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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 15:03

 

 

[dans la gorge ça se ; si la nuit]

et jusqu’à l’étouffement (jusqu’à) ne jamais finir ne plus cesser de commencer jusqu’au désastre jusqu’à la nuit jusqu’à [     ] ce que dans la gorge ça se (la peur et nous comme si) disloque nous dedans et si la nuit ne nous broie pas si la nuit (nous de) dans la gorge ça se (ne se) recrache [     ] pas

[jusqu’à ce que ça jusqu’à ce que le silence et dans notre dos les ombres si loin dans la nuit jusqu’à ce que]

 

 

 

[ça puise ; un soir commencer]

où le commencement et quelque chose de la nuit n’a jamais cessé de [     ] ou le commencement dans le noir et quelque chose les peurs tout le noir toutes les peurs que nous (pas eu la n’avons) remontons (le commencement) depuis [      ] des années et des siècles ça puise des années des [      ] siècles des peurs le soir à nous commencer à nous puiser à [      ] des années et des siècles ça noue le soir comment c’est nous dedans comment ça puise comment ça comment (ce) dedans puise

[ça se/ça nous/le soir plus loin que/le soir ça/recommencer ça/sans jamais avoir cessé/ ça recommencer le soir/puiser ce ça qui nous]

 

 

 

[nous dedans ; la nuit toujours]

à ne plus pouvoir sortir la tête émerger la pensée tout en haut des épaules à ne plus pouvoir (sortir la ; peur) dans ce trou de nuit toujours à nous demander [      ] à émerger comment le lendemain comment les ombres comment cigarettes après cigarettes la nuit toujours en creux comment le lendemain depuis hier et hier et hier

[à émerger l’oppression et le sentiment de n’être rien dans la nuit à émerger nos peurs et les promesses d’un lendemain]

 

 

 

[à regarder ; à sombrer]

toujours dans l’œil quelque chose de la nuit et de l’attente et de [     ] l’empilement des regards des frondaisons des (l’attente) [     ] toujours dans l’œil à devenir à sombrer la langue derrière les dents et les stèles à (sombrer à) empiler encore ce qui blesse dans l’œil quelque chose de la nuit

[toujours continuer poursuivre l’œil dans chaque regard à empiler nos regrets et ce qui ne cesse de finir toujours continuer poursuivre]

 

 

 

[glisser ; se souvenir]

et comme un détail disparaître quelque part la nuit en nous comment [      ] nous avons glissé lentement vers l’obscurité lentement (à refuser ; toute angoisse toute) [      ] à glisser ce détail qui au fond du crâne était le signe de bien autre chose de [     ] cette nuit que nous n’attendions pas dans le souvenir des (désastres ; colères ; jours ; blessures ; douleurs ; pierres ; frondaisons ; recommencements ; espoirs)

[nous avons glissé un soir et jusqu’à la nuit nous avons glissé pour ne plus jamais revenir]

 

 

 

[encore ; si]

quand nous ne continuerons plus et plus et plus et [      ] qu’encore la langue si (la peur et quelque chose quelque chose de la cécité) nous ne sommes que l’ombre et la nuit dans les frondaisons qu’encore les branches les [cigarettes] nous ne continuerons plus (qu’) encore et plus à attendre le matin et quelque chose de l’aube et plus la langue de désastre et plus (à ne plus continuer ne plus [cesser])

[qu’encore la langue et si rien de la langue dans la langue si rien et que le matin à attendre à plus rien qu’attendre encore si (les cigarettes les pas si)]

 

 

 

[stop ; stop]

que nos pas frapperont encore longtemps la route après nous que nos pas et d’autres peurs [      ] s’enrouleront aux branches se [     ] disloqueront avec les possibilités du devenir que ça suffira (l’angoisse et) autre chose de la nuit ça suffira ça [     ]

[après nous la nuit le silence la fin de toutes les routes après nous les peurs qui ne les vides les interstices qui ne de nos respirations qui ne ça suffira nos langues qui ne]

 

 

 

 

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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