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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 18:18

 

 

 

 

dans le souffle de chaque dans le geste de chaque je suis le corps même empli de vie même de chaque je suis le corps tendu étendu du désir même même qui éructe encore quelques mots chaque fois encore je suis là encore mais même ailleurs la chair chaque instant oui la chair non la chair hérissée en porte-à-faux sans voix du peut-être aime et cherche le geste le sexe tendu en totem et je contorsionne je contorsionne la vie dans chaque et le cri de la malangue même autour et coincé et dans le chemin de gorge et dans le sème de vie pas pris et encore pas pris même en corps le tien dans le lointain des jours c’est le désir chaque fois et un peu de bruit pas très loin qui nous nous sème au grès du ventre pas très loin tout autour de nous et c’est la pièce qui existe soudain même dans le je-tu-il chacun nous vidons nos âmes par tous les pores de nos vides chaque vide nous vidons vivants les semblants de nous vides

 

du corps en veux-tu en voilà du corps il y en a partout du corps à ne plus savoir quoi en foutre du corps il y a du corps dans nos corps nos voix nos gorges et il y a du corps un peu trop et il n’y en a pas et peut-être oui et peut-être non et peut-être je m’ouvre comme un o dans le poème je m’ouvre le corps comme un o dans les cloisons de la chair le son c’est le je désirant le son c’est le dépassement de peut-être jusque dans le je crève inspire-expire la voix semence du corps qui nous vit et nous tue cherche encore la malangue dans la foutrerie de la poésie et de la parole et de l’âme cherche encore la malangue là où elle n’est pas

 

puisque c’est là oui puisque c’est là encore et encore puisque c’est là et qu’il faut faire avec puisque oui c’est là oui tout est là nous et tout le reste et tout le reste de nous oui nous on est là tout le reste de nous à bouffer des mots et des restes de nous pour vomir le flot de la malangue dans l’érotisation généralisée de nos vies en forme de silence subsistance du corps subsistance aimant pas aimant aimant et encore dans le souffle de chaque et encore non et encore peut-être et encore oui grand ouvert comme un corps grand ouvert

 

 

 

Yannick Torlini

 

 


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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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