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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 20:24

 

 

 

 

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Identiques à tant : les jours, creux.

Passaient en silence.

Suspendu à la fenêtre du séjour, l’extérieur sembla s’attarder pour.

 

                                             On fit comme si.

 

                                                                                 Identiques à tant.

 

Dehors, de grands oiseaux de vent dévoraient la berge froide. Dans les matins, vides,

quelques échos seulement : les peupliers répercutèrent la nuit, feutrée de sèves.

 

Le cœur bruissait encore dans la ventripotence de la pièce,

 

                                             L’espace qui nous dévorait comme.

 

 

 

 

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De grands oiseaux de vent s’entraînaient à mourir.

Dans un coin vide, ça s’élançait : prodigieusement. La pièce, la main, le geste, la lumière.

On n’allait pas plus loin que le jardin :

le ciel fusait lent, la table de bois recueillait les regards, la pensée devenait.

 

                           Lourde

                                             Absente

 

                  On riait sous des manteaux de nuit.
                  On s’en contentait.

 

La vie sourde plaquée à la bouche.

 

 

 

 

 

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De grands oiseaux de vent s’attardaient au bord du lit, dans la chambre qui se déployait comme une paume.

Au creux de ta main, ce dehors.

 

                                    Pire :
                  La tête lourde se prenait
                  Dans un drap.

                                    Ça ne recouvrait plus.

 

Des bris de verre s’amassaient dans les tiroirs. Toi, en corps, dans la pièce même.

 

Nos poumons échaffaudaient la nuit.

 

 

 


 

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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