre dans mon vide je voudrais me perdre dedans. je voudrais aller tout au fond je voudrais y aller. je voudrais ensuite ressortir je voudrais ensuite. je voudrais me refaire une santé je voudrais me refaire.

 

 

 

IL

 

FAUT

 

TENIR

 

BON

 

 

DANS

 

 

LA

 

LANGUE

 

 


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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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