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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 23:21

 

 

Vient de paraître le second volet du collectif Appel d'air :

 

 

 

"Nous vous proposons donc moins un Appel d'air contre Sarkozy en tant qu'homme politique qu'un

Appel d'air pour rouvrir le langage à la création de nouveaux mondes vivables et respirables

ensemble, pour sortir des droites douces et extrêmes. [...]

 

Nous n'avons pas voulu abandonner le terrain du langage à ce maitre de la communication politique, mais

au contraire proposer, avec nos petits moyens d'écrivains, de combattre le passage à l'acte par la

prise de parole : critique, interprétative, partagée."

 

 

Au sommaire :

 

 

Pierre PELOTChristophe NICOLASClaude ECKENCharlotte BOUSQUETLucie CHENU,Timothée REYLI-CAMPatrice LAJOYE,Marie-Catherine DANIELKetty STEWARD,Tristan FELIXAntoine BERCEPierre LE PILLOUëRJean BOJKOMichel CHANTREIN,Murièle CAMACEdith AZAMYannick TORLINIKOKOSCHKAJacques DEMARCQ,Alain HELISSENGeorge BORMANDAlbane GELLéFrançoise BIGERJean-Marc COUVE,André GACHEThéophile DE GIRAUD,PALMAL2Xavier LE FLOCHCathy GARCIA,Werner LAMBERSY

 

 

Le collectif est téléchargeable gratuitement à cette adresse : 

 

http://www.editions-actusf.fr/anthologie/appel-d-air-2

 

 


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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:23

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 18:34

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 17:52

ne scelle pas l’os au couchant de nos morts, le geste qui fend l’air comme le crâne.


et la hache sur l’arbre (si) ronge et, la hache et la scie tronçonne dans chair, dans os branche (brisés) absorbe ta force (si), ta ronge ta fatigue systématisée camarade la chaîne coupe ronge absorbe systématisée, creuse. s’enfonce au plus profond du jamais, l’écorce, la nuit, l’attente, à la terre au plus profond sous la hache du vivre à la terre, encore vivre au plus profond courbatu, palpite reins brisés au plus profond courbatu jour vivre qui s’achève pour. pour. pour. le creux de ton regard : fatigue. pour. pour.


il n’y a pas d’heures, il n’y a pas d’heures au vivre tuméfié pour la sclérose qui gagne pas d’heures à crever (os, écorce, sève). il n’y a pas d’heures au jamais recommencé (humus de) il n’y a l’asphyxie rien, vert-de-grisée rien sous ton pas l’asphyxie, ton os, ton parcours rouillés le le le pas le le corps le. geste absorbe ta carcasse par l’étouffement absorbe de la carcasse le le corps camarade. il n’y a rien au semblant semble ton corps semble : la fatigue des instants à venir rouilles des in-stants. ta langue boite (gratte) entre tes dents tu ne tu ne. tu ne.


tu travailles (au grand jour, au grand jouir, à la nuit de jamais la gorge offerte jamais). tu travailles pour ne plus avoir à travailler tu, travailles tu vis pour ne plus avoir à : vivre. pour plus rien tu vis vois le glissement pour plus rien attendu vivre voir, entre ne plus attendre glisser semelle à la pierre de : tu te tues à vivre arc-bouté sur un désert plus rien sur, plus rien camarade ton vide ton sable ta caillasse extrêmisés affrontent l’affaissement, palabrent ton vide ta vie palabrent : l’affaissement chaque jour est une épaule qui tombe son matin (encore) maintient.


pour ne plus travailler tu travailles pour, ne plus vivre tu vis pour.


camarade crasse ta semelle qui au dessin parcourt ton ombre crasse (l’ombre de) camarade, ta semelle au vent de douleurs, ne cesse le trajet au vent ta fatigue extrêmisée jour finissant + attente + intériorise + frémissant : le geste, le refus, la colère crève sourde la colère sourd par tous les crève les chemins (ta peau) que tu évites où crève oui, ta déchirure au jamais camarade jamais ta viande, n’intériorise le refus de. serrer l’outil dans ta main ta viande comme tu attends la nuit muqueuse (libère et libère et) à (en) crever.


au marche globalisé chaque matin vers (sang, sueur, articulations qui) : vis au vivant qui dans le refus vient, vit, toujours accepte. toujours, camarade crasse ta langue longue qui au dessin creuse le chemin de nulle part.

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:19

L'ANGOISSE VIENT DE PARAITRE !

L'Angoisse numéro 1 (deuxième série) vient de paraître !
Un merveilleux concentré de bile figée, de rage froide, de sales tronches, d'humeurs maussades, d'anxiété sans raison valable. 
Une joyeuse ration de crasse, de sueur séchée, de sécrétions périmées, d'aigreur, d'amertume, de muscles flasques, d'insomnies inutiles.
Un petit tour du côté de la face cachée de nos tronches, un peu de tourisme dans le négatif du monde.
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72 PAGES - CINQ EUROS


Au menu :

Les enluminutes psychiatriquement incorrectes de Gaspard Pitiot, la mélancolie hargneuse de Pascal Batard, la déprime trop douce pour être honnête de Marlène Tissot, la litanie agoraphobe de Laura Vazquez, l'érotisme congelé d'Ectoplasm, un peu de pédagogie maniaco-dépressive avec Nicolas Albert G., de l'autofiction cauchemarrante avec Boris (ex Boris Crack), avec Laura Vazquez, encore, des photos et des dessins qui traitent le monde comme un otage à qui on enfile une cagoule sur la tête, de la SF masochiste contre son gré avec Soomiz, des visages et des âmes découpés comme du jambon avec Jean-Marc Renault, le concassage obsessionnel d'un futur qui a déjà eu lieu avec Mathias Richard, les cauchemars de Laure Chiaradia en gros plans charbonneux aussi faciles à oublier qu'une photo volée de scène de crime, Yannick Torlini qui solliloque en court-circuit et plante des clous dans nos neurones, Marc-Brunier Mestas qui baise avec la mort et en tire des gravures pour faire dormir les enfants des serial-killers, Christophe Siébert qui découvre tout ce qu'on peut faire avec un rasoir et Anne Van der Linden qui recrache la bible et le moyen-âge comme un malade mental vomit son haldol.

Pour commander, utilisez le bon ci-dessous (vous pouvez l'imprimer ou le télécharger sur votre ordinateur en faisant un clic droit avec votre souris et en choisissant l'option qui vous convient), ou un papier libre, à votre convenance :

bon-de-commande.jpg

http://www.revueangoisse.blogspot.fr/


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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 11:12

d’un jour à l’autre pourtant Page 1

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 06:32

 

 

 

 

Tu ne peux pas y toucher, tu passes juste, tu passes par effraction timide, l’assemblage figé mélancolique du miroir se brise en mille morceaux, du voile déchiré, du ciel qui s’évase.

Tu accèdes à l’autre côté ; la roche à perte de vue, la roche rouge et brune des cratères disséminés sur tout le périmètre de l’île. La terre râpeuse qui dessine graduellement le chemin à travers les buttes, les rochers, au gré du vent. La brise est vive par moments, tout droit évadée du levant. Suivant les signaux semés sur la sente, à l’aveugle, tu parcours l’air de rien la distance qui te sépare du monde organique, du matériau brut issu de la terre même. Le sol épais te maintient fermement accroché aux origines du paysage, te soutient, et c’est ainsi que tu accèdes progressivement à l’ouverture immédiate, sans détour, de l’horizon aux quatre vents.

Embarqué par la pureté de l’air, par l’apparence laiteuse, lestée même de l’atmosphère, tu évolues toujours sur le terrain propice, celui qui te contraint, qui, te gardant relié à la matière, te propulse innocemment dans l’ampleur autrefois inquiétante de l’espace ; te retient en quelque sorte et ainsi, finalement, guide ton envol.

 

Aujourd’hui cet univers, incarné au paysage volcanique de l’île, emportera jusqu’aux étoiles ton souffle qui s’apaise et s’amplifie. Le vent chaud, le sable, la friabilité accidentée du sol de lave brune, la lumière ici, la lumière qui contient enfin les sensations diverses initiées par le chemin, le feu, le vert tendre des buissons d’olives, l’air doux qui balaie par intermittences l’amas de brumes indécises qui voilait l’horizon, l’évidence t’ouvrent la voie.


 

 

 

 

 


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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 19:57

 

 

Petit retour sur la lecture qui a eu lieu le samedi 10 mars à Metz, où l'on a pu écouter – entre autres – quelques textes de Patrice Maltaverne. Deux d'entre eux sont reproduits ici.

 

 


 

 

CLOUANGE

 

 

A toi Seigneur Jésus. On n’a plus le droit de t’adresser aujourd’hui de telles dédicaces car nous sommes devenus des hommes libres qui n’ont guère besoin de maîtres à panser nos plaies. Si quelque chose nous embête on le dit. Si ça se complique on paye des avocats. Si on n’a pas de sous on la ferme. D’ailleurs nous bénéficions de moult cellules de suivi psychologique. Alors parfois quelques individus mordent la ligne blanche. Ces marginaux d’occasion ont la trouille de leurs stigmates. Par chance un crucifié sur la plaine ça en jette toujours plus au journal télévisé. Depuis que les pelleteuses ont dégagé les sous-bois il y a un trou rempli de boue à ras bord. Après deux trois printemps un joli tapis d’herbes permettra à la compagnie de mener à bien son projet théâtral sur la colline. En attendant l’ange est cloué sur la porte en chêne. Et ce n’est pas pour célébrer une naissance…

 

 

 

 

 


 

 

 


HERSERANGE

 

 

Dernière nouvelle d’Orange : un berceau vient d’être retrouvé déchiqueté par les herses du château de H non loin d’un livre de prières refermées. Il n’y avait rien ni personne à l’intérieur. Sans doute l’eau et son bébé ont-ils été aspirés par les douves depuis longtemps. L’image violente n’a rien d’une poubelle elle tiendra deux trois jours.

 

 


 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 06:31

 

 

 

 

Pourtant tu dépends du miroir, tu y adhères presque, tu peux enfin voir ce qui se tramait sous le voile, entre le voile gazeux et le miroir. Rien de particulier, rien qui soit digne d’être remarqué, rien non plus de palpable, ni matière parasite ou intermédiaire, ni rugosité opaque. Rien.

 

 

Ce qui se produit entre le voile et le miroir, cela ne concerne peut-être que toi, on dirait que personne d’autre ni même toi lorsque tu l’examines de trop près, que personne ne peut y accéder, y toucher, ne peut se réfléchir là où le miroir tend, dispose, étale sa surface polie. On croirait en y songeant vraiment, que tu as été victime d’un mirage, que tu as été berné peut-être par un brouillard qui tenaillait l’esprit, voilant physiquement ton regard. Un brouillard que, en somme, tu parvenais à voir.

 

 

Et pourtant. Tu recules sûrement, quelques pas en arrière, tu penses à t’éloigner davantage et puis tu jettes à nouveau les yeux là où le miroir, ce jour-ci, ne répond pas.

 

 

La surface lisse se tient coite, brouillée comme à dessein, naturellement.

 

 

La surface lisse se garde de répliquer sa routinière chanson de soi, elle est posée là, de l’autre côté du voile et le voile, entre le miroir et toi, te conduisant chaque fois à un retour sur toi-même, à un voyage intérieur qui te ressemble à peine ; à une entrée dans ton paysage

 

 


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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 19:56

 

PASANG

Performance / Franck Doyen - Sandine Gironde

vendredi 9 mars à 19h00

au Centre culturel de L’Ellipse à Moëlan-sur-Mer(Inauguration du festival)

Festival de la Parole Poétique à Quimperlé (29)

 

 

 

LECTE & URE

lecture performée // Franck Doyen

suivie d'un débat / rencontre / dédicace

jeudi 15 mars, à 20h

à la Bibliothèque Municipale de Thionville, 2 rue du Collège, 57100 THIONVILLE

 


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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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