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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 17:57

 

 

[ les insectes ; les dents ]

au fond de cette nuit et des cages dans lesquelles nos silences nos obscurités grattent au fond de cette nuit nous n’avons pas eu peur lorsque l’ombre la densité et les insectes dans les mots lorsque nous n’avons pas eu peur au fond pas peur pas après pas cette façon de (pas peur) se taire propre aux morts et aux [       ] nous n’avons la nuit la terre pas eu peur des dents les insectes de (pas eu peur pas eu peur pas peur pas)

 

 

 

[ respirer ; avancer ]

cet instant où tout s’est effondré où tout dans la gorge cet instant l’air et plus que des caillots (plus que) la caillasse l’air effondré chaque chose chaque [     ] cet instant où (cet instant) s’étire nous respirons de (cet instant où) nous n’avons pas eu peur pas eu peur pas après pas cigarettes après cigarettes pas eu peur cet instant effondré où [     ] la marche n’a pas cessé

 

 

 

[ le désastre ; le noir ]

dans cette fatigue ce [     ] retrait total du corps dans (nous n’avons pas peur pas eu peur) la nuit définitive et le noir sur nos épaules le retrait total et durable de toute volonté de [     ] ne pas s’effondrer de toute possibilité qui dans le noir le désastre et (nous n’avons pas peur) nous avançons cette langue comme la viande entre les dents

 

 

 

[ ce qui se tait ; ce qui persiste ]

quand plus la force plus rien retenir le souffle quand l’air plus la force l’inspire-expire plus rien retenir dans [     ] cette nuit nous n’avons pas eu peur nous n’avons pas [      ] nos voix plus loin que (nous) tout s’est arrêté lorsque les ombres (pas peur pas eu peur) nos voix et ce silence qui persiste (a persisté)

 

 

 

[ ceux qui se taisent ; ceux qui persistent ]

lorsque tout s’est assombri que le réel a semblé fuir et reculer (et l’espoir aussi) dans cette nuit vorace nous n’avons pas eu peur pas eu [     ] d’autres choix que le silence la résignation pourtant lorsque tout s’est assombri (et l’espoir aussi) pourtant rien n’a cessé nos corps étaient toujours là (pas peur pas eu peur)

 

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  • : Tapages, c'est les attardés de l'avant-garde. Tapages, c'est du réchauffé, parce que la cuisine c'est pas notre truc. Tapages, c'est ceux qui croient qu'on a encore un corps en état de fonctionner. Tapages, c'est ceux qui pensent que le poème est un corps en action.
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