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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 20:35

 

 

 

« Dans les textes publiés ici, on voit bien ce que Yannick Torlini entend par la malangue (ma langue, mal-langue...) : la mettre à mal pour se l'approprier, et ce faisant, pour la mettre à bien, si l'on peut dire. Il s'agit donc de "tirer la langue de sa prison", de la "gangue" dans laquelle la langue sans corps de notre quotidien est enfermée. Il faut sentir dans sa bouche l'épaisseur, le poids de cette langue, ce muscle, qui est aussi ce distributeur de mots. Une langue, au sens propre comme au figuré, irriguée du sang que le rouge épars sur la page suggère à sa façon. Veines, poumons, souffle, la poésie est corporelle, elle se mange, elle transperce les paupières de sa lumière, elle se transmet dans l'écho de ses mots (c'est peut-être ce que disent les lignes enlacées du deuxième poème), elle est au bout des mains qui caressent. La poésie sera charnelle ou ne sera pas. »

Joëlle Gardes, Place de la Sorbonne, N°3, avril 2013.

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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