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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 12:00

 

 

 

 

et dans la cuisine on peut cuire

l’ensemble des ingrédients qui font

mélangés

mêlés dans les têtes – oui

ce sont des récipients accueillants assez pour tout ce qu’y jette l’époque –

le plat du jour

la représentation totalitaire

du jour

qui croit tenir dans la gamelle

du jour

toute la totalité de la vie

nous

on se sauve

comme le lait sur le feu

le débordant

dont la blancheur promet une parfaite ouverture à tout l’inconnu du débordement

ça bout sans fin ni début

ça vite se glisse s’étale étend sa vacance coule et rend caduque l’idée même de gamelle

ici

s’il est une cuisine

c’est le temps

d’un battement de cils pour que tout

se transforme soit déjà

autre chose que la coutumière maîtrise des gestes déjà faits

nulle recette n’a de sens dès lors que c’est vers toi moi cette rencontre qui n’a pas encore lieu

que chaque geste se tente sans maîtrise

sans manière et nous ne tournons de cuillère en bois dans le récipient de chaque tête

que si chaque tour réinvente du tout au tout

l’ignorance natale et totale de qui

toi moi

fait en un tour de main se rejoindre les première et dernière fois de chaque geste

le jour ne peut se savoir que selon le savoir du jour

je pense par bulles qui éclatent aussi vite qu’elles

apparaissent se forment à la surface venues

de loin profond tant et tant qu’il y a

comme une nuit du blanc parfait des profondeurs

 

le jour est total dans la lumière du jour

mais qu’en un instant on sente que passe jour nuit

que dans la gamelle tourne

et les mélange la cuillère

et voilà que se déchire la totalité

elle laisse s’échapper son trop qui n’a pas de nom

qui n’est pas encore dans le cadre et le cadre

s’estompe d’abord disparaît se ravale ne se sait plus

perd sa raison

contre une raison neuve une autre cohérence passagère que passe déjà

à gros bouillon

tout ce qu’on ne sait pas qu’on connaît déjà qu’on est

sur le point déjà d’oublier dans

un autre sur un autre

les débordements les vagues

remous d’avenir qui poussent d’être

par d’autres

sur d’autres

poussés déjà et quoi

puisque c’est de profond que ça vient de loin que l’avenir

vient par subites crues oui quoi

demeure le nom de ce qui est toujours sur le point

de nous rendre à nouveau ignorants

chaque instant ici tend une corde

et chaque instant se pend à la corde pour

d’un balancement inlassable tomber

dans l’oubli au moment même qu’il tire aussi de l’ordre

un désordre plus parfait encore

(à l’autre bout de la corde

mais la corde n’a pas

de longueur)

passagèrement parfait le temps seulement de perdre

la cadence le fil une corde

ne tient que le temps de sa rupture c’est une fine ficelle

le sens

qui rompt avec tout tout le temps

si bien qu’elle est toujours

ce qu’il y a de plus tendu et tendue n’a

qu’un instant

pour nous apprendre

à perdre l’équilibre

si bien aussi que la cuisine est toujours

ailleurs

à un autre moment

libre en nous par nous de s’échapper

d’un équilibre dès que stabilisé

et qu’on ne sait plus

qui de qui

de nous ou de la cuisine

est tellement légèrement en pente que tout

glisse vers un sens

qu’on ne peut prédire qu’on ne dit que dans

l’interjection muette à la perte

du sens

oui je continue de tourner

la cuillère dans la gamelle

mais quelle

cuillère

quelle

gamelle

dans quel sens puisque le sens tu le sens

qui passe n’est que sa perte 

 

 

 


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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 12:00

 

 

 

 

on poussera l’exploration

que permet la cuisine ici inventée

dans ses derniers retranchements

entre la chair et l’os

où ça force un peu pour passer

où ça pèse

sur le manche

entre l’os et la chair

ce qui reste et ce qui ne fait

que passer

mais tenir le manche

est une affaire sérieuse

qui exige la constance de mise lors de circonstances extrêmes

car fil après fil

la séparation transforme radicalement ce que l’on voit

et le fait tomber du côté où méconnaissable il parle à présent de ce que nous ne voulons pas voir

face à l’espace fissible de l’articulation

et s’immisçant entre le dur et le tendre

le regard et le langage avec la lame pénètrent aussi ce que toi moi nous ne pouvons recoudre

ni du regard ni des mots

la nuit mise en lumière se réfugie dans nos mains

nous la prenons dans nos gestes

on la met en bouche

on la glisse sous la langue

la langue la dirige vers les dents

les molaires la rendent malléable et molle et la défont

qu’on puisse l’ingérer sans blessure

qu’elle rejoigne la grande nuit dedans 

quand dans la lumière dehors on jette ce qui reste en gardant ce qui ne reste pas

mais si on lâche un instant le manche

la lame ne sait plus faire la différence

et ce qui s’y reflète des deux côtés du couteau

est d’une même évidence notre temps

arrêté

jusqu’à la garde l’aveuglement qui nous laisse parler infiniment et illimite la cuisine

dans l’illusion qu’on peut tenir sa vie

sans tenir dans la même main

ce qui ne peut la continuer sans pousser encore dans le gras de l’illusion et jusqu’à l’aridité de sa fin

ce qui bat et ce qui ne bat pas

portent l’un la définition de l’autre dans chaque

contraction contradiction

qu’un encore fait entendre dans son déjà plus

un déjà plus n’a de sens que tant qu’un encore vient encore le nier

encore un peu

mais c’est toujours le peu qu’il faut trancher

et c’est lui aussi qui promet le beaucoup supposé par chaque instant de notre rencontre

pesant sur le manche

on sait que la rapidité est le chemin le plus sûr

mais on sait aussi que cette rapidité exige d’être le plus longtemps possible tenue

car tant qu’une main pèse

sur le manche

on sait qu’elle aveugle son geste en ouvrant un espace au visible

mais cette main

la tienne la mienne on ne sait pas

on ne peut en décider

n’appartient qu’à l’espace inventée de la cuisine

et sa détermination même la rend anonyme

quel corps son geste ponctue-t-il

quel air il déplace pour donner du respirable au moment que respirer devient inutile

quel air renouvelle-t-il ainsi dans l’air

entre la chair et l’os

la butée de la lame remonte le long du manche

fait dans la main

l’épaule la tête

un étonnement qu’il convient de circonvenir

car cet étonnement fait de nous des inconnus

alors que c’est par cet étonnement que toi et moi nous pouvons nous reconnaître

se reconnaître inconnus

ensemble

fait de l’incident une durée marquée par le frémissement de vie qui saisit

jusqu’au moindre ustensile de la cuisine

endormi dans les placards

et qui avoue tout à coup sa destination

sensiblement aussi relève le feu

sous la casserole préparée et la flamme

se soumet à la nécessité de nos ébullitions

j’écris tu écoutes écouter c’est écrire

c’est ensemble peser sur le manche   

et c’est ensemble dans le même instant de la diffraction dans le sens

de nos diffractions qu’on pousse plus profond  

 

 

 


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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 15:06

 

 

 

 

 

Vivre de passage, texte écrit et lu par

Yannick Torlini.

En téléchargement ICI.

 

 

 


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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 19:23
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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 21:56

 

 

 

 

    mort 

  merde 

 la mort 

ma mort 


/ / / / / / 


rien = rien = rien 


/ / / / / / 


        merde 

        corps 

        la mort 


la mort / de merde 

le corps / de merde 

   la mort 


     mort 


l’organe / à mort 

  organe / et mort 


la mort à merde 

et mort à mort 

la f ‘ êrtre, à faitre 

la mort 


//////////////////////// 


à philtre, à merde 

à mort 

le corps, à bouche 

la merde 


la fairtre / le corps 

 

        corps 

le sang le vers 

        à mort 

le mort 

       le merde 

       le fairtre 

       le merde 

       les morts 

       des dents 

       la mort 


des dents 

des morts 


les fairtres 


à merde 

la merde 

le corps 

le cro, le crops 

         le merde 


rien = rien = rien = 

 

 

 

 

nino hercules

 

 

 

 


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:24

 

 

 

 

Je vois dans ta voix les lignes de ta main.

 

Je vois un monde à travers les mailles d"un filet de pêcheur. Tu me parles avec un coquillage au bout d'une ficelle.Je brandis contre la nuit un lucide couteau.

Le ciel est clair mais vide vide vide.

 

Lumière Lumière tu as tué la lumière. L'encre des mots l'a retenue. Ta voix dit tout. 

Lumière tu m'as trompé. Le rouge était caché sous la grisaille. Toutes les couleurs m'ont abusé.

Je ne veux que ta voix de sable, mon chevet.

Lumière, Lumière, laisse la nuit épaisse à sa noirceur première. Ne fais pas honte à ma colère.Laisse ce feu léger à ces brindilles.

Lumière, Lumière, tu me suivais partout. De l'hiver à l'automne, tu inondais les chemins fourbes où l'amour aveugle criait son malheur.

Je marche les yeux clos sur une grève où vient mourir ma guerre. Sans toi, je ne suis jamais que moi-même.

 

Les anges ont fui la grande lumière. Ils préfèrent la rage dans mon regard. Las de voler dans l'éternelle nuit, ils viennent dormir sur mes genoux. Tout les effraie et les affame. Tant le froid céleste que le foyer des chaumières. Ce sont mes enfants et je leur fredonne une romance gitane.

 

Nous avons bu le thé noir à profusion. Le cuivre a sifflé son chant vert. Ta voix passée dans le tamis brûlant de l'hiver, je l'entends encore dans la rumeur d'une gare. Je ne sais plus si je pars ou si j'arrive.

Ta voix s'en est allée dans l'été. Ta voix dans le bleu implacable, ta voix…

Un arbre défeuillé sans bruit, un chemin mort d'ennui, un ravin desséché, un mât gémissant sur l'océan, tout se noue dans ta voix jamais découragée, tout devient bruit en moi. Je suis un puits.

Dit-elle oui à ce qui reste ? Dit-elle non à la peur ? En a-t-elle les ailes ? Parle-t-elle à jamais enrouée de m'avoir trop parlé ?

 

Il y avait des oies sauvages, des chants terriblement beaux.

Ta voix vibrait dans une toile de Van Gogh. Elle embrassait les champs de blé et criait avec les corbeaux.

Ta voix m'est une aube caresse ou morsure. Elle a fourré son sel noir dans mon pain blanc. Mais je ne veux pas croire qu'elle déchante. Je sais qu'elle s'accroche aux mousses, aux lichens, à la garrigue où les ronces sont reines, à un arbre jaune en hiver.

 

Ta voix jamais ne sonne l'hallali. Elle bénit le travail du temps cafard qui traine sa poutre. Quelquefois elle se brise en éclats, grésil puis neige elle fond, si humble s'en va en terre et le ver et l'herbe l'ont bu.

Le vent se lève-t-il, c'est ta voix que je devine.Des grillons gris crient dans la nuit. Jaillit un jour haï où l'on marchande la vie.

 

Je reste sur la dune immobile, protégé par des chardons. Je peux tout avoir sauf le bonheur. La terre n'est donc plus du voyage avec nous. Je rêvais d'un peuple immense comme une mer. J'ai trouvé un désert avec des murs.

 

Quelle est cette clameur ? Sont-ce des souffles d'ange ? Quelle est cette euphorie ? C'est notre amour qui vole. C'est ta voix, c'est ma vie… 

 

Quand tu prononces le nom de l'été, chaque fois c'est pareil, je voudrais qu'il dure, je voudrais avoir la ferveur du guerrier, retenir le murmure de la pierre et le cri du ruisseau. 

L'été me fait pleurer lorsque je pense à lui. Comme si c'était à moi de le porter ! Je l'ai tant attendu comme un dû. Ici j'étais triste jadis. Je lisais des poètes et cachais un bateau de papier replié dans ma main.

 

Me voilà maintenant sur la crête de l'oubli. L'ombre envahit les flancs de la montagne. Elle s'allonge sous mon pas et me dédouble. Je finis par la rattraper. je ne fais plus qu'un avec moi-même… Il y a des bêtes dessinées sur les parois de mon crâne. J'ai tant marché que je suis épuisé.

 

Je m'assois sur les escalier d'une maison en ruine où je t'attends. J'attends que tu multiplies mes souvenirs par cents et moi par mille pour faire un peuple puis un temple pour ce peuple puis un temple pour les bêtes. Tu n'as jamais vécu que dans des ruines. Je n'ai jamais eu d'autres temples que ton corps. Depuis longtemps sous un ciel atomique je n'ai croisé que des aèdes sans voix, des prophètes tardifs vautrés au bord de l'effroyable chemin qui ne mène nulle part.

 

C'est l'été. Il faut brûler les vieilles idoles qui hantent les faux poètes. Non, on ne voit plus que de loin ce qu'on voit. L'ancien monde avait sa beauté cachée. Aujourd'hui, tout se montre et tout revient au même. Tout nous glisse dessus comme le crachat de Dieu. A la fin je suis las de l'électricité. Quelqu'un peut-il éteindre la lumière un instant, allumer une bougie à ton chevet  afin que je puisse te contempler nue dans la nuit, que je touche terre, que je sente l'odeur de ta peau et que je m'enfouisse dans ton antre de chair ?

Ulysse revenu de tout à l'heure, je ne pars jamais. En pensée je creuse encore autour de toi, je creuse et je trouve la mer. Je n'ai pu porter la guerre autrement qu'en songe. J'étais mon premier ennemi. Je me suis accusé d'être un homme. Je me suis accusé d'être seul.

 

A sa façon, l'ombre est déjà de l'eau. L'eau est déjà la fleur, la fleur déjà le fruit. Il y déjà plus profond qu'hier, sous la terre une idée de la volupté.

Les fleurs d'ici ont la couleur de l'air. Je t'imagine absolument fleur. A peine me suis-je fait de toi une idée que tu te dérobes au jour. Je me couche sur la terre crevassée. Je meurs de soif et pense à la mort. Je boirais les ruisseaux, les rivières, la mer même si elle venait jusqu'à toi. 

Tu viendrais ici où personne n'est jamais venu.Tu viendrais comme si tu n'étais jamais partie, comme si cette ruine était notre château. Tu m'appellerais Milan et je dirais avec toi je veux voir ici le cycle complet des saisons.

 

L'été fut, l'été fuit… Le soleil mord la terre. Quelqu'un crie et réclame la pluie. Seules les bêtes restent     lucides. Rien n'arrête l'hémorragie du temps. Les feux fixes n'y peuvent rien ni les neiges immaculées. L'espace défoncé et le temps torturé voilà l'oeuvre d'un homme livré à lui-même. La mort partout bat le rappel à grand renfort d'idées. La peur déploie son drapeau blanc démocratique. Ai-je le droit d'être malade ou d'être fou? Ai-je le droit de m'évader dans le soir et ne rentrer qu'à l'aube les traits tirés, très fatigué d'avoir marché sur l'onde à Amsterdam ou à Venise? Ai-je le droit de vivre dans un roman écrit sur un cahier fleuri à l'encre violette, de monter sur une colline avec les fantômes copains de Cesare Pavese et de dormir dans un champ bleu et rose au-dessus de la mer ? 

J'entends dans ta voix ma chance. Elle me berce cette nuit, cette nuit que l'été ravit. Tu peux tromper le monde entier. Ta voix ne me trompe pas.

 

 

 

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 16:12

 

 

 

 

ne m’en veux de ces chutes bouts déchets restes d’une nuit lumières scotchés couturés remembrés en arrangements improvisés ces étoiles toutes tiennes comme ribambelles accrochées aux mâts de cocagne bien savonnés pour y glisser de tout son long et si la langue fourche alors chacun fait luca et c’est bal musette accordéon petites formes pour arrière salle mais c’est plus mode les privat et verchuren du poème encore que galliano et sa french touch avec portal ça en bouche une clarinette au premier up-pouète venu d’un département d’up-poetry

 

je n’écris plus où tu m’écris

mes arrêts relancent ta voix sans

cesse

c’est ta voix ma porte

je frappe mais

silence

je n’écris plus où je répète

à moins que dans ta voix

j’ouvre mes silences

tu finis en écho rêvée

commence notre 

écoute

 

ton rouge défi est-ce ta 

robe 

s’envole

en coquelicots levés

me claque me part

si mouillée alors je vais 

viens 

défaite je cours ton 

rouge nous défait ou refait

ma gorge caquète un oiseau ou une feuille

trop vite l’envol au fond

d’un mot tu drapes

ta page m’éblouit

je ne verrai rien

d’autre ton rouge ma 

gorge

sans chant reste sans 

voix

 

mouillés sommes 

nous

mais ta robe

et mon défi

au moins deux pour un 

jour

oui je suis ton débutant

tu es ma naissance

oui dans ton oui ton nom dans  

c’est bien 

tôt dans nos matins 

en robe 

de coquelicot et nos 

nuits en ramage d’oiseau

je te lèvre mon 

secret

 

ne t’oublie dans tout le corps qui change par le poème tu vois ces rougeurs et les doigts qui montent et te parlent au long de l’aine les murmures de mots coulent dans ma bouche sans entendre tu vois 

 

dire est plus que dire plus que du dit à moins que dédire délire rire pire

des lancées qui font des appels des consonnes qui font des voyelles et des phrases des phrasés des mots des gestes et presque rien un poème un bonjour tout l’amour ou alors patatras c’est tout foutu on recommence et jamais pareil le bonjour c’est bonsoir pas la nuit 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le seau descend monte

la neige vole

le seuil et l’hôte

se renversent

 

le seau

vole

et

verse

 

monte

le seuil

sauf

 

comment ça va la 

vie elle va il vit la 

voit pas elle vit pas 

là la voilà sans tralala

 

reprise

de poète

à vie

de vie

à poète

de l’une à l’un

de l’autre à 

ta reprise

et ressouvenir 

en avant

 

si se fait jour 

ce sera toi 

toute nuit 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

relationnelle ellipse des déterminations à ce point dire 

l’indifférence des passions 

pour décocher irrésistibles nos amorces et préciser la différence en relation 

de n’importe quel terme dès que rapport de rapport ou relation 

de relation narration emportée dans sa voix et voix emportée 

 

 

 

son parcours

 

 

 

 

 

 

le seuil le deuil

une lettre et tout

la voix a un grain 

de beauté un autre

 

l’orée la pluie d’or danaé le jour c’est claire la nuit

s’envole tout matin en buée

bué de buée parole du sage la mort en vie

 

les contes les bibles les phèdres les emmas

c’est moi litanie de mes morts véritables on joue pas aux citations tu comparais

 

reprise sur blanc naissance féconde à neuf des paroles 

essais d’être envolées migrations de cigogne traversent 

nos peintures lavis et histoires écrire-peindre d’un souffle 

la renaissance la relation reliés et relatés l’enfant le père 

la neige la mer fra angelico c’est nos fresques pas frasques

 

de poète à poète

ensilencements imbriqués

je-tu synecdoque

 

te trouver me perd ici du fort s’entend une sirène les signes de 

ton ciel

la fleur c’est toi bouton d’or le drap qui campe mon coquelicot au milieu enchantement en boucle de sein tu sèmes aux vents et monte le corps scintillant

de tes vers

 

tête à rien tu as

rouge

ta gorge sur mes lèvres le tour

rouge

écrire l’encre glisse la feuille froissée de pétale

rouge

vers se lève regarde je suis

rouge

 

 

 

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 20:11

 

 

 

Le tout nouveau numéro de la mythique revue Doc(k)s, consacré à Joël Hubaut, vient de paraître, avec, entre autres participants : Philippe Castellin, Christophe Manon, Philippe Boisnard, Julien d'Abrigeon, Antoine Boute, Liliane Giraudon, Lucien Suel, Charles Pennequin, Arnaud Labelle-Rojoux,...

Et une participation de Yannick Torlini également.

 

Le numéro avec DVD : 50 euros, disponible sur le site de la revue 

 

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 23:50

 

 

 

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 22:54

       

 

 

 

  sans cesser jamais à

                  jamais poursuivre la

marche dans / depuis les

                                                      à jamais

         jours / mois / années caillasses sans cesser

jamais

                  la zone libre la

                           zone

                                    à jamais

         à arpenter

                                    à jamais

         sans cesse caillasses îlot

de chair / terre / pierre

         à arpenter zone libre à

                                    jamais arpenter

                  le corps

         dans la voix du corps

                           îlot de tripes caillasses

 

 

 

 

 


         comme je suis un empilement de nerfs

irrigation sanguine vaisseaux

                                             empilements caillasses

                  comme je suis le cairn

         de la parole s’échappe pores

                  la peau creuse nerfs je suis

                                                      l’empilement

                           de tous les empilements

                                    cairn et puits

mon corps s’élève et se creuse caillasses

                  zone libre sanguine & nerveuse &

zone libre cairn corps

                                    s’échappe langue dans mes

empilements caillasses corps

                           je m’ajoute à la soustraction de

                                                      la malangue

                                                      s’échappe

                                                      s’élève

         tirer les nerfs jusque

                                    les

                  nerfs

 

 

 

 

 


il ne faudrait pas

                pourtant grand chose pourtant

       à cet empilement pour que pourtant

                     se taisent

       caillasses surgisse la ruine pourtant

                                                        pourtant

              grand chose frémissement le déséquilibre

                     que tout s’écroule au bout de

il ne faudrait pas

                            la langue frémissement pierre que tout

                     s’écroule pourtant

              librespace pourtant

à tout bout de champ sur chaque

       parcelle le trottoir empilement déséquilibre

                            empilement

il ne faudrait pas

                     à tout prix

       la pierre sur la pierre sur la pierre

                                                 pourtant

 

 

 

 


                  coins d’existences pisseux

                           que l’on se creuse la langue caillasse

                                    recoins

dans la gorge recoins d’exister

                                    sans cesse graviers syllabes

         la zone libre indéterminée empilement

         indéterminé

                                    d’espaces en devenir d’espaces

déambulation du quotidien dans

                                             le quotidien d’articuler

                  les mouvements aux sons espaces

                           jours merdeux d’hésitations caillasses

                           jours encore et même

le corps ilôt de voix et de et de et

         de que l’on se creuse

à coups de dents au fond de et de et de

                                    l’inconfortable possibilité d’écrire

                  jours merdeux

                          inconfortables à en crever

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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