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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 21:59

 

 

 

 

 

[…] non pas éveil, mais déséveil. dans chaque drap du social, de l’existentiel, du mental-mantal. non pas éveil, mais déséveil. matin n’est pas une fatalité, est un déséveil. matin est l’infini de la fatalité. matin est un choix de déséveil. matin est une possibilité est la possibilité d’un choix parmi nos infinités. matin est le choix parmi la multitude des choix possibles. matin vit dans nos possibles présumés résumés, la crevure du vivant passe passe pas, déséveil. matin est le choix que nous ne faisons pas. matin est notre passivité incessante dans le choix qui ne passe. notre paresse du tous-les-jours, nébuleuse du vide. matin est une paresse inertie de vivre matin est matin est paresse tous les jours répétition. matin n’est pas mouvement, mais état. matin se choisit sans nous. est état. matin se choisit lui-même. est état. matin s’invente sur un schéma toujours identique, sans notre aide. matin s’invente nous suivons. matin est le choix qui ne laisse aucun choix nous suivons. nous suivons encore et encore, sans bouger déséveil. car matin ne bouge jamais reste le même. matin est inertie se déplace de nuit en nuit photonnisée. matin bouge immobile nous sommes dedans, arrêtés. matin est prédéfini ne nous laisse aucun choix nous sommes dedans. nous ne choisissons aucun matin parmi la multitude des matins impossibles. pas de choix : des choix, dans aucun choix. nous ne choisissons rien parmi les choix impossibles. nous sommes impossibles dans l’impossible au quotidien déséveil. matin nous choisit dans notre immobilisme. matin nous choisit quand nous pensons choisir l’inertie. matin nous choisit dans déséveil immobile de matin en matin.

 

 

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nous qui sommes au cœur d’une déchirure. déchirure de chaque instant qui ne passe. nous qui sommes figés comme plats de graisse. nous qui sommes. il y a une déchirure nous sommes dedans, la faille, la déchirure. nous qui sommes tombons matins identiques photonnisés à la chaîne. déchirures. nous qui sommes 80% coton 10% acrylique 10% coma, à la chaîne. nous qui sommes courbatures double perchoir équilibre. nous qui sommes photons poignée de porte et cuisine-caféine. déchirure.

nous sommes la faille et la déchirure dans tissu de vie. nous sommes le canapé et l’insomnie, le nocturne dans le diurne. nous PENSONS encore. et encore.

qu’abandon est vie est fatalité qui n’en est pas. qu’abandon est mécanique errance de ce qui poursuit. que nous sommes l’eau au moulin, le carburant au moteur, la prière à la chapelle, l’air au poumon, le gravier dans les rouages. que nous poursuivons malgré. que nous sommes désir de mouvement et volonté d’inertie.

que mouvement est routine, dans matins surplus de nuits craies. que mouvement s’invente dans la non-invention quotidienne vies feutrées crasses perpétuelles. que nous pensons. que nous pensons. qu’encore et encore trouver place recoin dans intérieurs-extérieurs surchargés et surchargés. que nous pensons ravagés du sommeil et du désir surchargés et surchargés. que nous débordons de vide et recommence et recommence et recommence. que vide nous dépasse tsunami nous submerge et recommence et recommence et recommence. que nous sommes dedans et vie et recommence et recommence et recommence. que nous ne trouvons aucune place malgré reflux du vide dans chaque immeuble chaque hall chaque rue chaque espace banc public abandonné à la possibilité d’un autre espace. que notre langue se développe dans lieu impossible graviers emplissent bouches. que notre langue n’est aucune langue désir ravagé.

que nous encombrons par notre absence. que nous sommes quantité négligeable malgré notre nombre pluralité des voix. que nous encombrons et obstruons : gorge passage impasse idées pensée quantité négligeable. que notre absence est lieu de débauche d’ennui de crainte de haine. que nous nous bouffons corps et âme pour exister dans l’existence cul-de-sac quantité négligeable. que nous nous bouffons génération nécrophage dans silence nuit perturbations du vide quantité négligeable.

qu’un canapé vaut bien un cancer. que nous ne changerons pas malgré le désir. que le volapück cardiaque bucal pulmonaire langagier passe comme maladie incurable. que nous sommes maladie incurable d’un corps inexistant. qu’il n’y a rien de plus. que nous apercevons possibilité-impossibilité issue de parler notre propre langue du dehors. dehors du quotidien désossé inanimé. dehors de l’habitude chaussettes sales. dehors de l’engeance attente solitudes. dehors du sommeil évanouissement désespoir d’inertie. que rien ne nous fera bouger de nos matins rondouillards incessants et incessants et incessants que rien ne nous fera bouger. que rien ne perturbera nos matins caféine photons tangage-roulis. incessants et incessants et incessants.

que rien ne survivra à nos intérieurs confortables tout-en-un refuges cercueils toits intégrés, tuile après tuile ardoise après ardoise nos encombrements, chaînes télévisions radios, télévisions chaînes radios, scanners échographies, nos intérieurs caféines, déserts métropoles, chaînes radios télévisions, chauffage central cœur gelé, déserts métropoles chauffage central, ennui sous vide appel d’air, ennui sous vide : respirer est luxe, cage thoracique est surplus. tout est confort.

que rien ne survivra pas même nos tangage-roulis tous les matins. que ceci sera roman de l’attente encore et encore page après page roman comme de quoi crever matins circulaires. que ceci sera dernier roman, dernière attente, dernière page, dernière circularité. que ceci est le cercle machinique où ne mettre aucun pied. que ceci existe comme nous n’existons pas. que ceci est machine à broyer l’attente dans l’attente.

et nous PENSONS, encore et encore et encore, dans nos matins canapés coussins caféines encore et encore et encore. nous pensons nous taisons nous tentons de ne plus penser, ni vivre matins caféines nuits chassées corps celés dans gel du vertical-horizontal, alternance des états, alternance positions abandons défaites. alternances ceci sera dernier roman, dernière attente, dernière page, dernière circularité. […]

 

 

 

 


 

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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