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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 18:57

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 02:18

 

 

 

 

Quelqu’un a gerbé dans l’aquarium

et a fait mourir les Beatniks

 

Ginsy, JackK et WillyB flottaient

ventre en l’air à la surface

du reste de soupe en boîte

Andy Warhol

 

Tels des icebergs des bouchées

d’enchilada non digérée tournoyaient

dans une crasse cognant l’alcool

 

De minuscules débris de poèmes

de Bukowski mâchés puis vomis

extraits du « Plaisir des damnés »

encrassaient l‘aquarium

 

J’ai décidé qu’il était temps de

me remettre en selle et j’ai attrapé

mes peintures de Micheline et

mes congas

 

Chercher un autre guitariste

pour le groupe Little Amps On Ten

ne devrait pas être une tâche

insurmontable dans la

Cité des Vents (*)

 

°°°°°

(*) Surnom de Chicago (NdT).

 

 

 

 

Someone Buked In The Fish Powl

& Murdered The Beatniks

 

 

 

Ginsy, JackK, WillyB floated

belly up on top the Andy Warhol

soup can scum

 

Chunks of undigested enchilada

like icebergs swirled in the

alcohol stench filth

 

Tiny pieces of chewed &

vomited Bukowski poems

from The Pleasure Of The

Damned slimed the aquarium

 

Deciding it was time to

saddle up I got my Micheline

paintings & congas

 

Looking for another guitarist

for Little Amps On Ten should

be no great task in the

Windy City. 

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

Impression de Paris

 

Sous la Seine les boulons suent

aussi larges que des pneus de semi-remorque,

ils contiennent le fleuve.

 

Des petits hommes urinent contre

les murs : exposer leur pénis

est le cadet de leurs soucis.

 

Un petit détour pour lire

à la librairie Shakespeare

& Co, puis aller dire bonjour

à Jim Morrison.

 

La librairie beat était bourrée

de gens parlant anglais,

posters de poètes et sébile

pour suggérer les dons.

 

J’ai lu dix minutes et n’ai pas vu

un seul euro dans la sébile. Me suis

abstenu de faire une suggestion.

 

Au cimetière du Père-Lachaise

la pluie fait sortir les vers.

Jamais nous n’avons franchi

la Porte de la perception.

 

Me contenterai de Zola, Porfirio Diaz

et du musée Pablo Picasso.

 

 

 

***

 

 

 

Impression Of Paris

 

Sweating bolts under the Seine

as large as semi-truck tires

holding back the river

 

Small men urinating against

walls, exposure of their penis

the least of their worry

 

A side trip for me to read

at The Shakespeare & Co.

Bookstore, then to say hello

to Jim Morrison

 

The beatnik bookstore was full

of English speaking people,

posters of poets & a donation 

suggestion cup

 

I read for 10 minutes & saw

no Euro's in the cup, I refrained

from making a suggestion  

 

Rain made the worms come out

at the Pere Lachaise Cemetery,

we never made it through The

Door Of Perception

 

Settling for Zola, Porfiro Diaz,

& Pablo Picasso's Museum.

 

 

 

 

***

 

 

 

 

Oh wouf !

 

Après avoir visité les gargouilles

de Montmartre, ma femme

a décidé de faire les magasins.

 

Je suis resté dehors pour fumer

une Gitane et regarder les gens.

Un homme s’est approché et m’a demandé

si je voulais baiser sa sœur.

 

J’ai regardé autour de moi mais n’ai pas vu

de sœur. J’ai répondu non. Il a répondu :

« Ou mon frère ? Il est jeune

et bien étroit. » J’ai secoué la tête.

 

« Vous avez un chien ? » ai-je demandé ?

Le Frenchie  m’a regardé, choqué.

« Salauds d’Amerloques », a-t-il dit

en s’éloignant prestement.

 

Ma femme est sortie du magasin

et m’a dit : « Tu t’es fait un

nouvel ami ? » J’ai répondu : « Presque,

ma chérie, presque ! »

 

 

 

***

 

 

 

 

Oh Woof

 

After visiting the gargoyles
of Montmartre, my lady
decided to shop

 

I stood outside smoking
a Gitane watching people,
a man approached & asked
if I wanted to screw his sister

 

I looked around, but saw no
sister, I replied no, he replied
how about my brother, he’s
young & tight, I shook my head

 

Do you have a dog, I asked
the Frenchie looked appalled
fucking Americans, he said
walking away swiftly

 

My lady exited the shop,
she said did you make a
new friend, I said almost
dear almost.

 

 

 

Le dernier livre de Catfish McDaris, Dancing naked on Bukowski's grave, en collaboration avec Ben John Smith, est disponible ici.

 

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 22:54

 

 


J’ai balancé mon poing dans
un mur de brique par frustration
suite à des commentaires sur mon écriture

« Tu te fais combien ? »
« Tous tes potes c’est des zozos et des tantouses »
« Tu deviens pédé ? »
« T’es de nouveau à court de timbres ? » 
« Tu causes de rien d’autre que de poésie ? »
« T’as été payé cette fois-ci ? »
« Merde à Charles Bukowski, t’as un ticket avec lui ? »
« Une autre chierie de lecture ? »
« Pourquoi tu peux pas être comme tout le monde ? »

Je fixe leurs regards accusateurs
et m’interroge,
l’horloge ne remontera pas le temps
et je ne pense pas : peut-être devrais-je
faire pousser des saules chialeurs ou des zinnias

je colle une nouvelle feuille vierge
dans la machine à écrire
je souris et je descends la fermeture éclair

 

 


Catfish McDaris
West Allis, WI
http://catfishgringoriver.blogspot.com/

Traduit par
Jean-Marie Flemal
Dampremy, Belgique

 

Merci à Catfish McDaris, auteur américain encore trop peu traduit en France, de nous laisser publier un de ses textes.

Vous pouvez également le retrouver dans le nuémro 41 de la revue Traction-Brabant.

 

 

 

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 22:33

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 21:59

 

 

 

 

 

[…] non pas éveil, mais déséveil. dans chaque drap du social, de l’existentiel, du mental-mantal. non pas éveil, mais déséveil. matin n’est pas une fatalité, est un déséveil. matin est l’infini de la fatalité. matin est un choix de déséveil. matin est une possibilité est la possibilité d’un choix parmi nos infinités. matin est le choix parmi la multitude des choix possibles. matin vit dans nos possibles présumés résumés, la crevure du vivant passe passe pas, déséveil. matin est le choix que nous ne faisons pas. matin est notre passivité incessante dans le choix qui ne passe. notre paresse du tous-les-jours, nébuleuse du vide. matin est une paresse inertie de vivre matin est matin est paresse tous les jours répétition. matin n’est pas mouvement, mais état. matin se choisit sans nous. est état. matin se choisit lui-même. est état. matin s’invente sur un schéma toujours identique, sans notre aide. matin s’invente nous suivons. matin est le choix qui ne laisse aucun choix nous suivons. nous suivons encore et encore, sans bouger déséveil. car matin ne bouge jamais reste le même. matin est inertie se déplace de nuit en nuit photonnisée. matin bouge immobile nous sommes dedans, arrêtés. matin est prédéfini ne nous laisse aucun choix nous sommes dedans. nous ne choisissons aucun matin parmi la multitude des matins impossibles. pas de choix : des choix, dans aucun choix. nous ne choisissons rien parmi les choix impossibles. nous sommes impossibles dans l’impossible au quotidien déséveil. matin nous choisit dans notre immobilisme. matin nous choisit quand nous pensons choisir l’inertie. matin nous choisit dans déséveil immobile de matin en matin.

 

 

*      *

*

 

 

nous qui sommes au cœur d’une déchirure. déchirure de chaque instant qui ne passe. nous qui sommes figés comme plats de graisse. nous qui sommes. il y a une déchirure nous sommes dedans, la faille, la déchirure. nous qui sommes tombons matins identiques photonnisés à la chaîne. déchirures. nous qui sommes 80% coton 10% acrylique 10% coma, à la chaîne. nous qui sommes courbatures double perchoir équilibre. nous qui sommes photons poignée de porte et cuisine-caféine. déchirure.

nous sommes la faille et la déchirure dans tissu de vie. nous sommes le canapé et l’insomnie, le nocturne dans le diurne. nous PENSONS encore. et encore.

qu’abandon est vie est fatalité qui n’en est pas. qu’abandon est mécanique errance de ce qui poursuit. que nous sommes l’eau au moulin, le carburant au moteur, la prière à la chapelle, l’air au poumon, le gravier dans les rouages. que nous poursuivons malgré. que nous sommes désir de mouvement et volonté d’inertie.

que mouvement est routine, dans matins surplus de nuits craies. que mouvement s’invente dans la non-invention quotidienne vies feutrées crasses perpétuelles. que nous pensons. que nous pensons. qu’encore et encore trouver place recoin dans intérieurs-extérieurs surchargés et surchargés. que nous pensons ravagés du sommeil et du désir surchargés et surchargés. que nous débordons de vide et recommence et recommence et recommence. que vide nous dépasse tsunami nous submerge et recommence et recommence et recommence. que nous sommes dedans et vie et recommence et recommence et recommence. que nous ne trouvons aucune place malgré reflux du vide dans chaque immeuble chaque hall chaque rue chaque espace banc public abandonné à la possibilité d’un autre espace. que notre langue se développe dans lieu impossible graviers emplissent bouches. que notre langue n’est aucune langue désir ravagé.

que nous encombrons par notre absence. que nous sommes quantité négligeable malgré notre nombre pluralité des voix. que nous encombrons et obstruons : gorge passage impasse idées pensée quantité négligeable. que notre absence est lieu de débauche d’ennui de crainte de haine. que nous nous bouffons corps et âme pour exister dans l’existence cul-de-sac quantité négligeable. que nous nous bouffons génération nécrophage dans silence nuit perturbations du vide quantité négligeable.

qu’un canapé vaut bien un cancer. que nous ne changerons pas malgré le désir. que le volapück cardiaque bucal pulmonaire langagier passe comme maladie incurable. que nous sommes maladie incurable d’un corps inexistant. qu’il n’y a rien de plus. que nous apercevons possibilité-impossibilité issue de parler notre propre langue du dehors. dehors du quotidien désossé inanimé. dehors de l’habitude chaussettes sales. dehors de l’engeance attente solitudes. dehors du sommeil évanouissement désespoir d’inertie. que rien ne nous fera bouger de nos matins rondouillards incessants et incessants et incessants que rien ne nous fera bouger. que rien ne perturbera nos matins caféine photons tangage-roulis. incessants et incessants et incessants.

que rien ne survivra à nos intérieurs confortables tout-en-un refuges cercueils toits intégrés, tuile après tuile ardoise après ardoise nos encombrements, chaînes télévisions radios, télévisions chaînes radios, scanners échographies, nos intérieurs caféines, déserts métropoles, chaînes radios télévisions, chauffage central cœur gelé, déserts métropoles chauffage central, ennui sous vide appel d’air, ennui sous vide : respirer est luxe, cage thoracique est surplus. tout est confort.

que rien ne survivra pas même nos tangage-roulis tous les matins. que ceci sera roman de l’attente encore et encore page après page roman comme de quoi crever matins circulaires. que ceci sera dernier roman, dernière attente, dernière page, dernière circularité. que ceci est le cercle machinique où ne mettre aucun pied. que ceci existe comme nous n’existons pas. que ceci est machine à broyer l’attente dans l’attente.

et nous PENSONS, encore et encore et encore, dans nos matins canapés coussins caféines encore et encore et encore. nous pensons nous taisons nous tentons de ne plus penser, ni vivre matins caféines nuits chassées corps celés dans gel du vertical-horizontal, alternance des états, alternance positions abandons défaites. alternances ceci sera dernier roman, dernière attente, dernière page, dernière circularité. […]

 

 

 

 


 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 09:00

 

 

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 10:41

 

 

 

« ça va commencer »

 

 

 

 

 

Dans le ciel, 

D’abord un flash ,

Le son arrive                                                                               après,

Comme une poche de silence qui explose,

Tympan fissure échos, ultrasons au mégaphone dans oreilles internes,

Acouphènes,

 

Odeur de poudre ensuite.

                                                                          

 

 

 Une pluie d’étincelle                     

 

                                Dérive dans l’obscurité,

                                                   

                                                         Déflagration                     Envols de parachutes

     

  

 

Super novae

                  Fission d’arc en ciel

 

En vrac

                                                     Toutes les couleurs

     Ça explose

                                                                                                         BING bOUm

                                                                 

                   Pluie d’étincelles bis

 

 

BANG              C’est bien fait

 

Son et lumière

                         Reconstitution champ de bataille

                                                                            

                                                                  Chorégraphie tête chercheuse

     Missiles raffinement

                   

 Esthétique bombardement

           

                                                                Art Brut,                Napalm et barbe à papa

 

Nuage particule écran projection laser

 

Ça fuse

 

           BANG BouM                                                 Trompettes Tibétaines.

 

 Au ralenti

                 

 

 Bbbbbbbbbbbbbbbbbbbooooooooooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuummmmmmmm

                                                                                    Bbbbbbbbbbbbbboooooooooooooooooouuuuuuuuuuum

      

                                        

Intermèdes. 

                         Aménager silences et respirations                             

 

Didascalies

                               Etreindre la nuit comme son premier amour une nuit d’été,

 

 

Tempo allegro

                C’est la guerre, on reprend

                                                                          Crépitements thermodynamiques

 

 

Artillerie lourde                         Fusée-Stéroïde

                                                                                   Serpentins métalliques

 

 

Pétard bodybuildé

                                       Paillettes blanches

 

Neige de confettis vitrifiée                                

                                        

                                                          Amphétamines mariachis (sujet à caution)

 

 

 

Des tranches de nuit   tombent au sol                       

        

             Tourbillons  de cendres                          Pétarades

 

 

 

                                                                  Poudre noire originelle

                            Feux de Bengale

 

Explosifs déflagrants

                                       Embrasements de Soleils,

 

                                                                                                              Bouquet final

                                                    

 

                                Éparpillent les étoiles dans le ciel

 

Explosion atomes,

 

 

                             Réminiscence champignon               

 

 

                                                   En cascades,

                                                                                     

 

 

                                                                                      Radioactifs colorés

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans mon corps,

La peur du hérisson, les fluides figés

Puis,

Obscure et viscérale envie de courir.

 

 

 

 

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 13:08

 

 

 

Deux Superbes collectifs qu'il nous a été permis de voir à l'action. ET s'articule autour de lectures de textes, de performances vocaliques et sonores, le tout baignant dans l'improvisation, et l'échange perpétuel de perceptions et de sensations qui vont influer sur l'évolution de la performance/improvisation, avec Sandrine Gironde pour les improvisations vocales, Franck Doyen pour les lectures de textes, et Fabrikdelabeslot comme plasticien sonore. Magnifique travail que je vous propose de découvrir ici en partie (puisqu'il n'y a que les écrits de F.Doyen), grâce à ces quelques textes issus d'une performance au Hublot (en attendant les enregistrements sonores), à Nancy, en janvier dernier. Merci à Franck Doyen de m'avoir fait parvenir ces quelques visuels qui paraîtront un jour peut-être dans le premier numéro de la revue LABO


 

 

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Le PDF est disponible ici

 


      Autre aspect du travail de Franck Doyen et Sandrine Gironde : le collectif Pasang (beaucoup moins improvisé) : un aperçu d'une de leurs performances au centre Pompidou en juin dernier est disponible sur cette page (cliquez en haut à droite. Le fichier est également téléchargeable).


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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:27

 

 

 

 

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 13:03

 

 

 

 

Deux textes de Yannick Torlini sont dans le dernier Traction-Brabant. N'hésitez pas à jeter un oeil à ce poezine plutôt sympa (tout comme son directeur, Patrice Maltaverne !).

Pour plus d'infos, ça se passe ici.

 

 

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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