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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 17:38

 

Performances et lectures de Franck Doyen :

LECTES&URES

Le 6 juin 2011 à 20h00 - Périphériques du Marché de la Poésie - MAISON D'AQUITAINE PARIS - pour l'Atelier de l'Agneau éditeur (http://atelieragneau.free.fr/)
Le 7 juin 2011 à 19h00 - en marge des périphériques  - LUCARNE DES ECRIVAINS PARIS - pour Propos 2 éditions (http://www.propos2editions.net/)
Le 19 juin 2011  - Les Estivales Littéraires du Saulnois - AULNOIS SUR SEILLE (54) - (http://parmotsetparseille.fr/)

PERFORMANCES

COLLECTIF ET  (Sandrine Gironde, Franck Doyen et Fabrikdelabeslot)

Les 27, 28 et 29 mai 2011 Festival Expoésie PÉRIGUEUX    http://www.ferocemarquise.org/expoesie.php
Les 11 et 12 juin 2011 - Festival l'Art des corps -LAGORCE (Ardèche)       http://pasdpanique.free.fr/
Le 2 juillet 2011 - Fête de fin de saison de la Kulturfabrik - ESCH-SUR-ALZETTE (Lux)       http://www.kulturfabrik.lu/

(Voir les horaires sur les sites respectifs)
&
"PASANG"  
Performance textes et voix / Doyen-Gironde


Le 20 juin 2011 à 19h00 - Périphériques du Marché de la Poésie - BPI - POMPIDOU PARIS
Soirée consacrée à la poésie sonore et à la performance avec Serge Pey, Sandine Gironde etFranck Doyen, Michèle Métail, Rocio Cerón, Julien Blaine, Charles Pennequin, Hortense Gauthier etPhilippe Boisnard 

 

 

 

Jacques Demarcq à Metz : 

 

Lecture autour du livre Les Zozios

 à la bibliothèque du Pontiffroy, le samedi 11 juin à 16h30, à Metz

 

 

 

 

Estivales littéraires du Saulnois :

 

Le dimanche 19 juin, de 11h à 18h, au château d'Aulnois sur Seille.

Seront présents, entre autres, Alain Helissen, Yannick Torlini, Franck Doyen.

Ventes de livres, dédicaces, lectures, performances, animations diverses.

 

 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 12:18

 

 

 

 

l’as-tu en tête cette cuisine

 

mais déjà je sais que cent fois elle fut l’unique envol de ta tête

si bien que cent fois

(mais le nombre n’est pas même une approximation

puisque tombant nous ne pouvons compter)

cent fois déjà la cuisine

et ta tête

se sont mutuellement effacées du décor

et ni ta tête ni

la cuisine

ne peuvent être une scène sans arrêter la théâtralité de notre rencontre

 

la blancheur des assiettes est le seul décor inamovible

et leur lumière ne se fixe jamais sans aussitôt arrêter le réel en plein rêve

 

reste une théâtralité sans théâtre

un décor sans lieu

puisque le vide est le décor plein d’un événement inassignable

qu’on ne peut isoler dans le continu lumineux d’une chute

 

tomber dans tomber

mais la caducité des modèles en fait un chemin où seul l’arrêt serait dangereux

une idée claire et distincte est le sol étal de la cuisine

la vitesse est notre seule survie

puisqu’elle seule infinit notre face-à-face avec l’infini

 

je dis vitesse

mais je pourrais tout aussi bien dire trouble

et je pourrais le dire très lentement

en surarticulant chaque instant de l’événement qui presque efface

fond entre eux tous les visages que nos bouches dans l’air font naître il y a foule

oui

il y a foule

dès lors que nous sommes en marche

nous sommes nombreux

nous sommes dans cette cuisine un nombreux

un des nombreux nombreux du monde et tellement

qu’on ne peut plus se compter

 

 

 


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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:45

 

 

 

P A R L E R


A R L E R P


R L E R P A


L E R P A R


E R P A R L


R P A R L E

 

 

(parole à double entrée)

 

 


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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 13:13

 

 

 

 

 

se vomir. comme je me réveille. se vomir. se réveiller. se vomir. se réveiller. sans cesse. comme un miroir. se réveiller se vomir. mouvement identique. comme un miroir.

                                                                    identique.

                           identique.

                           identique. 


ne jamais s’arrêter. ne jamais arrêter. comme un miroir. ne jamais pouvoir. arrêter.


se réveiller se vomir. chaque matin insecte. chaque matin comme je me réveille. insecte.


métamorphosé en homme

 (dixit Ghérasim Luca).

    insecte fait homme et.


et. que je respire. et. que je respire et. respire et. res. pire. cadence. et. res. pire. tout de même. un peu. et. par des poumons autres. et. extérieurs. et. des poumons du dehors et. des poumons dans. un autre corps. et des poumons. et.


dans le dehors de moi. mes poumons. ils sont là fonctionnent. dans le dehors. je m’intercepte. dedans. dans le dehors. des poumons. sont là fonctionnent. les poumons. au coin d’une pensée qui.


(                      (pensée = respiration)

 

                                                                                                     )

( ne jamais l’oublier )

 

                          au coin d’une pensée qui.


traîne et. traîne dans les déchets. du jour. une pensée traîne. dans le jour. abandonné.


une pensée. des poumons. une pensée. des poumons fonctionnent. une pensée. les poumons pensent.


je me réveille.

 

je colporte. ma rumeur de j’existe. je colporte. je me colporte dans. un corps en miettes je. colporte mon corps. je colporte. crie au jour le jour. colporte. crie le jour. colporte. colporte le jour colporte. ma rumeur d’exister dans. je me colporte. comme je respire. je me colporte. je respire. je colporte. ma rumeur dans. ma respiration. je respire.


 

iiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnspire


 

la pensée. est un hachoir. je me transforme je. suis viande dans l’idée. qui me pense je me morcelle. je suis en morceaux. je suis morcellé. je me reconstitue. dans la pensée qui. traverse les hachoirs. il y a. un morcellement. il y a. un hachoir. une pensée. un morcellement. une pensée.


je suis l’insecte fait homme. que vous chassez. dans les hachoirs de l’époque. je suis chassé. je. suis insecte humain. je. colporte ma rumeur d’exister. dans les hachoirs.


dans. chaque matin autre. dans des poumons qui. sont les miens. ne. sont pas les miens. autres. étrangers. des poumons. quotidiens. des poumons.

des hachoirs.

des pompes.

des morceaux.

des poumons.

des respirations.

des insectes.

 

je suis dans les frigos. que vous longez encore et. encore. et. encore. au quotidien. je suis. la pensée faite viande. la pensée froide. que vous longez. la pensée. passée au hachoir de je parle. vous me dévorez. je parle. je pense. je hache. vous me dévorez. comme je me dévore. en pensant. en passant. tout au fond. des frigos du vivre. tout au fond. ça passe. ça pense. ça hache. ça bouffe.


 

chaque matin. chaque matin. chaque matin. chaque. matin. cha. que. ma. tin. ch. a. que. m. at. in. chaque matin. chaq. ue ma. tin. chaqu. e m. atin. chaque matin. c. h. a. q. u. e. m. a. t. i. n. chaque mat. in. chaque matin. chaque matin. chaque matin ?


 

collusion de.

la langue et la viande.

collusion.

exister dans ce qui.

persiste immobile.

collusion.

je suis.

la bouffe.

de ceux qui ont faim.

je mute.

je me métamorphose.

me métaphore.

collusion.

je ne suis.

jamais.

identique à moi-même.

 

 

 


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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 12:17

 

 

 

 

je te l’ai dit

tout se tient aussi sûrement que cette assiette et la nécessité de vivre

aussi sûrement que la forme d’un arbre et les courants d’airs auxquels il est quotidiennement soumis

 

il a fallu des milliers d’années

avant que cette assiette vienne prendre sa place sur cette table devant toi

mais ce n’est qu’un instant de plus dans l’expérience critique de ta vie – c’est-à-dire de tout ce qui est toi qui t’échappe

alors dans ton assiette apparaît d’abord l’inefficience d’un calcul du temps qui ne commencerait pas par l’instant précis de notre face-à-face

et à chaque mot nous réécrivons une pré-histoire

une de plus à toutes les nôtres ajoutée

avec une façon de dire qui n’appartient qu’à l’avenir de la parole

même

et de manière encore plus certaine

dans la blancheur de ton assiette la lumière insiste et répète en boucle seulement que tout calcul du temps est en lui-même une répétition inutile

cette blancheur n’est pas un silence

mais l’aveu que tout calcul du temps n’est destiné qu’à en faire oublier le passage

à confondre la chronologie et l’histoire

pour mettre au passé ce qui passe et n’arrête pas

pour fermer le sac où le présent gigote avant qu’on ne le noie dans l’eau noire de la mémoire

dans les saccades il devient effectivement impossible de sentir le lent mouvement du moindre auquel on doit pourtant notre capacité

plus tard

d’en redire l’épanouissement général jusqu’à nous faire

à chacun de nous

un visage une voix un corps tels et certes

éphémères

ouverts à tout ce qui les change

offerts

que seule l’hypothèse de cette cuisine

de cette table et de ces deux chaises

les a rendus possibles

 

nulle chronologie

nulle métrique

nulle dialectique

puisque s’il y a un déroulement

il ne peut dérouler que ce qui n’existe pas encore

l’unité de mesure de ce qu’on vit change toujours

et l’étalon lui-même est d’une labilité telle qu’un rien de souffle suffit à toujours changer les chiffres

puisque seule la labilité de ce que c’est que vivre est l’unité de mesure concrète du temps

le glissement ici invente la corde par laquelle le face-à-face entre deux équilibristes devient un tissage total du vide

mais il n’y a pas non plus de technicité requise

il n’y a pas non plus de maîtrise

être deux ici et l’équilibre singulier qu’on y trouve est une version nouvelle de tomber dans tomber

c’est un rêve du réel tel que seul et pour cette unique fois comme toujours le réel est le rêve de sa propre réalité

 

 

 


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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 12:48

 

 

 

 

SEXIT / (*)

La première fois que j'ai marché, c'était dans la merde. / ne gaspille pas la lumière du jour / rien n'est pareil à rien / J'aime J'aime J'aimeplus il y a 8 secondes Commenter J'aime J'aime J'aimeplus il y a 29 secondes Commenter J'aime J'aime J'aimeplus il y a 2 minutes Commenter / les personnes sont des molécules, et certaines molécules réagissent à d'autres / individuellement : stables ; mélangées : incendiaires / l'eau s'enflamme / zone de transition entre deux systèmes métaphysiques / j'ai plein de traits mais aucun ne l'emporte / SEXIT : / éjaculé en tendant de toutes mes forces vers, hors ; / éjaculé pour sortir de ce monde, éjaculé pour sortir de ce corps / Quand on est au fond, on a des règles différentes. / un arbre accouche d'un bébé / Si je me fais sauter la cervelle sur la chaîne nationale, ça fera mouiller les filles ? / Je ne suis pas assez nombreux. / Rester en silence, fermer les yeux, écouter. / respirer le parfum des fleurs et aller dans le vent, un anus à la place de chaque téton / il y a de l'espoir dans les gouttes de pluie / Un basset mange un kebab sur la chaussée. / éjaculation oculaire / Mes organes sont _mélangés / Durant les tremblements de terre, j'ai le mal de mer. / Merci de ne pas nourrir mes statues. / Toutes les prises de drogues et d'alcool sont réalisées sans trucages. / La réalité, c'est ce qui apparaît quand on arrête d'y croire. / ton corps est un code secret / un arbre dont les branches sont des fusils, les fruits des grenades explosives, le tronc un canon / un arbre dont les fruits sont des flingues / La nouvelle écriture marque ses figures, son phonétisme et son alphabet. / Chaque centimètre carré de cette chose est comme sorti d'usine. / enfermée dans l'État pour être domestiquée, cette machine ne fonctionne qu'en se détraquant / ré-agençant les rapports entre les énoncés / La première fois que ça a marché, c'était dans un cimetière. / Ses pensées sont si fortes qu'il n'arrive pas à entendre la musique. / Acquérir une confiance en soi quand personne ne vous soutient ? (rires) / cerveau de flingue : une machine à injecter des idées dans le monde / souffrir de brûlures totalement incompatibles avec la vie / Tous mes plans reposent sur les émotions humaines. / j'ai cassé ma voix en plusieurs personnes / Elle : - Je suis Adam, j'ai caché ma bite entre mes seins. / Question à 1000 € : où est la... prodigieuse quantité de liberté disparue du monde ? / intervention chirurgico-spirituelle pratiquée à bouche nue / statues recouvertes d'oiseaux blancs et pépiant / 80% de la croissance des revenus va aux 1% les plus riches / beauté du monde. don de la vie / l’épanouissement de soi passe par l’inaction, la contemplation / Transformer les êtres en carburant, / Spectacle époustouflant à Disneyland Paris : les biorobots se sacrifient sur le toit de Tchernobyl / Nous appartenons tous à cet endroit. C'est pas seulement une chose. C'est une accumulation. / tableaux toxiques peints à l'acide, collection d'os, boîtes à scorpion, / images et mots sans fin (: trop plein de flux) / coke speed héro dans toutes les langues / rêve viral, eau en poudre, / peuple fabriqué de tous les peuples / repérer dans sa ville tous les antivols attachés à rien / j'ai plein de bouts mais aucun ne l'emporte / reconfig / Imaginer un monde où l'on ne puisse pas prendre de photo. Un monde sans photo. Très difficile à imaginer aujourd'hui... / port d'un générateur de bruit miniaturisé / un sentiment d’inachèvement pousse sans cesse vers autre chose / une déconcentrante sensation d'intensité dont on ne parvient à se défaire… / si ça c'est pas de la musique pour se bourrer la gueule / Lecture = stimulation transcrânienne répétitive (STR) / But : interférer directement avec les activités corticales aberrantes / Ces mots font partie d'un kit anti-suicide. / Il est interdit d'embrasser les statues. / Là-bas on ne sent pas ses dents, on n'a plus de bouche. / La technologie alimentaire crée de nouvelles sensations gustatives. / Le patient doit régulièrement réorganiser son cerveau à l'aide de bruits sélectionnés / albums connus par coeur de la première à la dernière seconde / le voile inversé : celui qui voile l'extérieur ; non pas un voile sur la peau, mais sur l'ensemble du monde (le monde entier est voilé pour elle) / Tous se referment sur leur cellule. / La première fois que j'ai marché, c'était dans un cimetière. / Consommez consommez, et ce jusqu'à votre mort / Tout ce que je peux, à part être gentil avec les gens, c'est ne pas les tuer. / J'organiserai un briefing lorsque nous serons prêts. / Allôve you :)

 

 

 

 

(*) Les syntextes-MR (série Réplicants achevée ; série amatemp en cours) sont de préférence à lire en écoutant Alien vampires, Xentrifuge, Hocico, Psyclon Nine, Arsch Dolls, Life Cried, Tamtrum, Lok-8.

 

définition de la forme syntexte

 

 

 

 

 

Mathias Richard


Né en 1974 à Paris-11.

Vit actuellement en banlieue parisienne (93).

Mathias Richard donne des concerts-performances rock/électronique (corps+ordinateur), ainsi que des lectures, tantôt sous son propre nom, tantôt sous le nom de R3PLYc4N. Un extrait ici.

En 2003 il co-crée Caméras Animales (éditions, activisme, organisation). [camerasanimales.com]

 En 2007 il fonde le mutantisme, mouvement artistique et de réflexion, communauté mi-réelle mi-virtuelle. [mutantisme.free.fr + mutantisme.blogspot.com]

(Manifeste mutantiste 1.1 paraîtra fin 2011 aux éditions Caméras Animales.)

 

Livres publiés :

- Musiques de la révolte maudite (Caméras Animales, 2004) [camerasanimales.com/livre03.html]

- Anaérobiose (Le Grand Souffle, 2009) [anaerobiose.blogspot.com]

 

Publications en revue (papier et Internet) : Sitaudis, Boxon, L'Angoisse, blog mutantisme, Écritures (spécial "Overwriting"), La Revue des Ressources, Chimères, Carbone, invidation, Talkie Walkie, action_writing, Hypercourt, Turbulences Vidéo, Peace Warriors, La Femelle du Requin, Décharge, Ouste...

 

Quelques liens :

camerasanimales.com/auteurs03.html

dailymotion.com/CamerasAnimales

myspace.com/mathiasrichard


 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:56

 

 

 

(collage d’après la paraphrase simultanée de trois bandes dessinées)

 

Il y a toujours quelqu’un pour délivrer Amandine

 

Axel le prince à la jeunesse qui décline dans la désolation

 

La reine-mère des termites télépathe

 

LE VIEILLARD ANTHROPOPHAGE

 

L’enfant aveugle

 

Conformément  aux principes enseignés par la secte des pauvres humains

 

La chasse à l’homme doit être sophistiquée dans ce désert d’Europe

 

Il ne faut jamais entrer dans ce monde là

 

Fermes abandonnées barbelés

 

UNE BOMBE TELECOMMANDEE QUI BRILLAIT DANS SES OS

 

Pourtant pourquoi ne pas tenter ce long voyage lorsque la réalité devient trop cruelle ?

 

LA FIN DE TOUTES LES GUERRES DE TOUTES LES HORREURS

 

DES REVES A VISAGE HUMAIN

 

Le paysage est dissymétrique les couleurs tiennent mal

 

Un ours un éléphant un robot une chouette un dinosaure un clown aux bras en croix

 

Des fleurs apparaissent des collines vertes

 

Un océan dont les oiseaux précédent le vide en sa pureté

 

 


 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 21:35

 

 

 

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

oooooooooooooooooL’amateur de poèmes sur les pommes de terreiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooAdore se taire les hivers lorsque le crépusculeiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooRecouvre son potager à cinq heures après midiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

oooooooooooooooooL’amateur de poèmes sur les lasers sort la nuitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooPour tester de minuscules lampes de poche quiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

oooooooooooooooooIlluminent les gens sans qu’ils puissent le voiriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia

oooooooooooooooooL’amateur de poèmes sur les pommes de terreiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooPasse sa vie dans un rectangle brun suffisantiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaa

oooooooooooooooooA ses humeurs qui respirent mal dans l’ombreiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia oooooooooooooooooL’amateur de poèmes sur les lasers et le cuiriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaa

oooooooooooooooooSort comme cul et chemise à travers les ruesiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooMarbrées de serpents dont la beauté dégénèreiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia oooooooooooooooooL’amateur de poèmes sur les pommes de terreiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooTrépigne aux plus beaux jours qui le rendentiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooFou à vouloir butter toutes ses fleurs d’amouriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia oooooooooooooooooL’amateur de poèmes sur les lasers ignore toutiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

oooooooooooooooooD’un monde sans cesse apparent qui le rendortiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

oooooooooooooooooFaute d’avoir trouvé une lumière jamais éteinteiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia oooooooooooooooooL’amateur de poèmes sur les pommes de terreiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooMéprise les amateurs de poèmes sur les lasersiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooQui ne savent pas se contenter de presque rieniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia oooooooooooooooooL’amateur de poèmes sur les lasers ne connaîtiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooPas d’individus aussi nuls que ces sales taupesiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

oooooooooooooooooD’amateurs de poèmes sur les pommes de terreiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiiiiiaiiaiiiaiiaiiaiiiiaiia oooooooooooooooooQue la lumière soit ou qu’elle s’éteigne encoreiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

oooooooooooooooooPersonne ne saura jamais qui a raison tant queiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaa

ooooooooooooooooooLes pommes de terre ne pousseront par lasersiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

 

 

 

 

 

Né en 1971 à Nevers, Patrice Maltaverne a publié des poèmes dans une vingtaine de revues, depuis 1990, ainsi que les textes suivants (derniers parus) :

 

 « Souvenirs d’une ville illégitime » (Encres Vives, 2008)

 « Faux partir » (Editions « Le Manège du Cochon seul », 2009)

« Prélude à un enterrement sur la lune » (36° Edition, 2010)

 

Anime le poézine « Traction-brabant » depuis janvier 2004 : 40 numéros en circulation à ce jour, plus le blog : http://www.traction-brabant.blogspot.com/

 

 


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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 12:15

 

 

 

 

si je commence pour te parler par inventer ici même une cuisine

c’est que je sais par avance que les formes d’existence exigées par la méconnaissance de ce qu’est savoir

et faire connaissance

sont à faire connaître avant même de pourvoir espérer tenir d’une seule main forte

et solidairement toujours

la politique et le langage

d’une chaise vide à une bouche éclose pendant son silence

 

alors l’identique

ne peut tenir lieu de viatique puisque l’un

vers l’autre parler

change incessamment de sens

et que la voix pour aller vers toi est plus sûre

que la main

ou que la marche

puisque la main et la marche ne s’avouent effectivement qu’une fois passé l’événement de la rencontre 

tandis que parler est

de l’événement

l’infini

qui n’a et ne peut avoir

ni commencement ni fin

ou bien n’a

précisément

et simultanément

que des commencements et des fins

 

si bien que parler

entre nous

dans cette hypothèse de cuisine

ne peut arrêter nos définitions à de l’autre et du même

puisque je suis déjà dans ton oreille tel que ma bouche ne me sait pas

et dans ta bouche tel que mon oreille me découvre

 

si bien aussi que le plus petit sens commun est une invention qui flotte dans l’air entre nous en jouant les dures

mais nous savons nous que ce n’est qu’un fantôme

dès lors que nous écoutons autant ce qui passe que le passage lui-même

dès lors que nos oreilles et nos bouches nous disent que ce qui se passe passe par nous et nous transforme

que nous transformer le transforme

et que nous sommes l’événement infini de notre rencontre

alors que le sens commun voudrait à toute force imposer l’idée que seule la rencontre est l’événement

 

ainsi

nous serions à la fois soumis à

et hors de

l’histoire

et notre histoire définitivement ne serait que l’anecdote forclose dont on fait de la littérature

tandis que l’histoire tournerait lentement sur son grand axe mystérieux 

 

 

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 14:25

 

 

 

Nous signalons la parution d'un texte de Yannick Torlini dans le numéro 20 de la revue Dissonances.

Pour commander, c'est par ici

le numéro est à 3 euros.

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Présentation

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  • Tapages
  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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