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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 12:23

 

 

je dis :

 

un matin dans la nuit un matin je dis toujours dans la nuit étirer l’impossibilité du matin du

 

matin dans la nuit étirer de chaque instant la nuit étirer étirer

 

étirer la voix + la pensée + le désir + l’attente d’un matin qui jamais dans la nuit étirer je deviens

 

je dis :

 

et trouver membres mains bouches respiration et trouver l’impossibilité du matin du

 

(membres mains bouches respiration)

 

quotidien (dans la nuit) infinitif présent recommence et recommence infinitif quotidien si

 

j’avance l’idée qu’il n’y a pas d’idée j’avance l’idée qu’il n’y a pas d’identité

 

sinon un battement (temps corps sang poumon désir)

 

infinitif

 

(temps corps sang poumon désir)

 

un battement infinitif (quotidien de) un battement qui est mouvement de la pierre au plus profond un battement

 

infinitif

 

de la pierre un battement dans la nuit de la pierre un battement dans la nuit nous bouffe

 

dans l’idée d’un battement qui est l’idée contre la douleur de l’hiver quarante heures par

 

semaine quarante heures à résister quarante heures dans l’impasse qui se veut une route traverse

 

je dis :

 

contre la douleur et l’angoisse

 

l’impasse d’être traverse et résister

 

de part en part l’idée de corps est une idée traverse os et tripes os et oxygène traverse

 

corps dans traverse un battement une nuit un battement chiens crevés un battement traverse

 

un battement qui est l’idée

 

de part en part sang sperme et sueur vivre l’impasse des jours expulsés expulsés expulsés de et

 

expulsés sommes chiens dans le froid chiens dans l’hiver crevés chiens crevés expulsés

 

je dis :

 

de part en part

 

un battement de part en part

 

des jours répétés impasse chronologique disparition chronique impasse quarante heures quarante heures par semaine

 

impasse du vivre

 

quarante heures et des poussières s’amassent sang sperme et sueur la nuit sans fin ni

 

(quarante heures quarante et des poussières)

 

commencement la douleur et l’ennui quarante heures sans idée sans corps

 

sans papiers

 

sans vouloir

 

je dis :

 

l’étrange étrangèreté des nuits puis des matins sans toits je dis l’étrange étrangèreté

 

à crever de faim de froid de silence et d’oubli surtout d’oubli surtout d’oubli à en crever

 

(quarante heures par semaine sommes poussière quarante heures)

 

sommes poussière

 

à crever dans la fin d’une fin quarante heures une civilisation à crever une civilisation qui est une fin

 

dans sa langue morte qui sa langue pas ma langue pas notre langue de sans-papiers sans langue

 

je dis :

 

nous sans-papiers à la recherche d’une malangue (au fond de au fond de cette décivilisation au fond de)

 

quarante heures la faim à recommencer quarante heures oui de part en part un battement

 

quarante heures crever puis recommencer langue et corps (identité) recommencer

 

identité

 

qui est l’idée d’une idée d’une idée qui

 

est mouvement impossible mouvement nécessaire mouvement nécessaire mouvement

 

nécessaire mouvement hors de

 

 

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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